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amattouch
06-03-2006, 01:17 AM
Une bourde diplomatique
Le statut de Jérusalem tranché par Québec...
Moalla, Taïeb
Collaboration spéciale
Alors que le Québec revendique plus de place dans les forums internationaux, les autorités provinciales ont commis une bévue diplomatique. Lundi, un coup d'oeil dans le site Internet du ministère québécois des Affaires internationales nous a appris que Jérusalem était la capitale d'Israël. Le hic, c'est que la communauté internationale- y compris le Canada- ne reconnaît pas cette prétention israélienne.
Signalée hier par certains médias, l'erreur a été immédiatement rectifiée et Tel-Aviv est redevenue la capitale israélienne. Jean Fortin, directeur des communications au ministère des Affaires internationales, admet qu'il s'agit d'une " erreur bébête et malheureuse ". Il précise du même souffle que " le Québec, qui s'est toujours aligné sur la politique canadienne, ne veut pas se singulariser ". D'après lui, il ne faudrait pas accorder une trop grande signification à une simple " inattention ".
Alain Prujiner, directeur de l'Institut québécois des hautes études internationales, estime que cette affaire " aura une portée limitée et ne causera pas un incident diplomatique puisque le Québec n'est pas doté de la personnalité juridique au niveau international ". Cependant, la province a intérêt à tirer les conclusions de son erreur. " Dans sa quête d'élargir ses compétences internationales, le Québec devra être très attentif à ce qu'il fait ", ajoute M. Prujiner.
Jérusalem: une ville convoitée
Jérusalem (Al Quds en arabe) est une ville sainte pour les trois principales religions monothéistes. Selon les juifs, c'est là que furent édifiés le premier et le second temples. Dans la croyance chrétienne, c'est dans cette " ville de la Passion " que Jésus a été crucifié avant de ressusciter. Jérusalem est également sacrée pour les musulmans, puisque selon l'islam, Mahomet a effectué son ascension vers le ciel à partir du rocher de cette ville.
Dans le conflit israélo-palestinien, la négociation sur Jérusalem a toujours été une question explosive. Lors du sommet de Camp David, en juillet 2000, son statut a figuré parmi les principaux litiges entre le chef palestinien défunt, Yasser Arafat, et l'ancien premier ministre israélien, Ehoud Barak.
Le plan de partage de 1947 prévoyait que Jérusalem allait constituer un " corpus separatum sous régime international ". Mais dès 1948, le jeune État israélien avait annexé la partie ouest de la ville, alors que la section orientale tombait sous le contrôle de la Transjordanie, soit la Jordanie actuelle.
Après la guerre de 1967, l'armée de l'État hébreu occupe Jérusalem-Est. En 1980, le Parlement israélien adopte une loi stipulant que " Jérusalem entière et réunifiée est la capitale de l'État d'Israël ". Une décision immédiatement condamnée par l'ONU.
Le Canada résume bien le consensus international en spécifiant, sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères, que " le statut final de Jérusalem n'a pas encore été réglé et le Canada, comme la plupart des autres pays, maintient son ambassade à Tel-Aviv ".
En 1995, le Congrès américain a prôné le transfert, à Jérusalem, de l'ambassade des États-Unis. Une exigence qui a toujours été repoussée par la Maison-Blanche.
amattouch
06-08-2006, 12:20 PM
Al-Quds : 39 ans d'occupation
Nawaf Zirro
www.arabs48.com
5 juin 2006
Un des paradoxes les plus étranges qui domine la scène palestinienne, à l'occasion de la 39ème commémoration de la défaite de juin et de l'occupation de la Cisjordanie, de Gaza, du Sinaï et du Golan, concerne la situation de la ville sainte qui bénéficie, à elle seule, théoriquement et médiatiquement, de l'unanimité arabo-musulmane, affirmant qu'elle est le coeur et le joyau des deux nations, ainsi que leur capitale religieuse, tout autant qu'elle est la capitale de l'Etat palestinien imminent.
La raison, la justice, les lois internationales, toutes nous autorisent à utiliser tous les moyens et les possibilités pour la libérer, comme elles interdisent en même temps à l'Etat de l'occupation d'entreprendre tout changement démographique, politique ou de souveraineté sur la ville...!
Que disent les rapports, les documents, les données et les faits qui se déroulent sur la terre d'al-Quds ??
Les données sur le terrain d'al-Quds nous montrent que celui qui a investi le temps, qui agit pour changer les données et bâtir des réalités du fait accompli est l'occupant, et non les Arabes ni les Musulmans...!
Quelques semaines auparavant, le centre d'al-Quds pour les droits sociaux et économiques palestiniens a lancé un grave cri d'alarme indiquant une accentuation qualitative de la colonisation juive dans al-Quds occupée, qui vise à judaïser la ville ancienne, en entier, à accroître la main de fer de l'occupation sur la ville sainte, et notamment sur ce qu'on appelle "le bassin sacré", les collines orientales, la vieille ville, à partir du quartier de Sheikh Jarrah, en passant par les quartiers Suwwani, le mont des Oliviers, Ras al-Amoud, pour finir par le côté occidental avec Abu Dis, qui se trouve à l'est de la ville sainte, où les autorités de l'occupation entreprennent actuellement de construire une nouvelle colonie, Kadmat Zion".
Les sources palestiniennes indiquent la construction de nouveaux quartiers de colons comme :
1 - le quartier de coloons dans Sheikh Jarrah, 2 - le quartier de colons dans Wadi al-Joz, 3 - le quartier de colons dans Ras al-Amoud, 4 - le quartier de colons dans Selwan, 5 - Le quartier de colons dans Jabal el-Mukabbir, 6 - le quartier de colons dans Abu Dis, 7 - de petits quartiers de colons à l'intérieur de la vieille ville.
Les différents rapports palestiniens indiquent que les autorités de l'occupation ont, avant de construire de nouveaux quartiers de colons, installé une insfrastructure développée et moderne, certaines faisant partie du plan de l'ancien premier ministre Sharon, connu sous le nom des 26 portes autour d'al-Quds.
Les rapports palestiniens affirment que la ceinture de la colonisation autour de la vieille ville d'al-Quds est la plus importante et la plus dangereuse de toutes les ceintures de colonies construites autour de la ville, que ce soit au niveau des limites artificielles de la municipalité ou des limites élargies qui correspondent à 15% de la Cisjordanie, ce qui signifie que la finalisation de cette enveloppe autour de la ville élargie d'al-Quds exige nécessairement la mainmise sur le noyau, comme la vieille ville, ses environs, en vue d'entreprendre ce qui est encore plus dangereux, le centre du noyau, le Haram d'al-Quds.
S'ajoute à tout cela, les autorités de l'occupation ont commencé par l'exécution d'une série de mesures de judaïsation de la ville, que nous résumons comme suit :
- Poursuite de la confiscation des terres,
- le mur de séparation : Au niveau de la colonisation et de la judaïsation, le mur de séparation qui tourne autour de la ville sainte, ce qu'ils appellent "l'enveloppe d'al-Quds", est le plus dangereux, il est la concrétisation finale de la judaïsation d'al-Quds, en la coupant géographiquement, démographiquement, économiquement et civilisationnellement, de son corps palestinien, et il semble que l'Etat de l'occupation mène sans hésiter la construction de cette enveloppe pour assurer la maînmise totale sur la ville.
- Destruction des maisons d'al-Quds : Du point de vue de la politique coloniale de judaïsation, les rapports indiquent une accentuation nouvelle de la part des Israéliens en ce qui concerne la destruction des maisons arabes d'al-Quds.
- Destruction d'al-Aqsa et la construction du temps : Il ne s'agit pas ici d'un épouvantail fictif qu'ils mettent en avant chaque fois qu'il y a un problème, mais d'intentions, de plans, d'agissements qui s'accumulent pour aboutir à la destruction d'al-Aqsa et à la construction du troisième temple à sa place.
- Les violations de la liberté de culte et d'adoration
- les violations des droits sociaux et économiques
- les fermetures des institutions palestiniennes.
Donc !! Il est clair que la ville est devenue, pratiquement, après 39 ans d'occupation, enserrée entre l'isolement total et la judaïsation entière, et le mur, l'enveloppe, de l'isolement la transforme en grand ghetto, au moment où les Arabes et les Musulmans sont en train de regarder, sans réaction, ni force, ni même un battement de cil.
Le chercheur Jamal Jumaa a décrit ce qui se passe dans la ville d'al-Quds, disant : "la question est très grave, il s'agit d'enlever la ville hors de toute discussion, les autorités de l'occupation se comportent avec elle comme une réalité de fait, indiquant que 134 kms de mur entourent al-Quds, avec pour but de séparer définitivement la ville de la Cisjordanie et de ses environs.
Alors que l'écrivain journaliste Maher al-Alami écrit dans un article publié dans al-Quds décrivant les sentiments et les souffrances des habitants d'al-Quds : "Nous formons des comités et eux construisent les murs, l'un après l'autre", "Al-Quds tombe dans la négligence et personne ne nous soutient pour faire face au danger de notre disparition".
Al-Alami conclut, affirmant : "Al-Quds se moque de ceux qui claironnent.. Al-Quds lance un appel, réclame l'aide pour faire face au tsunami de la colonisation..."
Il est tout à la fois regrettable, triste, cela fait mal, cela pousse à la colère, tout cela se déroule au vu et au su des deux mondes, arabe et musulman, sans qu'aucun pas ne soit réalisé pour stopper et affronter.
Je crois sincièrement que si nous vivons à une autre époque, celle où les Arabes ne sont pas comme ils sont actuellement, à cause des défaites, des volontés arabes politiques prisonnières ou écartées, le monde arabo-musulman réagirait d'une façon différente, totalement différente, aux invasions, agressions, attaques judaïsantes programmées sur la terre d'al-Quds.
Et nous demandons en conclusion : Est-ce que les Arabes et les Musulmans vont s'élever au rang de la responsabilité historique, civilisationnelle, religieuse, et réaliser que le temps agit selon les données au service du plan de l'occupation et de la colonisation et de la judaïsation ?
Quel Quds va-t-il nous rester dans le cadre de cette honteuse situation actuelle, la situation arabo-musulmane ?
Traduction
amattouch
06-08-2006, 12:22 PM
Bilan des agressions israéliennes du mois de mai
44 morts, 183 blessés et 481 interpellations : bilan des 439 agressions israéliennes du mois de mai 2006.
Par IPC <!--[if !vml]--><!--[endif]-->
Un rapport du Centre national palestinien d’information a recensé 44 morts, 183 blessés et 481 interpellations de palestiniens au cours du mois de mai 2006, le mois au bilan le plus sévère de ce début 2006, ajoute le centre.
Sur les 44 palestiniens tués au cours de ces 439 agressions militaires israéliennes, 15 ont été victimes d’attentats ciblés.
Le rapport indique que les forces d’occupation israéliennes ont continué leurs invasions des villes et villages palestiniens comme cela s’est passé récemment à Ramallah et rappelé que depuis leur retrait unilatéral de Gaza en date du 12/09/2005, les forces d’occupation israéliennes ont envahi le nord de la bande de Gaza et tué 4 palestiniens.
Ces forces, qui ont utilisé d’autre part tous les moyens militaires à leur disposition, ont continué le blocus des terres palestiniennes, l’installation de centaines de barrages militaires dans les carrefours et sur les routes conduisant aux villes et villages, les fermetures et les interdictions d’accès aux localités palestiniennes.
Le rapport recense avec précision, l’ensemble des agressions et des atteintes israéliennes à l’encontre du peuple palestinien. Ainsi, 715 villages et agglomérations ont fait l’objet de descentes de ces forces au cours du mois de mai.
Elles ont établi aussi 747 barrages militaires routiers, permanents et provisoires (volants), confisqué 43 Dounums de terres, rasé de grandes superficies de terres agricoles appartenant à des citoyens, occupé 20 maisons. Les colons ont agressé au cours de ce mois, 20 de nos concitoyens.
Le rapport indique enfin que les forces d’occupation continuent de bombarder l’est de la ville de Gaza et le nord de la bande, avec une intensité accrue. Ce sont des milliers d’obus d’artillerie lourde qu’elle lance sur cette région, causant de graves préjudices matériels aux biens et psychologiques à la population et notamment les enfants et les malades.
Source : http://www.ipc.gov.ps/
Bilan des agressions israéliennes au cours de la dernière semaine de mai
10 tués et 59 blessés : bilan des agressions israéliennes lors de la dernière semaine de mai 2006.
Par IPC <!--[if !vml]--><!--[endif]-->
Un rapport du Centre national palestinien d’information a recensé et établi à 886, le nombre d’agressions et d’atteintes des forces d’occupation israéliennes aux droits du peuple palestinien au cours de la dernière semaine du 23 au 25 mai.
Ces agressions ont fait 10 morts et 59 blessés.
Le rapport indique que les forces d’occupation israéliennes ont continué leurs brimades et leurs atteintes aux droits des palestiniens en utilisant tous les moyens militaires en leur possession.
Ainsi, elles ont tiré 75 fois sur nos concitoyens, faisant 10 morts et 59 blessés, effectué 32 opérations de recherche et d’arrestations, au cours desquelles elles ont interpellé 106 palestiniens, ainsi que 66 opérations de fouilles de maisons au cours desquelles elles ont pénétré dans 188 maisons.
Les forces d’occupation ont procédé au cours de la même semaine, à des opérations d’installation de barrages routiers provisoires (volants), au cours desquelles elles ont en installé 122. Le nombre de fois où ces troupes ont interdit l’accès des routes et passages à nos concitoyens, remonte à 313.
Au cours de la même période, le centre a enregistré 4 cas d’attaques des colons armés contre des palestiniens, des dizaines de cas d’interdiction d’accès aux passages internationaux, 9 cas de nivellement de terres agricoles et la poursuite de la construction du mur d’apartheid.
Ainsi le nombre d’agressions et d’atteintes aux droits de notre peuple palestinien, depuis le sommet de Charm Cheikh, le 08/02/2005 au 29/05/2006, s’établit à :
39562 agressions et attaques, dont 3927 tirs ayant fait 300 morts et 1952 blessés.
Dans le même temps, les troupes d’occupation ont établi 6447 barrages provisoires (volants), interpellé 6809 citoyens palestiniens.
La superficie totale des terres confisquées par les forces d’occupation remonte à 36.495 Dounums. On a enregistré aussi 248 cas de nivellement des terres agricoles et d’arrachages d’arbres. Quant au nombre de fois où nos concitoyens ont été la cible des agressions des colons armés, il remonte à 699 fois.
Source : http://www.ipc.gov.ps/
Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
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amattouch
06-08-2006, 12:23 PM
Un référendum palestinien pour satisfaire la volonté d'autrui
Ameer Makhoul
5 juin 2006
Les forces dominantes dans le monde ont sanctionné les masses du peuple palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza parce qu'elles ont mené des élections démocratiques en vue d'élire le conseil législatif, élections pourtant menées sous occupation. Ces élections ont exprimé la volonté populaire de cette composante du peuple palestinien, elles ont traduit la volonté générale de notre peuple, déterminée à poursuivre la lutte pour balayer l'occupation, réaliser la libération nationale et le droit au retour, refuser de s'agenouiller devant les exigences américano-israéliennes et refuser de soumettre le droit palestinien aux critères de la force actuelle unilatérale et unidirectionnelle.
Si le document des prisonniers est raisonnable en tant que base pour le dialogue national, tant dans son contenu que dans la marge et les possibilités d'explication de ses articles, par toutes les parties, l'utilisation erronée de ce document et notamment par les dirigeants du Fateh et ceux qui sont proches de la présidence de l'Autorité palestinienne, l'a transformé en outil de conflit au lieu de dialogue national. La décision du président de l'Autorité palestinienne de le soumettre au référendum populaire lui fera perdre sa crédibilité étant donné qu'il aura une utilisation fonctionnelle, contrairement à son contenu et son but, en vue de supprimer la décision des masses palestiniennes au cours des élections législatives récentes, et sera utilisé pour rayer la volonté du peuple palestinien pour satisfaire les exigences et l'agression israélienne et internationale contre cette volonté.
Le référendum est en général utilisé pour élaborer et appuyer l'unité nationale dans de telles conditions vécues par le peuple palestinien, mais le référendum agité est en fait un contournement du dialogue national avec ceux qui ont été élus, soit ceux qui sont chargés de prendre la décision. Un tel coup peut être extrêmement dangereux pour l'unité nationale palestinienne, peut créer une coupure dont notre peuple paiera le prix fort. Il ne s'agit pas seulement des mesures pour un tel référendum mais des mesures formelles pour un dangereux recul national. Cela, au niveau palestinien.
Face à Israël, l'argument est que cette décision présidentielle est une initiative, impliquant un auto-encerclement du rôle de l'Autorité palestinienne vers l'intérieur palestinien et non plus vers l'extérieur, dans la conception de la souveraineté et de la protection. Une telle équation permet aux Etats-Unis et à Israël de fixer leur supériorité sur la volonté palestinienne indépendante, la chose la plus valeureuse que possède le peuple palestinien actuellement. Ce qui se passe, réellement, est que "l'initiative" se mène dans le cercle des exigences américaines et israéliennes et non dans le cadre de la souveraineté palestinienne. Briser la volonté palestinienne face aux exigences internationales, israélo-américaines, signifie abandonner un des piliers de la volonté palestinienne et du mouvement national de libération.
Israël et les Etats-Unis ont effectivement prouvé qu'ils pouvaient vaincre des armées et des régimes, mais non des peuples combatifs, ni des régimes qui respectent leurs peuples et leurs volontés. Si leurs agressions permanentes peuvent être défiées, sur le plan palestinien, par l'élaboration et le maintien d'une unité nationale et la résistance, la situation palestinienne actuelle sera un coup palestinien contre cette unité et cette résistance.
Notre peuple saura dépasser le référendum du contournement sur la volonté nationale et sa soumission à d'autres volontés, mais celui qui l'a décidé ne paiera pas le prix, seul notre peuple le paiera par sa cohésion interne et son unité dans la lutte.
Le fait même de procéder à un référendum libèrera Israël des conséquences de ses crimes quotidiens et historiques, et les crimes israéliens seront lavés par des mains palestiniennes, au nom du réalisme et avec le slogan de "la stratégie des négociations", négociations soumises dès le départ au rapport de forces israélien, qui écarte la volonté du peuple palestinien car elle n'exprime pas son esprit. De même, le référendum contribue, rien par l'initiative de le mener, à encercler la résistance palestinienne à l'occupation et à la criminaliser.
Il y a des forces palestiniennes locales, à l'intérieur de "la ligne verte", qui a considéré que son rôle est de mobiliser, aveuglément, au profit du Fateh au lieu de mobiliser pour la défense des résultats des élections législatives, et il y a ceux qui ont défini leur position sur une base partiale et non nationale, en référence à la volonté du peuple palestinien. Il n'est pas demandé aux forces politiques nationales de l'intérieur de soutenir une partie contre une autre, mais son devoir national est de respecter les résultats des élections et de les défendre.
Référendum, quel référendum qui limite des frontières futures à un Etat ou à la cause palestinienne, soit qui est rattaché à la solution définitive, dont la référence reste tout le peuple palestinien, et non les masses de notre peuple en Cisjordanie et la bande de Gaza. N'est-il pas du droit des réfugiés en exil de participer à la définition de l'avenir de question palestinienne, et n'est-il pas du droit des masses palestiniennes de 48 de participer à l'autodétermination, ou bien les deux dernières composantes sont devenues des poids pour les dirigeants palestiniens et ne sont pas des partenaires pour dessiner les orientations de l'avenir palestinien ?
Le président de l'Autorité palestinienne est officiellement le président du comité exécutif de l'OLP, et en décidant le référendum, il a soumis l'OLP à l'Autorité palestinienne, liée par les accords d'Oslo qui ont libéré Israël de ses engagements après qu'il ait procédé à leur éhec, tout en maintenant seuls les Palestiniens attachés par ces accords.
L'appel du devoir palestinien au président de l'Autorité et de l'OLP officielle est celui de leur demander de cesser de soumettre la volonté palestinienne, de respecter dans les faits les résultats des élections du conseil législatif et la victoire du Hamas, et d'accepter le partage du pouvoir entre la présidence et le gouvernement selon les références palestiniennes.
Le document des prisonniers est issu de véritables militants, mais le conseil législatif est constitué également de véritables militants, et celui qui a été élu a été chargé par les masses du peuple palestinien. La mauvaise utilisation du document par des directions palestiniennes supérieures peut mener à la division du mouvement des prisonniers et de l'unité nationale et islamique, plus précisément, qui a prouvé qu'elle est la base pour la résistance des prisonniers en tant que partie de la résistance de notre peuple.
Quiconque souhaite une volonté libre pour le peuple palestinien doit avant tout et tout d'abord respecter cette volonté et la défendre, sans hésitation, sur le plan palestinien et international, doit soutenir le gouvernement palestinien, sa légitimité, refuser de le contourner par un référendum qui semble soutenir la volonté palestinienne mais qui est appuyé en fait par la volonté imposée d'autrui.
Traduit
amattouch
06-08-2006, 12:29 PM
J'avais 12 ans. Je dis encore aujourd'hui que j'ai 12 ans,
parce que ce sont mes seules années de vraie vie." - ( Oum Hazem )
Dans les ghettos palestiniens du Liban
( Mercredi 07 juin 2006 )
Pour loger son fils qu'il venait de marier, Farhat Farhat a trouvé une astuce : couvrir la venelle attenante à son domicile pour en faire le plancher d'une annexe destinée aux jeunes époux. Il loue à deux ouvriers syriens la minuscule chambre du rez-de-ruelle qui ne voit jamais la lumière du jour. Cela permet de couvrir les frais de la construction et de mettre du beurre dans les épinards. L'imagination doit être au pouvoir lorsque l'on est réfugié palestinien, que l'on est au chômage et que l'on vit dans le camp surpeuplé de Chatila, à la périphérie sud de Beyrouth. Ici, les immeubles s'alignent comme des sardines en boîte, des deux côtés de ruelles si étroites que le vis-à-vis est à portée de bras. Partout, le linge pend aux balcons et fenêtres, entre les câbles, les fils électriques et les tuyaux en caoutchouc qui, d'un immeuble crasseux et délabré à l'autre, rejoignent les compteurs électriques, réservoirs d'eau et antennes de télévision.
Farhat Farhat a fait comme les autres, il a construit pour gagner un peu d'espace vital, mais il aurait souhaité que ce soit interdit "parce que tous ces immeubles n'ont pas de fondations, dit-il, et qu'ils risquent de s'écrouler un jour". Mounir Maarouf, "directeur" du camp pour l'UNRWA (l'Office de secours et de travaux de l'ONU pour les réfugiés palestiniens), vit dans la terreur d'un possible tremblement de terre qui provoquerait une catastrophe humanitaire. "N'ayez crainte, commente avec un humour noir Souleiman Abdel Hadi, qui dirige le comité populaire du camp, les immeubles sont si mitoyens qu'ils se soutiendront les uns les autres."
En 1949, après la création d'Israël, l'Etat libanais a fait don aux réfugiés de terrains sur lesquels ont été dressés douze camps de réfugiés répartis entre Beyrouth, le nord, le sud et l'est du pays. Officiellement, la construction y est interdite, mais l'interdiction n'est pas appliquée. Du reste, aucun gouvernement ne s'est jamais soucié des conditions de vie dans ces camps. Alors qu'elle l'a obtenue pour d'autres camps palestiniens du pays du Cèdre, l'UNRWA, qui assure dans la mesure de ses maigres possibilités les services sociaux et d'infrastructure, n'a jamais eu l'autorisation des autorités libanaises pour faire les travaux de réfection nécessaires dans les cinq camps de la périphérie de Beyrouth. Le Liban n'a fourni aucune explication à son attitude et l'UNRWA, étant une agence apolitique, ne pouvait protester.
Dans un brusque sursaut de sollicitude pour les "frères" palestiniens, le gouvernement libanais actuel a décidé de leur accorder les droits les plus élémentaires d'une vie décente. Les autorités ont beau s'en défendre, leur décision n'est pas sans arrière-pensées, et les Palestiniens ne s'y sont pas trompés. L'objectif est d'obtenir leur désarmement à l'extérieur des camps et "l'organisation" de leur armement à l'intérieur, en vue de garantir leur sécurité. Il faut dire qu'au fil des ans et de la tutelle syrienne, certaines de ces agglomérations ont vu naître ou se renforcer des groupes, parfois islamistes extrémistes, que la Syrie n'a pas hésité à manipuler à sa guise pour contrer l'OLP.
Les Libanais, autorités et populations confondues, vivent dans la hantise d'une installation définitive des réfugiés dans le cadre d'un règlement de paix israélo-palestinien qui exclurait leur "droit au retour" prévu par la résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU. Tous les Palestiniens interrogés affirment qu'ils n'accepteraient pas, pour tout l'or du monde, d'être "implantés" au Liban, selon l'_expression en usage. Quel que soit leur âge, ils se présentent tous systématiquement comme "originaires d'Acca", "Safad" ou ailleurs dans la Palestine du Mandat, et se définissent comme "habitants" de tel ou tel camp du Liban. De fait, l'un des premiers soucis des parents palestiniens est de transmettre cette filiation aux enfants.
D'après les estimations de l'UNRWA (1) , entre 12 000 et 13 000 personnes - dont un tiers de miséreux non palestiniens, Egyptiens, Soudanais, Syriens, Kurdes - habitent actuellement dans le camp de Chatila. "Ici, ce sont les Nations unies", ironise Farhat. La superficie de l'agglomération est difficile à évaluer, tant elle se fond dans le camp de Sabra, au sud, et les premiers immeubles des quartiers libanais, au nord. Les habitants l'estiment à 2 km2. Pour l'UNRWA, 8 000 des 400 000 réfugiés immatriculés auprès de l'Office le sont au titre d'habitants de Chatila. Ce qui n'empêche pas certains d'entre eux de vivre dans d'autres camps, ou même d'avoir émigré, précise Hoda Samra Souaiby, directrice du bureau d'information de l'UNRWA pour le Liban. Parce qu'ils veulent ménager l'avenir, notamment dans le cas où Israël et l'OLP concluraient la paix, "aucun Palestinien ne se désinscrira de son propre chef", ajoute-t-elle.
Une fois franchi le tunnel formé par l'"annexe" de Farhat, la venelle se rétrécit au point de n'autoriser le passage que d'une personne à la fois. Bien que le printemps soit déjà là et que la dernière pluie remonte à plusieurs jours déjà, une eau trouble stagne dans des rigoles. Oum Nazem vit dans une studette, une marche en contrebas. Seule la porte grande ouverte laisse entrer un rai de lumière. Deux des fils d'Oum Nazem ont été tués sur les champs de bataille de la guerre du Liban. Un troisième, "par les Syriens". Oum Hazem est doublement réfugiée.
Elle habitait le camp de Tall el-Zaatar, à l'est de Beyrouth, attaqué et vidé de ses habitants par la milice des Forces libanaises (chrétiennes) dans les premières années de la guerre civile libanaise (1975-1990). Elle est alors venue s'installer ici, sans un sou. "Une vraie soeur des hommes !" - comme on appelle ici les fortes femmes -, s'exclame Souleiman Abdel Hadi. Mais Oum Hazem est d'abord originaire "du caza d'Acca" Saint-Jean-d'Acre, qu'elle a dû abandonner en 1948, lors de la création d'Israël. "J'avais 12 ans, se souvient-elle. Je dis encore aujourd'hui que j'ai 12 ans, parce que ce sont mes seules années de vraie vie."
A la clinique du Croissant-Rouge, le docteur Saleh Maarouf vient de terminer son tour de garde. Il est un peu plus de midi, il va passer le relais à un autre médecin, qu'un troisième viendra relayer cinq heures plus tard, jusqu'à 21 h 30. "Les habitations ici ne voient pas le soleil, explique-t-il. Les égouts et autres infrastructures sont en piteux état. Les gens souffrent de pneumonies, parfois de tuberculose, de diabète aussi, à cause d'une mauvaise alimentation, et d'anémie. Nous constatons pas mal de cas de cancer. Notre clinique, qui inclut un service de radiologie, un autre de soins dentaires et un laboratoire d'examens médicaux, ne traite que les cas simples ou les urgences. Nous soignons les gens du camp, mais aussi d'ailleurs, qui viennent ici parce qu'ils ne peuvent pas payer un médecin en ville. Nous leur demandons, lorsqu'ils le peuvent, une contribution symbolique de 10 dollars."
Le docteur Maarouf a fait ses études au Caire. Il a épousé une Libanaise et passé avec succès le colloquium requis pour adhérer à l'ordre des médecins du Liban. En pure perte. En tant que réfugié palestinien, il ne peut exercer en ville. La médecine est l'un des 72 métiers interdits aux "frères" palestiniens au pays du Cèdre - sauf à travailler au noir, avec tous les risques que cela suppose. Alors, depuis vingt-sept ans, le docteur Maarouf exerce son art au sein du Croissant-Rouge palestinien, c'est-à-dire à l'intérieur des camps. Ils sont nombreux dans ce cas. Leurs enseignes s'alignent au fronton de cliniques dont l'aspect extérieur n'a rien à envier aux autres constructions. Responsable, dans un premier temps, des services médicaux du Croissant, le docteur Maarouf est aujourd'hui directeur de la clinique du camp de Chatila. "Vingt-sept années de métier pour un salaire mensuel pratiquement inchangé de quelque 500 dollars (387 euros)", dit-il. Le salaire de son épouse leur permet de vivre plutôt décemment.
Dans le cadre d'une soudaine empathie pour les réfugiés palestiniens, le ministre du travail, Trad Hamadé, a publié en juin 2005 un mémorandum limitant le nombre d'emplois interdits à une vingtaine - pratiquement toutes les professions libérales. S'il est vrai qu'ils peuvent désormais être salariés d'une entreprise, en revanche, ils ne peuvent toujours pas bénéficier de prestations sociales et médicales dont jouissent leurs homologues libanais, bien que l'employeur soit obligé de leur obtenir, contre espèces, un permis de travail et qu'il doive payer toutes les cotisations sociales comme pour tout autre employé. Cela revient, pour les Palestiniens, à travailler au noir, comme certains d'entre eux le font déjà aujourd'hui, avec un seul et unique avantage : celui de ne pas être pris en flagrant délit d'emploi irrégulier par les inspecteurs du travail. N'étant plus à une précarité près, ils sont de surcroît à la merci d'un éventuel changement de titulaire au ministère du travail et d'une possible abrogation de la décision de M. Hamadé. Un mémorandum ne vaut pas décret officiel.
Parce qu'elle ne pourra pas exercer le métier d'avocate, Hiba, élève de terminale dans le camp de Rachidiyé, dans la région de Tyr, au Liban-sud, doit renoncer à son rêve de porter la robe. Elle sera ingénieur, parce qu'elle pourra éventuellement être employée par des Libanais. "Avec le risque, explique sa mère, Oum Hassan, qu'à compétence égale ou inégale un demandeur d'emploi libanais puisse toujours bénéficier d'un piston. Et puis, comment assurer le coût des études universitaires de Hiba ?" Le père, Abou Hassan, est ouvrier agricole, donc forcément saisonnier. A raison de 12 000 livres libanaises (8 dollars) de salaire quotidien, il travaille six à sept mois par an. Qui plus est, il souffre du dos. Oum Hassan contribue aux dépenses du ménage en faisant de la belle broderie. Elle cuit elle-même le pain, "parce que cela revient moins cher" - il y a quand même six bouches à nourrir.
Le principal souci, c'est l'éducation des enfants. Tous les Palestiniens ou presque considèrent que c'est leur unique capital dans la vie. Oum Hassan frémit à l'idée de voir ses enfants se décourager parce que les aînés, qui ont étudié, sont souvent au chômage. Que faire pour que les enfants apprennent convenablement l'anglais, indispensable pour faire des études supérieures ? Et Hassan, l'aîné des garçons, qui rêve d'être médecin ! Que lui dire ? Heureusement, il y a le benjamin, qui, lui, fréquente les ateliers de jeu et d'animation organisés par l'association française Enfants réfugiés du monde (ERM), présente dans certains camps du Liban depuis 1982. Il est ravi. Oum Hassan aussi, parce que son fils et les autres gamins y bénéficient d'un espace de créativité, de quiétude psychologique et de distraction qu'ils ne peuvent trouver dans des familles de six à sept membres, entassées dans des deux-pièces, voire des une pièce-cuisine, avec un père souvent au chômage. Mais Oum Hassan voudrait tant qu'ERM s'occupe aussi de l'anglais...
Planté au milieu des vergers, sur le front de mer, le camp de Rachidiyé offre des conditions relativement plus décentes. Mais, à l'intérieur des maisonnées et des petits immeubles, les familles tirent le diable par la queue. Tous ceux qui, à un titre ou un autre, recevaient des salaires ou des subsides de l'OLP, se serrent la ceinture. Les caisses de l'Autorité palestinienne sont vides, ils n'ont pas été payés depuis le début de l'année. Résultat : "Les gens n'ont plus d'argent pour faire des achats. Les épiciers leur ont fait crédit, mais n'ont plus d'argent pour renouveler leur marchandise. La situation économique est épouvantable, et si les rues sont si propres, c'est que les gamins ont entrepris de trier les ordures pour les vendre et rapporter quelque argent", explique Abou Kamel, secrétaire général du comité populaire du camp. Les vols de produits alimentaires dans les épiceries se sont multipliés, forçant certains commerçants à passer la nuit dans leur échoppe. "Seuls ceux qui sont employés par l'UNRWA jouissent d'une certaine stabilité. Ce qui n'est pas le cas de leurs homologues des organisations non gouvernementales, parce que le sort des activités de ces dernières dépend de la générosité des donateurs", ajoute Abou Kamel. Et la générosité envers les Palestiniens, ces temps-ci, n'est pas très à la mode.
Mouna Naïm, Le Monde du 8 juin 2006
amattouch
06-09-2006, 05:11 PM
Israël déclenche la guerre des Six-Jours
- 4 juin 2006 - par RIDHA KÉFI
« Nous sommes prêts à faire la guerre. Le golfe d’Aqaba appartient à nos eaux territoriales. Nous ne permettrons pas au drapeau israélien d’y passer. Les Juifs menacent de faire la guerre. Qu’ils ne se gênent pas, nous y sommes prêts ! » Ainsi s’exprimait Gamal Abdel Nasser, le 22 mai 1967, au cours d’une rencontre avec des aviateurs dans une base du Sinaï. Le raïs égyptien, qui avait déjà procédé à d’importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï et obtenu le départ des forces de l’ONU, est-il allé trop loin en imposant, le 23 mai, le blocus du détroit de Tiran, qui contrôle le golfe d’Aqaba, seul débouché maritime d’Israël avec l’Asie, puis en signant, le 30, une alliance militaire avec la Jordanie ? L’État hébreu y a en tout cas vu une menace pour sa survie. Et un casus belli justifiant une attaque militaire préventive...
Ainsi, le 5 juin 1967, sous l’impulsion du ministre de la Défense, le général Moshe Dayan, l'armée israélienne déclenche l’opération « Focus ». Vers 7 heures, 180 chasseurs décollent en direction de l’Égypte. La plupart des escadrilles volent à basse altitude au large des côtes vers l’ouest. Quarante-cinq minutes plus tard, elles pilonnent les bases aériennes égyptiennes. Elles détruisent d’abord les pistes pour empêcher les avions égyptiens de décoller. Au bout de trois heures et quelque 500 sorties, 309 des 340 appareils égyptiens sont détruits. Quinze minutes après le début de l’opération, trois divisions blindées, commandées par le général Itzhak Rabin, foncent sur le Sinaï. Privés de couverture aérienne, les blindés égyptiens sont obligés de battre en retraite. Un autre front est ouvert le long de la frontière jordanienne, et on se bat autour de Jérusalem. Les Israéliens conquièrent les collines environnantes. Il leur faudra dix heures de combats, rue par rue, pour prendre la ville.
Le 6 juin, Al-Arich, dans le Sinaï, et l’enclave de Gaza tombent, alors que se poursuivent les affrontements sur la frontière israélo-syrienne. Le 7 juin, les blindés israéliens traversent le Sinaï, tandis que la marine prend le contrôle de Charm el-Cheikh : le détroit de Tiran est rouvert. Toute la ville de Jérusalem et la Cisjordanie sont sous contrôle israélien : le roi Hussein accepte le cessez-le-feu décrété par l’ONU. Le 8 juin, les Israéliens stationnent au bord du canal de Suez. La bataille du Sinaï est terminée, et, vers 23 heures, Le Caire imite Amman.
Grisés par le succès et soucieux d’occuper le maximum de territoires avant le cessez-le-feu, les Israéliens lancent une grande offensive, le 9 juin, sur le plateau du Golan, obligeant les Syriens à jeter l’éponge. Le lendemain, lorsque les affrontements cessent, Israël contrôle le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan. Pour les pays arabes, les pertes sont lourdes : 20 000 morts pour l’Égypte, 6 000 pour la Jordanie et 500 pour la Syrie, contre « seulement » 800 Israéliens.
En six jours, et au prix d’un refus du cessez-le-feu, Israël a gagné des territoires dont la superficie est quatre fois supérieure à la sienne en 1949. Dans les capitales arabes, c’est la consternation. La défaite est ressentie comme une nakba (« catastrophe »). Elle amène 200 000 nouveaux réfugiés dans les camps de Jordanie, de Syrie ou du Liban. En Cisjordanie, les Palestiniens sont désormais sous occupation israélienne.
Le Conseil de sécurité de l’ONU met cinq mois pour adopter la résolution 242 exigeant le retrait d’Israël des territoires arabes occupés, contre la cessation de l’état de belligérance, la reconnaissance de tous les États de la région, la libre navigation sur le canal de Suez et dans le golfe d’Aqaba ainsi que la création de zones démilitarisées.
Trente-neuf ans après, cette résolution n’a toujours pas été appliquée, et les frontières issues de la guerre des Six-Jours n’ont pas beaucoup changé. Si le Sinaï a été restitué à l’Égypte le 25 mai 1982, après l’accord de paix israélo-égyptien signé à Camp David en 1979, une partie de la Cisjordanie et Gaza, qui dépendent officiellement d’une fantomatique Autorité palestinienne, sont, en réalité, sous contrôle militaire israélien. Quant à Jérusalem-Est et au Golan syrien, ils sont toujours occupés.
amattouch
06-11-2006, 09:55 PM
Huda Ali, l'enfant témoin
I'tiraf al-Rimawi, Ramallah
10 juin 2006
www.amin.org
Elle criait, seuls les grains de sable l'entendaient. Son père s'est éloigné pour un voyage dont il ne reviendra pas, le visage scrutant le ciel. Il pourrait entendre Huda crier et appeler, mais en réalité, il ne pourra pas répondre... Sa mère aussi, elle a été emportée par l'absence éternelle, par la mort causée par les obus et les balles de l'ennemi... Une famille assassinée par le même ennemi... et Huda continue à gémir, à crier, à appeler... Personne ne l'entend sinon la Palesitne et la mer prisonnière et triste...
En Palestine, tout est prévisible et possible, il n'y pas de différence entre la ruelle, le quartier ni la plage, cette plage qu'ils nous ont volée, ne nous laissant pas nous y baigner, même ce qui en reste à Gaza. Si elle n'est pas volée comme les plages de Haïfa, Yafa, Akka, tout le long de la côte désolante, ils la transformeront en témoin de leurs massacres et leurs crimes... La différence tient probablement à l'ampleur de la tuerie ou la souffrance qui sera le lot du Palestinien, là-bas..
Un jour de congé et de repos, comme l'a envisagé cette famille accablée, la famille de Huda Ali, qui fut anéantie ce vendredi 9 juin 2006, avec les simples et modestes possibilités, l'intention était de jouer, de s'amuser, de chasser un peu de cette routine et cet épuisement qui accompagnent les Palestiniens prisonniers là-bas, dans la bande de Gaza, une famille qui emmène ses enfants pour se divertir. Et que se passe-t-il ?
En Palestine, et ce n'est pas parce que la Palestine est ainsi, mais parce que c'est l'occupation qui non seulement contredit tout aspect humain, mais plonge dans le crime et vole à l'être humain ses instants...
Sur la plage là-bas, dans la ville de Gaza, à cette date, l'ennemi sioniste n'a pas supporté de voir une famille palestinienne se divertir, des enfants qui sortent de l'ordinaire et brisent les limites de la prison, rien que dans leur imaginaire, en regardant la mer immense... Est-ce que l'occupant a eu peur d'eux parce qu'ils se représentaient toute la mer de la Palestine, il a alors décidé de les assassiner ? Nous n'écartons pas l'idée qu'ils soient accusés de cela ou d'autre chose, ou même qu'ils ne soient accusés de rien du tout... L'assassinat est une habitude qui lui colle à la peau...
La mer de Gaza, le sable de la plage et quelques jeux simples pour les enfants, des provisions modestes pour une famille modeste, une image qui s'est transformée en funérailles et tombeaux.. Les instants de joie se sont transformés en larmes, et l'eau de la mer dans laquelle les enfants jouaient et nageaient fut transformée en sang, mort, accablement et amertume... Tout comme ils ont volé la mer, ils ont volé son peuple aussi... Ils ont assassiné la joie enfantine, non seulement aujourd'hui...
Depuis quand ne sont-ils pas ainsi ?... Qu'est-il arrivé au peuple palestinien en 1948 ? Qu'ont-ils fait à Deir Yassine, Qibya, Sabra et Chatila, le massacre d'al-Aqsa et celui d'al Haram al-Ibrahimi, celui de Uyun Qara et d'autres nombreux encore ? N'ont-ils pas brisé les mains des militants, ne les ont-ils pas assassiné dans les prisons et les souterrains des interrogatoires ? Que font-ils autre que les meurtres, portés par leurs avions, leurs bulldozers, leurs mentalités, leur protecteur américain, le silencieux et muet arabe et international lors de ces événements affligeants et inhumains, plutôt fascistes et nazis ?
En Palesine, les enfants, les vieillards, les jeunes, la pierre, la plante, le ciel, l'air, paient le prix... Parce qu'ils sont les véritables maîtres du pays. Parce qu'ils refusent l'occupation et les colonies, et cherchent à vivre en sécurité et en paix, dans la dignité et la liberté... Cela ne peut être accepté par le colon qui plonge dans l'assassinat et le massacre... Mais le Palestinien ne changera que par la réalisation du rêve...
Huda et sa famille sont témoins, comme l'enfant Fares Awda, comme Hijjo et al-Durra avant eux... et les autres, ceux qui n'ont pas vu la vie parce qu'ils sont nés sur les barrages de l'occupation, leur témoignage est encore plus puissant... et les autres qui sont en prison, dans les hôpitaux, ceux qui ont perdu la capacité de mouvement, ce mouvement que les mêmes balles ont tué dans la même enfance palestinienne.
Traduit
amattouch
06-11-2006, 09:56 PM
Trouvez ci-dessous un appel urgent du Canada pour la solidarité avec et la défense d'une récente résolution du syndicat canadien qui représentent les travailleurs/travailleuses du secteur publique en Ontario (la CUPE-Ontario, qui représentent 200,000 travailleur/travailleuses). Pour des détails sur la résolution et la campagne pour défendra la décision du CUPE, veuillez voir: http://www.caia.tyo.ca/
Veuillez voir l'appel ci-dessous produit par la Coalition Contre l'Apartheid en Israel (CAIA) au Canada qui mène la campagne. S'il vous plaids diffusez ces infos a toutes vos liste et veuillez traduire le message si dessous en français si possible. On doit défendre cette victoire pour le mouvement Palestinien et le mouvement en solidarité avec la lutte nationale.
En solidarité,
Kole Kilibarda
416.833.4352
amattouch
06-11-2006, 09:57 PM
Que cache l'apartheid israélien ?
Rim al-Khatib
Depuis quelques années, le terme apartheid est de plus en plus utilisé pour décrire l'oppression que fait subir l'Etat sioniste d'Israël au peuple palestinien. C'est surtout au cours de la campagne contre le mur que construit l'Etat d'Israël en Cisjordanie (al-Quds compris)que ce terme d'apartheid s'est étendu, en parlant d'abord du "mur de l"apartheid", puis en généralisant ce terme, à partir de la construction du mur, pour décrire l'ensemble des actes de discrimination et d'oppression menés par l'Etat sioniste.
Ceux qui appliquent le terme d'apartheid à l'Etat d'Israël mettent en avant le système de discrimination que cet Etat fait subir au peuple palestinien, sans préciser de quels Palestiniens il s'agit : des Palestiniens habitant dans les territoires occupés en 1967 ou des Palestiniens habitant dans l'Etat sioniste, ou les deux, malgré la différence de situation opérée par l'occupation entre les deux composantes. Le mur de l'apartheid sépare-t-il les Palestiniens des Israéliens ou les Palestiniens entre eux ? Dans la terminologie palestinienne, c'est plutôt le terme de "mur de séparation" qui est employé, au lieu de "mur de l'apartheid", afin de maintenir l'imprécision d'une situation où le mur a pour fonction de séparer, d'isoler des Palestiniens à l'intérieur de murs, pour les séparer d'autres Palestiniens, qui sont également enfermés dans des murs et séparés des autres, et où l'ensemble des Palestiniens de la Cisjordanie sont séparés par des murs des autres Palestiniens, d'al-Quds, de la bande de Gaza et des territoires occupés en 48. Le mur a pour fonction première d'isoler et de ghettoïser les Palestiniens.
Quant à la séparation entre Palestiniens et Israéliens, elle n'est pas le fait du mur, mais de l'occupation.
Le terme d'apartheid est également utilisé pour décrire le système de discrimination appliqué par l'Etat sioniste dans les territoires occupés en 1967, et notamment en Cisjordanie, entre les colonies juives d'une part, et les agglomérations palestiniennes (villes, villages, camps) de l'autre. Les colonies sont effectivement développées, des routes rapides les relient entre elles et vers les principales villes de l'Etat sioniste. A l'aide des routes de contournement et du mur, les agglomérations palestiniennes deviennent des ghettos, alors que les colonies juives s'épanouissent et prospèrent au détriment de la terre, de l'eau et de l'air palestiniens.
Les termes de discrimination ou d'apartheid peuvent à la rigueur être appliqués à cette situation, où l'occupant israélien distingue entre ses propres citoyens, les colons, et les Palestiniens soumis au régime militaire, avec tout ce que cela entraîne : rafles, invasions, barrages, destructions, saccages, pour ne pas citer ce qui fonde même l'occupation sioniste, le vol des terres et des biens palestiniens. Concernant l'utilisation du terme apartheid dans ce cas, une question se pose : dénoncer l'apartheid pratiqué dans les territoires occupés implique-t-il de réclamer pour les Palestiniens un traitement égal avec les Israéliens, en l'occurence les colons ? Réclame-t-on de l'Etat de l'occupation de considérer les Palestiniens comme des citoyens israéliens ? Qu'il développe les villes, villages et camps palestiniens au même titre que les colonies, qu'il autorise aux Palestiniens la circulation sur les routes de contournement, ou qu'il leur autorise l'accès aux soins et à d'autres services dans les colonies ? Ou bien réclame-t-on tout simplement la fin de l'occupation et le démantèlement des colonies, de toutes les colonies, celles qui pullulent tout le long du Jourdain, celles qui enserrent et rongent la ville d'al-Quds, celles qui étouffent les Palestiniens de Bethléhem et ses environs, celles qui morcellent et tuent la Cisjordanie, en partant de Jénine, jusqu'à la ville et région d'al-Khalil ? En d'autres termes, ne risque-t-on pas de faire l'impasse sur l'occupation de la Cisjordanie en mettant en avant le système discriminatoire entre colons et Palestiniens, au lieu de mettre en avant l'occupation et la colonisation de peuplement ? Mettre en avant le système d'apartheid conduit à réclamer l'égalité de tous, alors que mettre en avant l'occupation et la colonisation de peuplement conduit à réclamer et soutenir la lutte pour la libération de tous les territoires occupés, en l'occurence ici, ceux occupés en 1967.
Il est toutefois difficile de ne pas aborder la question de la discrimination de traitement entre colons et Palestiniens en Cisjordanie, mais il convient de situer cette discrimination non pas sous le chapitre de l'apartheid, mais sous ceux de l'occupation et de la colonisation de peuplement qui engendrent tout un système discriminatoire, individuel et collectif, beaucoup plus puissant et infernal que ne l'est celui de l'apartheid car ce dernier n'est qu'un aspect de l'oppression subie par les Palestiniens.
Le terme d'apartheid est utilisé aussi pour désigner la discrimination menée par l'Etat sioniste envers les Palestiniens de 48, ceux qui sont déclarés citoyens de l'Etat mais qui, parce qu'ils ne sont pas Juifs, et surtout parce qu'ils sont Palestiniens, subissent une discrimination étatique flagrante depuis la fondation de cet Etat.
Les Palestiniens de l'intérieur ou de 48, considérés officiellement comme des citoyens de l'Etat d'Israël, sont effectivement traités de manière différente, tout comme le sont d'ailleurs les Palestiniens de la ville d'al-Quds, ville occupée en juin 1967 mais annexée par l'Etat sioniste et dont les habitants ont un statut différent du reste de la Cisjordanie. Parce qu'ils ne sont pas Juifs, ils n'ont pas accès à la répartition des terres ni aux logements, ni à certains services étatiques ou d'organismes affiliés à l'Etat, comme le Fonds national Juif. Dans leurs quartiers dans les villes considérées mixtes, ou dans des régions où ils sont restés majoritaires (Galilée, Naqab, Triangle), ils sont menacés par les destructions de leurs maisons, d'expropriation de leurs terres, leurs lieux saints (mosquées, églises, cimetières) sont profanés sinon détruits, leur langue, culture et histoire ne sont pas considérées, leurs municipalités ne reçoivent que les miettes des budgets répartis entre les municipalités juives. Plusieurs de leurs villages ne sont pas reconnus par l'Etat et sont, de ce fait, privés des moyens de base pour une vie digne, tels que l'eau, l'électricité, les routes, les écoles, etc... Ils n'ont pas accès à certaines professions, ni à certaines branches des études supérieures. Dans certaines de leurs régions, notamment dans le Naqab, l'échec scolaire touche particulièrement leurs enfants, et concernant la pauvreté, ils représentent la majorité des plus pauvres de l'Etat. La discrimination étatique s'ajoute à un racisme généralisé au sein des Israéliens envers eux, comme l'ont montré des sonsages récents.
Est-ce à dire qu'ils subissent l'apartheid ? Ou plutôt, l'oppression qu'ils subissent est-elle seulement de l'apartheid ?
Si nous comparons la situation des Palestiniens de 48 avec celle des Noirs de l'Afrique du Sud, dont l'oppression subie a été désignée par apartheid, nous dégageons plusieurs différences :
- Les Palestiniens de 48 votent pour élire leurs représentants dans les instances "nationales" alors que les Noirs n'avaient pas accès au vote au temps de l'apartheid. Il y a même des députés palestiniens (désignés par Arabes) au parlement sioniste.
- Les Palestiniens de 48 peuvent malgré tout circuler, habiter, travailler aux côtés des Israéliens. Ils ont accès aux universités, aux lieux de loisirs et de culture israéliens. Il n'y a pas une file ou une entrée spéciale pour eux, ni des cours réservés pour eux.
- Certains d'entre eux sont même armés, comme les Palestiniens druzes ou bédouins, dans la police plus souvent que dans l'armée.
Mais est-ce là le problème ?
Est-ce que cela signifie qu'ils ne sont pas opprimés ?
Au contraire, l'oppression subie est d'une autre nature que celle de l'apartheid. Ils votent, ils circulent plutôt librement, mais uniquement parce que le nettoyage ethnique, l'expulsion sous la menace des armes, la confiscation de leurs biens et de leurs terres, le démantèlement de leur société, leur mise sous régime militaire, en tant que communauté et en tant qu'individus palestiniens, opérés entre 1947 et 1966 a réduit la population palestinienne à une minorité dans son propre pays, minorité dépossédée, appauvrie, démantelée socialement et politiquement, et même familialement. Ils ont assisté et assistent toujours à l'invasion de leur pays par des colons juifs ou non-juifs, qui s'installent sur leurs terres légalement confisquées, selon les lois de cet Etat, et qui proclament haut et fort que les Palestiniens doivent être expulsés.
Les Palestiniens de 48 ne vivent pas la même situation que les Africains en Afrique du Sud, pour que le terme apartheid soit appliqué à leur condition. Les Africains sont restés majoritaires dans leur pays, les colons Blancs n'ont été qu'une minorité possédant toutes les richesses, gouvernant et exploitant richesses du pays et potentiel humain africain. En Palestine occupée devenue Etat sioniste, avec la bénédiction et la complicité des Etats "civilisés", les Palestiniens se sont retrouvés minoritaires dans leur pays, parce que le plan sioniste va plus loin que le plan africaaner : prendre la terre et expulser la population au-delà des limites d'une superficie pouvant accueillir les Juifs, superficie jamais définie et extensible en fonction du rapport de forces militaires et politiques.
En Palestine occupée ou l'Etat d'Israël, les sionistes ne veulent même pas d'une main d'oeuvre palestinienne, ils ont conçu le travail juif, la population juive, la terre juive, le pays juif, où les Palestiniens, habitants millénaires de ce pays, doivent être expulsés. En Palestine occupée, l'Etat d'Israël d'aujourd'hui, les dirigeants sionistes, de gauche et de droite, du centre et de l'extrême, sont préoccupés par une question primordiale, celle de la démographie. Tous leurs actes et leurs plans, qu'ils soient à l'intérieur de l'Etat qu'ils ont créé ou dans les parties de la Palestine qu'ils ont occupées en 1967, sont régis par cette question : sur la terre que nous conquérons, combien restera-t-il de Palestiniens ? Pouvons-nous maintenir sous domination une région à forte majorité palestinienne ? D'ailleurs, une des raisons de leur retrait de Gaza est démographique, une des principales raisons de leur étouffement d'al-Quds par le mur et les colonies est d'y réduire le nombre de Palestiniens, afin d'assurer la domination juive. La raison essentielle de l'adoption de la loi sur les mariages, non entre Israéliens et Palestiniens, mais entre Palestiniens de 48 et ceux de 67 (car les mariages israéliens-palestiniens sont extrêmement rares) est d'empêcher les Palestiniens de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et surtout les réfugiés, de vivre dans cette partie de la Palestine conçue pour être peuplée uniquement de Juifs.
En Palestine occupée, à l'intérieur de l'Etat d'Israël, les plans conçus tel que le "plan de développement de la Galilée et du Naqab" est d'ordre démographique : faire éclater toute agglomération palestinienne en y insérant les colonies et les routes (comme en Cisjordanie), ou tel le plan agité de temps à autre d'"échange de territoires entre la région du Triangle et les colonies implantées en Cisjordanie" qui considère le Triangle comme une région compacte palestinienne, région dangereuse démographiquement, malgré les quelques colonies juives qui le bordent et malgré la route transisraélienne qui l'a coupé en son milieu, raflant terres et villages.
Dans l'Afrique du Sud, les Africains sont restés, dans des ghettos certes, mais ils sont restés dans leur pays, et leurs revendications, parce qu'ils sont restés majoritaires, étaient la libération du pays en abolissant le système de l'apartheid qui les enfermait et les empêchait d'accéder aux richesses et à tout le territoire de leur pays. Mais en Palestine occupée devenue l'Etat sioniste, les Palestiniens devenus minoritaires peuvent accéder aux miettes des colons "blancs" : droits électoraux, droits de citoyenneté de seconde ou troisième zone, tant qu'ils n'ont pas la possibilité de modifier la nature de l'Etat, Etat qui les juge indésirables, qui le leur rappelle de temps en temps, et qui les maintient sous la menace constante d'un transfert, poursuite de ce qui a commencé en 1947-48. Ils sont tolérés tant qu'ils sont "loyaux" et tant qu'un équilibre de forces freine leur expulsion.
C'est à cause de tout cela que le terme apartheid ne peut traduire la nature du problème. Là aussi et surtout, il s'agit d'une occupation et d'une colonisation de peuplement, d'un nettoyage ethnique légalisé et admis par la "communauté internationale", soit les Etats puissants dans ce monde ("la légalité internationale"). Une colonisation de peuplement, comme d'autres colonisations, certaines ayant réussi (Australie, Amérique, à cause des génocides) et d'autres échoué (Algérie). En Palestine, plusieurs facteurs, essentiellement la résistance héroïque du peuple palestinien, freinent et remettent en cause depuis près d'un siècle cette domination.
En utilisant le terme d'apartheid, même pour essayer de pointer du doigt les aspects inhumains de cette occupation, on occulte le fondement même de cette entreprise coloniale commencée il y a un siècle pour le compte de l'impérialisme européen, qui est la dépossession et l'expulsion de tout un peuple. L'apartheid, ou plutôt la discrimination nationale, représente un des traits de la domination sioniste sur la Palestine. Elle n'en est pas le fondement. Parler d'apartheid, c'est considérer qu'il suffit que les Palestiniens, de 48 ou de 67, soient considérés comme des citoyens à part entière pour que le problème soit résolu, alors que le fond du problème, c'est l'existence de ces millions de réfugiés, qui ont eté expulsés et dépossédés, qui doivent avoir la possibilité d'appliquer le droit au retour à leurs terres et à leurs biens, sans entraves ni considérations démographiques aucune.
Le retour des réfugiés palestiniens, dont plus de 80% vivent à quelques centaines de kms de leurs villages, terres et villes, c'est-à-dire le rétablissement d'une démographique favorable aux Palestiniens dans la Palestine historique, est la seule issue juste pour supprimer les effets du nettoyage ethnique et empêcher sa poursuite par l'Etat sioniste. L'apartheid ou la discrimination nationale demeure un aspect, moralement important, de l'oppression sioniste mais cet apartheid découle d'une oppression plus vaste, celle de la colonisation d'un pays et l'expulsion de son peuple. L'utilisation du terme apartheid ne doit pas servir à cacher le fondement de cette oppression.
amattouch
06-11-2006, 10:00 PM
Référendum: Les principaux points du texte
Voici les principaux points du texte qui doit être soumis à un référendum le 26 juillet prochain dans les Territoires palestiniens.
Le document, négocié au début du mois par des prisonniers palestiniens, contient 18 points :
1. Création d'un Etat palestinien, retour des réfugiés dans leurs maisons.
2. Incorporer le Hamas et le Djihad Islamique au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
3. Résister à l'occupation israélienne des territoires dont l'Etat hébreu s'est emparé pendant la Guerre des Six-jours en 1967 (Cisjordanie et Bande de Gaza).
4. Formuler un projet politique incluant les résolutions de la Ligue arabe, la plate-forme de l'OLP et des propositions équitables de la communauté internationale.
5. Consolider l'Autorité palestinienne en tant que coeur de l'Etat.
6. Former un gouvernement d'unité nationale auquel participent toutes les factions, particulièrement le Fatah et le Hamas.
7. L'OLP et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas seront chargés des négociations de paix avec Israël.
8. Libération de tous les prisonniers palestiniens détenus par Israël.
9. Aide pour les réfugiés.
10. Constituer un mouvement unifié de résistance à l'occupation israélienne, disposant d'un soutien politique.
11. Maintenir des élections et une vie politique démocratique.
12. Condamner le siège des Palestiniens par Israël et les Etats-Unis.
13. Promouvoir l'unité nationale en soutenant l'Autorité palestinienne, son président, l'OLP et le gouvernement.
14. Interdire l'utilisation d'armes dans les conflits internes, et renoncer aux divisions et à la violence (inter-palestinienne).
15. Accroître la participation de la population de la Bande de Gaza en matière de liberté et d'indépendance.
16. Réformer et développer les forces de sécurité.
17. Adopter des lois visant à réorganiser les forces de sécurité et interdire aux officiers de sécurité de toute activité politique.
18. Aider les groupes de solidarité qui, dans le monde, luttent contre l'occupation israélienne, les implantations de peuplement juives et la "barrière de sécurité".
amattouch
06-14-2006, 09:12 AM
La "surprise de l'aube"
Comment le Mossad israélien
Elimine ses "ennemis" au Liban
De nouveaux faits se dévoilent chaque jour sur le réseau israélo-libanais que le Mossad a créé depuis des années au Liban.
En effet, l'opération appelée "surprise de l'aube", qui avait tué le 26 mai passé, à Saïda, deux frères palestiniens, Mahmoud et Nidal Majzoub, a mis à nu le rôle joué par Israël dans de nombreux assassinats politiques qui avaient coûté la vie à des cadres palestiniens et du Hizboullah libanais.
L'arrestation, il y a quelques jours par l'armée libanaise de Mahmoud Rafeh, citoyen libanais de la ville de Hasbayyah au Liban sud, a dévoilé la présence de plusieurs réseaux d'espions formés par des officiers israéliens pour mener des opérations de sabotage et d'exécutions sommaires toutes identiques : une charge très explosive sous le siège de la voiture de celui qu'on veut éliminer.
De source sûre, on apprend que Rafeh fut enrôlé en 1994 par un des officiers de l'ALS (armée du Liban du sud pro israélienne), Alam-Eddine Badaoui qui se cache en Israël depuis la libération en l'an 2000. Après cette date, plusieurs missions lui furent confiées, le contact se faisant à partir d'émetteur-récepteur liant sa maison au quartier général des opérations du Mossad. Rafeh, qui fut arrêté avec un autre membre de son réseau, a avoué avoir reçu les charges explosives à travers des routes de passe situées entre Chebaa et Adaïsseh, en passant par Kfarkellah ; il a parlé également de certains "points de passage maritime situés au Nord de Beyrouth et utilisés seulement en cas d'urgence". Les charges étaient parfois placées dans des mallettes.
Rafeh a aussi avoué que la charge qui avait tué les deux frères Majzoub lui était arrivée dans une "portière" de Mercédès ayant la même couleur que celle qu'il devait plastiquer.
amattouch
06-14-2006, 09:16 AM
L'autre Appel
Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d'Israël se suivent et se ressemblent.
Depuis des décennies ils ne sont que les émanations politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et les conséquences de leurs décisions sont comptabilisables en un épais registre d'une horreur absolue.
Dernièrement encore, stationnée comme d'habitude dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs, la marine de la force d'occupation israélienne, Tsahal, (l'armée la plus morale du monde !) a reçu l'ordre de bombarder, à vue, toute une famille qui pique-niquait sur le sable.
Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille assise terrifiée au milieu de tous les siens décimés. Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions d'hommes de femmes et d'enfants qui, depuis 1948, ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette terre maudite d'être trop sainte.
Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés, et qu'ils se perdent encore dans l'absolution d'une énième enquête diligentée mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés par de « fumeuses » explications?
Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne a observé une trêve difficile, car durant ce même laps de temps l'occupant a fauché des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils ou lors d'assassinats dits ciblés sur des résistants.
Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes de l'histoire de nos mémoires, nos dirigeants européens furent hier les généreux donateurs d'un pays colonisé qui ne leur appartenait pas, mettant un terme à l'errance d'une partie de tout un peuple sans terre et provoquant l'exode forcé d'une grande partie de tout un autre, en amorçant la spirale d'une inouïe violence.
Leur partage d'alors est remodelé depuis, chaque jour, par la « Démocratie » arborée crânement du nouvel occupant sioniste, expansionniste et ségrégationniste.
Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent constater horrifié qu'au si proche orient, sur toutes les parcelles des territoires occupés par des centaines de milliers de colons armés et de soudards en uniformes les victimes d'hier se sont transformées en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous le triple blindage de l'icône d'Auschwitz, d'un formidable arsenal militaire et nucléaire, (le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère états unien.
En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner la guerre contre cette violence unilatérale des puissants sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre cette lâcheté et cette apathie qui nous font honteusement taire et détourner les yeux.
Tous les dirigeants de la communauté européenne font aujourd'hui chorus, et pression par tous les moyens, pour exiger du gouvernement palestinien qu'il reconnaisse l'Etat d'Israël.
Mais qui s'est levé pour exiger une réciprocité pourtant si évidente et élémentaire ?
Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet occupant inventeur d'une démocratie raciste qui, au vu et au su du monde dit civilisé accroît sans cesse son territoire en implantant par la force brutale ses colonies sur des terres volées puis délimitées par le tracé fou d'un mur de béton de 9m de haut courant sur des centaines de kilomètres ?
A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus et éviter, chez l'agresseur, un proche et prévisible Massada ?
Le mot de la fin a-t-il été déjà dit lors de ce dernier tir d'obus?
L'espérance d'une Paix pérenne doit-elle à jamais disparaître ?
Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de cause et vous dis que rien n'est jamais définitivement perdu pour l'avènement d'un Proche Orient plus serein.
Car la Palestine n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent sans relâche à son chevet dans des missions civiles que chez les opposants Israéliens eux-mêmes, qui déploient sur place des trésors de courage et d'inventivité généreuse. La Palestine sait qu'elle peut faire bloc avec tous les hommes et femmes libres qui défendent contre vents et marée une idée récurrente de la conscience universelle. Ces multitudes agissantes représentent la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer, ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine, c'est-à-dire l'irréductible humain.
Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux, les majorités des peuples exigent en ce point nodal fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution du conflit, tant ils savent bien que la réponse à leurs problèmes, quels qu'ils soient, passe nécessairement par la résolution de celui-ci.
Ainsi, cent casques bleus de l'ONU, appuyés par une autre centaine d'observateurs casques bleus citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de Jérusalem, et déclencher là une véritable dynamique de paix.
Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et de 18 nationalités différentes se regrouper en une caravane revendiquant partout sur son passage l'application du droit international !
Partis le 5 de la cour d'honneur du Parlement Européen de Strasbourg à destination de Jérusalem par la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont d'Allenby si chargé d'images d'exodes. Sur ce poste frontière israélien illégal puisque installé sur une terre palestinienne, 110 des nôtres furent trompés, battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports rayés de la mention « interdits d'entrée ». Dés le lendemain, par d'autres moyens et en un autre poste frontière illégal, je réussis à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers. Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés est déjà l'objet de tous les témoignages des internationaux que vous pouvez rencontrer à l'occasion de leurs retours, témoins précieux et courageux que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d'associations se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.
Moi, jean-paul delpuech, citoyen Européen ordinaire né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire, invite toutes les associations et organisations, toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et forts de leurs bonnes volontés, qu'ils soient athées, juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en rapport avec moi, afin d'affréter un nouvel Exodus allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes, au large de Gaza beach, à prendre de facto le risque de leurs corps dans un probable arraisonnement révélant une fois encore aux yeux du monde la vraie nature de cette belliqueuse démocratie, et par dessus tout de débarquer, pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé, et réinventer ensemble un espoir, celui de deux nations cohabitant côte à côte de façon plus paisible et équitable, ou celui d'un seul Etat laïc et démocratique, où juifs, musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits, seraient soumis aux mêmes devoirs .
Un homme, une femme dans chaque département européen se portant volontaires à mes côtés pour cette nouvelle épopée, plus une poignée de l'immense diaspora palestinienne interdite de retour, voilà 2006 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons, de prouver à nos dirigeants que les sociétés civiles palestiniennes, israéliennes et européennes peuvent s'écouter, et s'entendre.
Nous l'avons fait hier à Sarajevo et ailleurs, nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.
Quoiqu'il arrive, la flamme de la légitime résistance palestinienne ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
amattouch
06-14-2006, 09:17 AM
Ehoud Olmert par lui-même
Olmert : "Jérusalem a été la capitale d'une seule nation à travers l'histoire.
C'est la nation juive"
Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a accordé un entretien au «Figaro» à l'occasion de son arrivée à Paris.
Propos recueillis à Jérusalem par Patrick Saint-Paul
1 - Quel est l'objectif de votre tournée en Europe ?
Je souhaite développer une relation beaucoup plus étroite avec l'Europe. Je veux y exposer mon programme de réalignement (plan de retrait en Cisjordanie, NDLR) et discuter avec Jacques Chirac des différentes dimensions et opportunités liées à ce projet. Je veux aussi lui parler de mon désir de stabiliser la situation à la frontière nord d'Israël avec le Liban. Je considère que son action peut apporter une contribution majeure, pour changer la situation dans cette région.
2 - La France affirme pourtant que les frontières entre Israël et les Palestiniens doivent être déterminées à travers des négociations.
En principe, la stratégie de la négociation a aussi notre préférence. Nous devons vérifier si ce choix est réaliste, s'il existe un partenaire. Pour l'instant, les Palestiniens s'entre-tuent, le Hamas est au gouvernement. Que se passera-t-il si, en dépit de nos efforts et de ceux des Européens et des Américains, rien ne se produit ? Devons nous attendre sans rien faire pendant encore 5, 10 ou 15 ans ? Je veux entendre les conseils du président Chirac et lui faire part de mes inquiétudes. Je veux voir s'il peut y avoir un cadre au sein duquel nous pouvons joindre nos forces pour faire avancer les choses, au cas où les Palestiniens ne seraient pas prêts.
3 - Vous vous dites prêt à rencontrer Mahmoud Abbas. De quoi souhaitez-vous discuter avec lui, lui qui voudrait débattre du statut final d'un État palestinien ?
Les fantasmes sont le privilège des grands hommes. Mahmoud Abbas a le privilège de rêver. Mais, si l'on examine de façon réaliste la situation dans laquelle il se trouve, je rêve pour lui qu'il parviendra à s'imposer face au Hamas. Je rêve pour lui qu'il aura le pouvoir de forcer le Hamas à adopter et à appliquer les principes édictés par le Quartette. S'il accomplit tout cela, alors nous pourrons commencer à parler de la stratégie à long terme.
4 - Il a adopté une attitude plus dure vis-à-vis du Hamas, en convoquant un référendum entérinant la solution de deux États. Devient-il un partenaire à vos yeux ?
Je le félicite pour ce début de nouvelle approche. Mais c'est une affaire interne à l'Autorité palestinienne. Dans le contexte de sa compétition avec son opposition, cela a peut-être un sens. Mais il convoque un référendum pour un projet qui ne constitue même pas le début d'un commencement pour des négociations entre nous et les Palestiniens. La lettre des prisonniers ne parle pas de désarmer les organisations terroristes. Elle leur offre au contraire un statut officiel. A aucun moment elle n'évoque la paix avec Israël, ni son droit d'exister. Pour nous, comme pour la communauté internationale, il existe trois principes : désarmer les organisations terroristes, reconnaître le droit d'Israël d'exister en tant qu'État juif au Proche-Orient et accepter tous les accords liant, depuis 1993, l'Autorité palestinienne à Israël.
5 - Ce référendum risque d'entraîner l'organisation de nouvelles élections côté palestinien, quel espoir pouvez-vous offrir aux électeurs modérés ?
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour renforcer le statut de Mahmoud Abbas, afin qu'il puisse remplir les critères permettant d'entamer un processus de paix. Je ferai tout ce que je peux pour subvenir aux besoins humanitaires des Palestiniens. Nous sommes prêts à participer aux initiatives pour transférer de l'argent à des fins humanitaires à l'Autorité palestinienne, y compris à travers le mécanisme envisagé par l'Union européenne, à condition que de l'argent ne soit pas versé pour les salaires de l'administration et qu'il n'y ait pas de soutien direct ou indirect à des agences gouvernementales.
6 - Les Palestiniens cherchent un horizon politique...
C'est une perspective politique : je suis prêt à aider Mahmoud Abbas, parce que je veux qu'il soit la force dominante au sein de l'Autorité palestinienne.
7 - Redoutez-vous que la tension dans les territoires ne conduise à une guerre civile et à un effondrement de l'Autorité palestinienne ?
Nous ne sommes pas loin de la guerre civile. Ils se tirent déjà dessus. L'Autorité palestinienne est aujourd'hui dominée par une organisation terroriste, une bande de tueurs qui ont du sang sur les mains. Je crois que Mahmoud Abbas est l'instrument légitime des Palestiniens, pour essayer de changer les choses. Je crains aussi pour sa vie. C'est pourquoi nous avons autorisé la vente d'armes à sa garde présidentielle, pour le protéger. Évidemment, nous redoutons une confrontation violente au sein de l'Autorité palestinienne. La voulons-nous ? Non. Je veux que le gouvernement du Hamas s'effondre sans violence. Mais je veux aussi que ce gouvernement terroriste s'effondre, pour que des gens civilisés puissent prendre le contrôle et reconstruire l'Autorité, des gens avec lesquels nous pourrons parler.
8 - Combien de temps êtes-vous prêt à attendre avant de lancer votre plan de «réalignement» en Cisjordanie ?
J'attendrai les Palestiniens, mais pas pour toujours. Si nous parvenons à la conclusion, après un délai raisonnable et en concertation avec nos partenaires de la communauté internationale, qu'ils ne sont pas prêts, nous avancerons sans avoir un accord. Aucune personne sensée ne peut exiger de nous d'attendre une minute s'il n'y a aucune chance de faire avancer les choses.
9 - Votre plan de «réalignement» coupe la Cisjordanie en plusieurs morceaux, compromettant ainsi la contiguïté territoriale d'un futur Etat palestinien. Pourra-t-il être viable ?
Rien n'empêchera la contiguïté du territoire palestinien. Comment ? Cela reste à voir. J'ai des idées. Mais je ne suis pas en position de dévoiler tous les aspects du plan avant d'avoir exploré toutes les possibilités de négocier avec les Palestiniens.
10 - Les Palestiniens rêvent d'un Etat avec Jérusalem-Est pour capitale. Etes-vous prêt à partager Jérusalem ?
Non. Jérusalem a été la capitale d'une seule nation à travers l'histoire. C'est la nation juive. Jérusalem restera toujours la capitale d'une seule nation. Elle est aussi la ville des juifs, des musulmans et des chrétiens. Elle restera ouverte, pour défendre la liberté religieuse de chacun.
11 - La «barrière de sécurité» sera-t-elle la frontière définitive de l'Etat hébreu ?
La barrière de sécurité sera ajustée aux frontières, et non l'inverse. La ligne finale de la barrière sera déterminée par le tracé exact des frontières.
12 - Ces frontières engloberont-elles les blocs de colonies ?
Dans sa lettre du 14 avril 2004, le président Bush dit qu'il comprend que, en dernière analyse, les changements démographiques auront un impact et qu'Israël ne devra pas se retirer de ces blocs d'implantations. Je souscris totalement à sa vision.
13 - A propos de l'Iran, l'approche diplomatique suivie par les Etats-Unis et l'Union européenne peut-elle empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire ?
Je n'en suis pas certain. Mais c'est une étape incontournable pour trouver une réponse à cette question. Nous sommes tous déterminés à ne pas permettre aux Iraniens de posséder l'arme nucléaire. Cela aurait un effet dévastateur sur le monde entier. Cela forcerait d'autres pays, notamment dans le Golfe, à se doter de l'arme nucléaire, menaçant la stabilité du monde. Nous ne sommes pas le principal acteur dans cette affaire. Il est de la responsabilité des grandes puissances et des Nations unies de joindre leurs efforts pour combattre efficacement cette menace.
amattouch
06-16-2006, 12:40 PM
http://www.maannews.net/ar/index.php?opr=ShowDetails&ID=30970
L'Europe menace la Palestine d'un autre Jéricho
Dr. Saeb Urayqat, président du département des négociations, a émis
ses craintes à propos du renouvellement de ce qui s'est passé il y a
quelques mois à Ariha (Jericho) : les forces internationales qui
protégeaient la prison de l'Autorité Palestinienne se sont retirés
pour laisser l'armée sioniste attaquer la prison et kidnapper les
prisonniers palestiniens, et parmi eux, le secrétaire général du FPLP,
Ahmad Saadat.
Saeb Urayqat a annoncé à l'agence palestinienne Maanews avoir reçu une
lettre des observateurs internationaux qui se trouvent au passage de
Rafah, mettant en garde l'Autorité de leur retrait du point de passage
si les ministres palestiniens poursuivaient leur entrée dans le pays
en brisant le blocus économique imposé, en faisant entrer de l'argent.
Après les 20 millions de dollars amenés par le ministre palestinien
des affaires étrangères, c'était au tour du ministre palestinien de
l'information de faire entrer 5 millions de dollars, par le passage de
Rafah, ce qui a exaspéré les observateurs, en l'occurence l'Union
européenne.
Pour les observateurs, le passage de l'argent par Rafah est considéré
comme une violation de l'accord sur le passage, et Urayat d'ajouter :
je crains la répétition du scénario de Jéricho", indiquant qu'il a
discuté de cette question lors de la rencontre entre le président
palestinien et son premier ministre.
Le porte-parole du gouvernement, dr. Ghazi Hamad, a déclaré que le
gouvernement était déterminé à faire entrer l'argent par le passage de
Rafah, malgré les menaces des observateurs européens. Il a ajouté :
"le passage est notr epassage, et il n'y a aucune justification pour
le faire fermer par les observateurs européens. Nous faisons entrer de
l'argent de manière légale, officielle, et nous leur déclarons que cet
argent est remis dans les caisses de l'Etat".
Hamad a justifié cette manière de faire entrer l'argent car tout autre
moyen a été fermé, à cause du blocus imposé par l'occupant et les
Etats-Unis, et l'interdiction faite aux banques de faciliter la tâche
du gouvernement, avant de demander aux Européens de leur trouver un
autre moyen, au lieu de protester.
amattouch
06-16-2006, 12:40 PM
Communiqué du mouvement Abnaa al-Balad
La police israélienne accentue ses provocations envers les masses arabes palestiniennes de l'intérieur
Arrestation de Jamil Saffouri, membre du bureau politique du mouvement
Au lieu de poursuivre l'enquête sur le massacre commis par le terroriste israélien, le colon Natan Zade, au mois d'août dernier (4 août 2005) où quatre Palestiniens furent tués et plusieurs autres blessés, la police israélienne continue à poursuivre les habitants de Shefa 'Amr pour avoir tué ce terroriste, dans une campagne d'arrestations nommée (cyniquement) "le sort commun". Les habitants de la ville avaient tout simplement, ce jour-là, accouru pour empêcher le terroriste israélien de poursuivre ses tirs avec son arme automatique !
Le mardi 13 juin 2006, à trois heures du matin, les forces de la police de la région de Shefa 'Amr ont investi les maisons et ont arrêté 6 Palestiniens, prétendant leur participation à ce qui a donné la mort au terrosite. Parmi les personnes arrêtées, figure notre camarade Jamil Saffouri, membre du bureau politique du mouvement Abnaa al-Balad.
La campagne d'arrestations n'est que la poursuite des provocations incessantes menées par la police d'Israël et les diverses autorités contre nos masses arabes palestiniennes de l'intérieur, et notamment contre la direction et militants du mouvement Abnaa al-Balad. Sur la base de renseignements d'un officier de la police sioniste, affirmant "qu'il est certain que la police a agi, dans cette affaire, en fonction de directives et de considérations politiques", nous affirmons que la police devait plutôt concentrer ses efforts pour expliquer comment les appareils sécuritaires de l'Etat n'avaient pas prévu cet acte terroriste et pourquoi n'avaient-ils pas arrêté ses responsables, évitant ainsi ce massacre.
Les Palestiniens arrêtés ainsi que tous ceux qui ont fait face à ce terroriste, étaient en position de défense, la défense des habitants de Shefa 'Amr et notamment des masses arabes palestiniennes, plus généralement. Tout citoyen de Shefa 'Amr aurait pu être un victime, tout comme pouvait être la cible tout village, toute ville ou toute agglomération arabes palestiniennes.
L'arrestation et le jugement des jeunes de Shefa 'Amr sont une indication claire à la victime, imposer l'humiliation et interdire la riposte. C'est le feu vert pour des milliers de terroristes comme Natan Zadeh, un appel à ce qu'ils commettent des crimes contre les masses arabes palestiniennes de l'intérieur. L'affaire de Shefa 'Amr est une indication sur les dangers réels qui menacent les masses arabes en général. Il est du devoir du haut comité de suivi des masses arabes de s'en occuper, et non de déplacer l'affaire vers un comité local populaire. Les dirigeants des masses arabes doivent faire face à ces dangers en assumant leurs responsabilités, il s'agit de la question de notre présence, même corporelle, dans notre pays ! Nous disons, avec regret, que le jour de la comparution de ces jeunes, au tribunal de Haïfa, les dirigeants arabes étaient absents!! Nous espérons que cela ne se reproduira pas, dans les jours à venir...
Nous devons affirmer ensemble : le racisme sioniste ne nous empêchera pas de nous enraciner et de rester fermes et résistants dans notre patrie.
Nous porterons le flambeau de notre rêve palestinien jusqu'à sa réalisation.
Ensemble sur la voie
Mouvement Abnaa al-Balad, Palestine occupée
Communiqué d'Ittijah, union des associations civiles arabes, Haïfa
Nos masses ne sont pas dans le box des accusés
Nous sommes les vicitmes d'un terrorisme officiel et non officiel
Au début du mois d'août 2005, le terroriste israélien Natan Zade a commis un massacre à Shefa'Amr, et aujourd'hui, la police commet un autre crime en arrêtant six Palestiniens accusés d'avoir tué le criminel, dans une tentative de jeter la victime dans le box des accusés.
Par l'arrestation des six Palestiniens, nous considérons qu'il s'agit d'une nouvelle agression contre nos masses arabes et une détermination officielle israélienne à blanchir les crimes contre les Arabes Palestiniens, en se comportant avec les victimes comme si elles étaient accusées, et avec les terroristes comme s'ils étaient des victimes.
Il ne faut pas voir dans ces arrestations une affaire qui ne concerne que les personnes arrêtées ou leurs familles. Il s'agit d'une affaire qui concerne nos masses toutes entières. Il ne faut pas fermer les yeux sur le comportement de l'Etat et de ses appareils qui incitent contre nos masses palestiniennes et se comportent avec elles comme si elles sont accusées.
L'Etat et ses appareils n'ont donné à personne les réponses à propos de ceux qui se tiennent derrière le soldat terroriste.
Nous ne sommes pas dans le box des accusés, et nous devons le refuser.
Au contraire, ce sont les masses de notre peuple qui accusent à la fois le terroriste et tous les criminel officiels et non officiels, ainsi que toute la politique criminelle menée contre les masses de notre peuple.
La vérité, toute la vérité, sur le massacre de Shefa'Amr (août 2005) où les Palestiniens
Dina Turki, 21 ans
Hazar Turki, 23 ans
Nader Hayek, 55 ans
Michel Buhuth, 56 ans.
ont été assassinés par un terroriste israélien.
amattouch
06-17-2006, 11:45 AM
www.arabs48.com
Voilà comment ils effacent la Palestine
Le maire sioniste de la ville palestinienne occupée en 48, Ramleh, veut effacer la ville de la carte, en lui donnant un nom hébreu.
Ramleh est une ville arabo-musulmane qui se trouve entre Yafa et al-Quds.
Au cours de 1948, un massacre fut commis dans la ville, des dizaines de Palestiniens furent tués par la Haganah, et les autres habitants furent expulsés.
Lisez la célèbre nouvelle de Ghassan Kanafani, lettre de Ramleh, pour découvrir rien qu'un instant de ce massacre.
Le maire sioniste propose tout simplement de donner à la ville un nom juif car selon lui, les colons sionistes ne savent pas ce que signifie la ville de Ramleh.
Les sionistes poursuivent leurs massacres, poursuivent leur nettoyage ethnique dans le coeur même de la Palestine.
Comme pour Ramleh, des centaines de lieux en Palestine occupée ont changé de noms, pour que les colons sionistes ne se rappellent pas les crimes commis en 47-48, mais aussi pour faire oublier aux Palestiniens ces lieux où ils ont habités il n'y a pas si longtemps que ça.
Ramleh est menacée, al-Lid est menacée par les destructions systématiques de ses maisons arabes, Yafa est menacée par la judaïsation rampante, où ses belles maisons palestiniennes deviennent des lieux pour des artistes juifs, Beer Saba' est envahie par les colons, d'Ethiopie et de Russie. Haïfa et Akka sont menacées, avec la destruction des quartiers palestiniens, que l'Etat sioniste interdit de rénover.
C'est la Palestine entière qui est menacée jour après jour, depuis l'invasion légalisée en 1948.
amattouch
06-17-2006, 11:46 AM
Interview Marianne Blume, enseignante à Gaza.
"Je n´ai rencontré aucun Palestinien même parmi les partisans du Fatah qui dise que le Hamas doit reconnaître Israël sans condition."
"Les Palestiniens veulent la paix, mais les négociations doivent se faire sur une autre base".
Interview par Chris Den Hond pour la télé kurde ROJ TV et le mensuel La Gauche (Belgique) (juin 2006)
Marianne Blume : Suite à la victoire du Hamas, considérée comme une organisation terroriste, l´Europe a décidé, après les Etats-Unis, de suspendre les aides à l´autorité palestinienne. Actuellement, si le quartet demande au Hamas de reconnaître Israël, les accords conclus précédemment et de cesser la violence, on ne demande absolument rien à Israël : ni d´appliquer les avis de la Cour International de La Haye, ni de signer et d´appliquer la 4ème Convention de Genève, ni d´arrêter la violence. Il y a donc manifestement une politique de deux poids, deux mesures. Tout cela sous le prétexte de ne pas entraver le processus de paix. Or ça fait maintenant longtemps que la « feuille de route » a disparu de l´horizon politique. La preuve, c´est qu´on demande à Hamas de reconnaître Israël mais qu´on ne demande absolument pas à Israël de reconnaître un Etat palestinien.
Il est absolument clair que l´Union européenne suit les Etats-Unis. Je reprendrai une phrase de Véronique Dekeyser (députée européenne pour le PS), qui dit : « On est au bord de la guerre civile en Palestine, les administrations s´effondrent, l´image et la politique de l´Union européenne collent comme un chewing-gum à la politique nord-américaine. » Je pense que pour l´instant l´Europe n´est pas capable de mener une politique indépendante.
Le Hamas n´a pas été élu sur un programme religieux ou d´attentats. Le Hamas a essentiellement été élu sur un programme de lutte contre la corruption et de restauration de la bonne administration. Malheureusement, en effet, une partie de l´administration du Fatah était corrompue. Le Hamas a aussi été élu dans l´idée que toutes les concessions que le Fatah a faites à Israël n´ont rien donné. Non seulement il n´y a pas de paix mais la situation économique et sociale a empiré. Les gens veulent un accord de paix - c´est la volonté de toute la population palestinienne - mais sur d´autres bases. Si aujourd´hui on refuse un dialogue avec le Hamas, on refuse de discuter avec ceux que les Palestiniens ont élus démocratiquement, avec ceux qui représentent les Palestiniens. Alors, tous terroristes ? Moscou a une autre vision. Moscou dit qu´on peut discuter et essayer d´avancer avec le Hamas. Je ne pense pas qu´en faisant cette pression économique et en poussant les gens au désespoir, on va faire fléchir le Hamas, ni même la population.
J´étais à Gaza il y a deux semaines. Si les gens se plaignent sur la situation économique, si tout le monde est un peu désespéré, je n´ai rencontré aucun Palestinien, même parmi les partisans du Fatah, qui dise que le Hamas doit reconnaître Israël sans condition. Les gens ne sont pas prêts à cela. On demande aux Palestiniens de faire encore des concessions, on ne demande pas à Olmert de cesser ses plans unilatéraux, on trouve cela normal. On demande au Hamas de ne pas avoir un discours de violence, on ne demande pas lors des élections israéliennes à un Liebermann de prouver qu´il n´était pas raciste, qu´il n´est pas pour un transfert forcé des Palestiniens. On ne demande même pas à tous les partis en lice de reconnaître un Etat palestinien ! Il y a réellement deux poids, deux mesures.
Du côté du Hamas, on a tout de suite dit qu´on était contre tout système qui contournerait les institutions palestiniennes en place. Même la Banque Mondiale met en garde contre tout mécanisme qui viserait à remplacer les services existants : elle rappelle à propos, dans son dernier rapport, que, pendant douze ans, l´Union Européenne a dépensé la plus grande partie de ses aides au renforcement institutionnel avec la volonté de créer les structures nécessaires au fonctionnement d´un futur Etat palestinien. Il serait donc inconséquent de les ignorer.
L´Europe est schizophrénique : elle applique ses principes aux uns et pas aux autres. Il y a des dizaines de rapports de l´Union européenne, des diverses agences de l´ONU et des ONG qui disent qu´Israël ne respecte pas les droits de l´homme, qu´Israël contrevient à toute une série de conventions internationales, dont la Convention de Genève, et néanmoins, les accords de coopération entre l'Union européenne et Israël ne sont pas suspendus. Or, la possibilité de sanction existe puisque les accords signés par l´UE sont assortis d´une clause sur le respect des droits de l´homme. Le Cour Internationale de La Haye a dit que le mur était illégal et qu´il devait être démantelé. La plupart des pays (dont la Belgique) ont entériné par un vote à l´ONU les conclusions de la Cour. Cela implique de leur part le devoir de faire pression sur Israël pour qu´elle se conforme aux avis de la Cour. Il y a eu quelques pressions mais plus formelles qu´effectives. Il semble que le lobby israélien soit assez fort pour prévenir toute sanction. Il faut savoir que, depuis un an et demi à peu près, un bureau de lobby pro-israélien s´est installé à Bruxelles et qu´il est très actif auprès de l´Union européenne.
Il y a aussi une différence entre le discours politique et les réalités des échanges commerciaux ou autres. Ainsi, le Parlement bruxellois, lors d´une discussion récente, a décidé de prolonger la suspension de certains accords avec Israël. Néanmoins, un coup d´oeil sur le site de la Communauté Wallonie-Bruxelles, et l´on constate que cela n´empêche absolument pas les accords universitaires, techniques ou économiques. Il y a toujours des délégations qui vont en Israël pour faire de la promotion pour nos entreprises belges et vice versa.
Quand on dit aux Palestiniens: "L´Europe ne paie plus", la première réponse, c´est : "Tu sais, nos frères arabes ne paient pas non plus.". Les Palestiniens, dans leur malheur, ont une vision du monde qui est quand même une vision beaucoup moins simpliste que l´Orient contre l´Occident, ou l´islam contre la chrétienté. Ils disent clairement qu´il ne faut pas trop compter sur les frères arabes. L´Egypte est le deuxième pays au niveau des aides américaines et donc on ne peut pas en attendre grand chose. Quant à la Jordanie, elle a, elle aussi, des relations privilégiées avec les Etats-Unis. Donc les Palestiniens ne voient pas la situation en termes Ouest versus Est. Par contre, ils constatent que l´Europe est toujours empêtrée dans son sentiment de culpabilité concernant les juifs et l´holocauste. Ce qui, apparemment, bloque toute compréhension de ce qui se passe réellement en Palestine et empêche des actions effectives contre la politique israélienne.
Après le désengagement israélien de Gaza, les gens étaient déjà très lucides et très pessimistes. "Ca ne va pas changer grande chose." Ca a changé à l´intérieur de la Bande de Gaza : la mobilité est rétablie, il n´y a plus de checkpoints, de fermeture des routes etc. Mais au niveau économique, ça n´a rien changé, la situation a même empiré : non seulement à cause de la diminution drastique du nombre de Palestiniens autorisés à aller travailler en Israël mais encore à cause de la fermeture quasi constante du passage « marchandises » de Karni. Au niveau de l´occupation, ça n´a rien changé non plus. Le nord de la Bande de Gaza est bombardé sans relâche. Quand je suis retournée en avril, pendant des journées et des nuits entières, on entendait toutes les minutes des explosions. Des gens sont tués et les zones des colonies évacuées sont inaccessibles : l´occupant est invisible mais bien présent. Bien sûr, on ne l´a certainement pas vu à la télé. Quand j´étais sur place, cela faisait deux mois que les gens n´avaient pas été payés. Les gens du Hamas comme ceux du Fatah me disaient tous : "Donnez une chance au Hamas. Laissez-nous essayer. On n´est pas fous. On n´a pas envie non plus de tomber dans un puits noir avec le Hamas, mais laissez-les essayer ». C´était un leitmotiv: "Dites en Europe qu´il faut donner une chance à ce gouvernement. Nous avons prouvé lors des élections que nous pouvons changer. Donc si le Hamas ne nous donne pas satisfaction, on les mettra dehors de manière démocratique aussi.".
J´ai aussi entendu, à Gaza, d´autres réflexions, comme: "Maintenant les Européens veulent payer les gens du Fatah, ceux dont nous avons dit et dont l´Europe a dit pendant 5, 6, 8 ans qu´ils étaient pourris et corrompus !!!" Cette idée les faisait rire. Amèrement. Sur le terrain, la situation est dangereuse. On m´a répété plus d´une fois :"Il y a des gens à Gaza, comme Dahlan et ses amis, qui sont prêts à tout, ça veut dire, prêts à tout pour faire capoter le Hamas à n´importe quel prix et prendre le pouvoir." Plus que des risques de guerre civile, les gens sont inquiets de ce pouvoir de l´ombre, de ce pouvoir occulte d´une série de personnes qui appartiennent au Fatah, mais qui roulent pour eux-mêmes et espèrent pouvoir prouver aux Etats-Unis qu´ils sont les hommes du moment capables de reprendre la situation en mains. A mon avis, il n´y aura pas de guerre civile mais on assistera sûrement encore à des batailles entre groupes armés : je fais confiance aux mécanismes de régulation interne qui ont déjà fait leurs preuves dans le passé récent.
omtarek
06-17-2006, 12:18 PM
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amattouch
06-17-2006, 01:05 PM
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amattouch
06-24-2006, 10:44 PM
La libération du député Fathi Al-Qar'awi
Jun 24, 2006, 00:16
Naplouse – CPI
Après neuf mois de « détention administrative », les autorités de l'occupation israélienne ont relâché, le jeudi 22 juin, le député captif représentant du groupe du « changement et de la réforme » Fathi Al-Qar'awi.
Notons que le député Fathi a été arrêté durant la campagne entamée par les forces de l'occupation israélienne visant les cadres et les membres du mouvement de la résistance islamique (Hamas) pour l'affaiblir dans les élections municipales et législatives. Sa durée de « détention administrative », il l'a passée dans la prison sioniste d'Al-Naqab.
Le cheikh Al-Qar'awi est né en 1958 dans le village de Ramin, dans le département de Tulkarem. Il est un réfugié venant du village de Sabarine, dans le département occupé en 1948 de Haïfa. Il est marié et père de six enfants. Il a été déporté vers la région de Mardj Al- Zohour, au sud du Liban.
amattouch
06-24-2006, 10:45 PM
L'occupant sioniste poursuit sa guerre contre les Palestiniens.
Confiscations de terres, destructions de véhicules, menaces de destructions de maisons
www.arabs48.com
Ayn Mahel, en Galilée : confiscations des terres (de Fasl al-Maqal) Le 22 juin 2006, le procureur général sioniste a accepté de reporter la confiscation de terres du village palestinien de Ayn Mahel, dans la région de Nazareth.
Ces terres sont menacées depuis leur confiscation en mars 1976. Situées à l'entrée du village, elles ont une superficie de plusieurs milliers de dunums, cultivées d'oliviers. Le but est de construire à la place une nouvelle colonie sioniste, Hariona, pour encercler et ghettoïser le village palestinien.
Depuis le début de l'année 2006, un comité populaire du village s'est constitué pour s'opposer à la confiscation effective. Ce comité, dirigé par un militant actif, Ghanim Habibullah, a débuté son activité en alarmant l'opinion publique, interne, arabe et internationale, pour dénoncer cette politique systématique de nettoyage ethnique entreprise par l'entité sioniste.
Le 19 juin, les services de renseignements de l'Etat sioniste installés dans la colonie Natsarit Ilit (jumelée avec la ville française de St Etienne), interpellent le responsable du comité populaire pour l'empêcher d'agir et de poursuivre la mobilisation. Ghanim a affirmé que toutes les mesures envisagées par le comité sont légales, et tout propriétaire de la terre doit la défendre surtout lorsqu'il la possède depuis des centaines d'années. Faire appel devant le procureur fut l'une de ces mesures. Le comité va poursuivre ses actions, et il rappelle que les villageois de Ayn Mahel souffrent de peu d'espace, qu'ils n'ont pas d'espace pour construire des logements, alors que la population s'accroît. Le comité propose de construire un projet sur ces terres menacées, des logements pour les jeunes couples, un centre culturel, des écoles et des stades de jeu, ainsi qu'une zone verte. Il n'est pas question pour les habitants du village que ces terres soient confisquées pour finir dans une colonie juive, surtout que sur les 17.000 dunums que possédait Ayn Mahel, il n'en reste presque plus rien, surtout après que la colonie de Netsarit Ilit se soit agrandie au dépens de Ayn Mahel.
Les colons incendient des voitures palestiniennes près de Nablus, en Cisjordanie
Trois colons de Itsar, installée sur les terres de la ville de Nablus, ont incendié quatre voitures appartenant à des Palestiniens du village Aynbous, proche de la ville. La police sioniste les a arrêtés, suite à la plainte déposée par un habitant du village.
Selon l'un des habitants, les colons ont investi le village et ont incendié les voitures avant de s'enfuir en direction de la colonie. Que fera la police sioniste avec les colons ??
Dans la ville d'al-Lid, les autorités sionistes acceptent de reporter de trois mois la destruction des maisons palestiniennes
Suite à la demande du député Wasel Taha, du Rassemblement national démocratique, le ministre sioniste de l'habitat s'est rendu jeudi dernier dans le quartier Zahra' dans la ville d'al-Lid pour examiner la crise vécue par les habitants palestiniens du quartier, après la destruction de plusieurs maisons, soi-disant construites illégalement.
Le député Wasil Taha a expliqué l'importance de développer les quartiers arabes de la ville en déclarant : "Au lieu de detruire les maisons dans la ville d'al-Lid, le gouvernement doit transformer les quartiers arabes en centres de rencontres entre Juifs et Arabes, afin que la ville d'al-Lid soit un modèle pour toutes les villes "mixtes".
Taha a demandé au ministre de geler les ordres de destructions dans le quartier, en attendant de résoudre le problème des logements et a demandé que la compagnie Amidar paie des compensations aux propriétaires palestiniens comme aux habitants juifs qui ont quitté le quartier, sans faire de distinctions entre eux.
amattouch
06-24-2006, 10:46 PM
AFP 23.06.06 | 08h09
L'ex-Pink Floyd Roger Waters a appelé jeudi soir les Israéliens à casser le "mur" de séparation qu'Israël érige en Cisjordanie occupée, lors d'un concert dans un village judéo-arabe.
"Votre génération est capable de casser le mur", a lancé le chanteur devant plus de 50.000 personnes qui l'ovationnaient alors qu'il entonnait sa célèbre chanson "Another brick in the wall" (Une autre brique dans le mur).
L'unique concert s'est déroulé dans un champ près de Nevé Chalom (l'oasis de la paix, en hébreu), un village communautaire où vivent ensemble des juifs et des Arabes chrétiens et musulmans à l'ouest de Jérusalem.
La représentation qui a provoqué un embouteillage monstre s'est déroulée sans accroc, mais 31 spectateurs se sont évanouis en raison de la chaleur et trois jeunes qui s'étaient déguisés en vigiles pour pouvoir y assister ont été arrêtés.
La rock-star âgée de 63 ans s'était rendue symboliquement mercredi soir à la barrière de séparation controversée. Présenté par Israël comme une "clôture antiterroriste", cet ouvrage est qualifié de "mur d'apartheid" par les Palestiniens car il s'enfonce en Cisjordanie et rend problématique la création d'un Etat palestinien.
Le célèbre bassiste de Pink Floyd en a profité pour dessiner des graffitis sur le mur de béton de huit mères de haut construit dans le village d'Abou Dis, un faubourg de Jérusalem-est.
Le concert prévu à Tel-Aviv a été transféré à Névé Chalom, symbole de coexistence après que des dizaines d'artistes palestiniens eurent demandé au chanteur de renoncer à une représentation dans un pays "qui bafoue les droits des Palestiniens et pratique une politique d'épuration ethnique".
Roger Waters avait maintenu sa décision de jouer en Israël.
"Ce n'est pas parce que je suis en désaccord avec la politique étrangère d'Israël que je ne vais pas y aller, ou alors je ne devrais pas jouer en Grande-Bretagne, à cause d'un désaccord avec la politique du Premier ministre Tony Blair", avait-il déclaré.
amattouch
06-24-2006, 10:49 PM
Accompagnez moi à Gaza
[ Nabil El-Haggar (*) ]
J’ai pris l’habitude, depuis quelques années, de me rendre en Palestine, au moins une fois par an, pour donner une série de conférences sur l’éducation, la culture, l’art et la résistance en Palestine.
Cette année, c’était au tour de Gaza d’accueillir deux de mes conférences.
D’abord, passer en Palestine
Comme d’habitude, pour aller en Palestine, je passe par la Jordanie, depuis Amman, puis me rends au Pont du Roi Hussein, point de passage des frontières jordano-palestinienne, contrôlé, côté palestinien, par les militaires israéliens.
Comme d’habitude, une fois arrivé au poste frontière, la jeune soldate israélienne, âgée d’une vingtaine d’années, sait, à la lecture de mon nom qu’elle a à faire à un Français d’origine palestinienne, ce qui est en soi incitateur d’une punition dont le contour se précisera au fur à mesure de la lecture d’éventuelles informations supplémentaires que le fichier informatique lui fournira. Consultation informatique faite, un regard haineux anime son visage et le geste d’une, main remplie de mépris, me fait signe d’aller attendre. Puis elle se presse d’aller consulter ses chefs.
Car le cas des Palestiniens de la Diaspora constitue un des cas de figures qui fâche le plus ! Dans le regard que portent les Israéliens sur ces Palestiniens qu’ils préféreraient ne plus jamais voir revenir en Palestine, cohabitent méfiance et haine : c’est le « syndrome du retour ». Ils voient en eux des Palestiniens déguisés en Occidentaux, tentant de détourner le Droit au retour, ne serait-ce que pour quelques jours. Aussi, ces Palestiniens suscitent auprès des Israéliens une envie aigue de les punir d’autant plus que ces Palestiniens semblent se croire protégés par leur statut d’« Occidentaux » !. Alors peu importe la nationalité, aucun passeport ne peut protéger aucun Palestinien. D’ailleurs, c’est pourquoi la peur et l’inquiétude nous envahissent à chaque fois que l’on a à faire aux autorités israéliennes. Car nous savons que derrière la petite soldate, il y a une impitoyable machine prête à se mettre en route, capable de vous humilier, arrêter, interroger et même vous broyer si elle considère que cela peut avoir la moindre utilité. Une telle machine fonctionne selon une logique imprévisible dont on ne peut décoder ni deviner les tenants et les aboutissants.
La soldate, hautaine de ses 150 cm, revient, les yeux pétillants, l’envie débordante de procéder à l’interrogatoire. Des questions, généralement sans intérêt, sont alors posées, les réponses données, elle décide de m’octroyer un visa d’une semaine. Il s’agit d’une sortie honorable : sans grande difficulté, l’autorisation de rester en Israël quelques jours m’est accordée, ce qui est suffisant pour accomplir ma mission. Je peux m’estimer heureux.
J’arrive à Jérusalem où des amis attendent pour m’amener à Gaza.
De Jérusalem à Gaza
La route de Jérusalem à Gaza est très agréable, les alentours mettent en évidence la magnifique nature de la Palestine. La traversée d’une partie de la Palestine historique fait ressortir toute la rancœur enfouie en moi. Je ne peux que penser aux constantes évocations de la Palestine par mes parents. Si le Palestinien que je suis, de retour pour quelques jours, a fini par accepter le fait israélien, j’ai bien plus du mal à accepter l’écart entre le « bonheur israélien » et « le malheur palestinien ». Et ceci d’autant plus qu’il suffit de rouler quelques kilomètres pour se rendre à l’évidence : le bonheur des uns se nourrit du malheur des autres. Au-delà du fait politique, ce sont d’insupportables sentiments de jalousie et d’impuissance qui m’envahissent!. Je ne peux m’empêcher de me dire, pourquoi, eux ont le droit de vivre ici et pas moi, fils d’une mère et d’un père nés à quelques kilomètres d’ici.
En moins de trois heures, nous arrivons au poste d’Erez, point de passage entre Israël et Gaza. Munis des autorisations exigées par l’armée israélienne, le passage se fait sans trop de difficultés. Nous entrons dans la bande de Gaza où dévastation et désolation de tout genre sont les premiers à accueillir les visiteurs. La vue des interminables champs dévastés, maisons détruites, terre retournée sous les impacts des bombes, routes éventrées sous l’action des chars vous assèchent la gorge et vous imposent silence. Toute _expression paraît inutile, seul cet insupportable sentiment de jalousie vous étouffe et continue de grandir en silence.
Conférences dedans, RBG dehors
La première des conférences est organisée par l’ONG Theatre Days Production et le Ministère de l’Éducation palestinien, dans le cadre d’une journée destinée aux enseignants, directeurs d’école et cadre du Ministère sur le Drama à l’école palestinienne. Il me revenait de conclure la journée par une conférence sur le thème : « la culture dans la résistance ».
Il est admis, depuis bien longtemps, que lorsqu’on intervient à Gaza, on se doit de faire attention à ce qu’on dit et pour avertir leurs invités, les Palestiniens ont pour habitude de signaler qu’« on ne dit pas à Gaza tout ce qu’on dit à Ramallah » !. Une telle précaution est d’autant plus nécessaire depuis que le Hamas a gagné les élections palestiniennes.
Le public est nombreux, manifestement disposé à écouter au-delà de ladite limite sociale et politique généralement admise.
Pendant ce temps, les sifflements des balles se font entendre épisodiquement sans que l’inquiétude ne se trahissent sur tous ces visages apparemment paisibles.
C’est en fin de journée, en allant vers le centre ville que nous découvrons des dizaines d’hommes vêtus de treillis militaires de couleur verte flambant neufs, le long des trottoirs, armés de Kalachnikovs pour les uns et de fusil anti-char - le fameux RBG - pour les autres. C’est l’annonce d’une dégradation dont personne n’est en mesure de prévenir les conséquences.
Le lendemain, je me rends au centre culturel Kanan où une centaine de personnes, appartenant sans doute à l’élite laïque de Gaza, m’attendent pour une conférence que j’ai intitulée « De la résistance armée à la résilience culturelle ». Mon propos rencontre, auprès des personnes présentes, un écho manifestement très favorable.
Cela se confirme au moment de la conclusion de la rencontre lorsque j’affirme que « le salut de la résistance palestinienne se trouverait dans notre capacité à changer la nature de la confrontation avec Israël… tout en ajoutant que les nouveaux résistants de la Palestine se trouvent dans cette salle - je veux parler des militants de la culture - et non ceux armés de RBG au coin de la rue ».
Ce décalage entre le débat que je viens de susciter et la confrontation inter palestinienne qui se passe de l’autre côté de la rue me donne alors l’impression que j’ai rendez-vous avec l’absurde.
Les slogans
Il n’y a pas, à Gaza, un seul centimètre carré de mur sans qui ne soit tagué par des slogans divers. Les classiques slogans représentant les forces et les idéologies nationalistes diverses, relatifs à la libération nationale et exprimant la lutte contre l’occupation, laissent de plus en plus la place à ceux du Hamas et du Djihad. Ceux qui s’imposent désormais sont principalement en rapport avec Dieu, les devoirs des bons musulmans, et les moyens qui mènent au paradis. J’en ai retenu deux : « prie avant que l’on prie sur toi » et le deuxième : « sois pieux, la tombe t’appelle » !
La mission étant accomplie, le temps du retour est arrivé, le cœur rempli de tristesse. Chaque jour palestinien est plus mauvais que son précédent, les Palestiniens seraient en train de toucher le fond ? Mais y a t-il une limite au fond ?
Les Israéliens savourent chaque jour une victoire supplémentaire. Mais y a-t-il une limite à l’ivresse que l’on savoure dans la souffrance de l’autre ?
Le monde libre observe cette souffrance palestinienne avec une passivité hallucinante. Impuissant et incapable de la moindre critique à l’égard d’Israël, puissance d’occupation, il punit les Palestiniens pour se donner bonne conscience, moyen détourné pour justifier son impuissance. C’est absurde et c’est tout un peuple qui est pris en otage par cette abominable absurdité.
Erez, le retour
Nous arrivons au passage Erez, côté palestinien, il est midi. Les policiers palestiniens récupèrent nos passeports. Ils sont chargés d’appeler les Israéliens, leur indiquer noms et numéros de passeports et doivent attendre qu’ils donnent leur autorisation d’entamer la marche vers Israël.
En attendant, nous entendons le bruit sourd d’un bombardement à quelques kilomètres de là sur la plage, la peur gagne les esprits ! À ce moment nous ne savons pas encore que quelques jours plus tard, c’est toute une famille palestinienne, de huit personnes, qui sera massacrée sur cette plage par un bombardement.
Pendant que nous attendons, une escorte de plusieurs voitures remplies d’hommes armés, arrive au poste palestinien pour accueillir et amener un responsable palestinien des renseignements venant de Ramallah pour une visite à Gaza. Décidément, les Palestiniens vont de plus en plus mal : ce responsable traverse seul Israël et dès son arrivée à Gaza, sera escorté par plus d’une quinzaine d’hommes armés !
À ce moment, nous ne savons pas encore que celui-ci sera assassiné le lendemain dans l’explosion d’un ascenseur à gaza.
Deux heures viennent de passer, les Palestiniens nous indiquent que nous pouvons nous diriger vers le passage d’Erez.
Le Mad Max erezien
Tous ceux qui veulent revenir en Israël doivent emprunter un tunnel constitué par deux murs, en béton armé de 8 mètres de haut, de cinq à six mètres de large, couverts par des parois transparentes. Nous commençons la marche vers sa Majesté Israël.
Nous marchons longuement, le tunnel nous semble interminable, un sentiment d’angoisse me serre la gorge, je me demande ce qu’il m’adviendra dans le cas d’un malaise? Je regarde les innombrables caméras qui nous observent et me rassure en me disant que les vivants de l’autre côté, verraient et viendraient sans doute à mon secours ! Le doute persiste, je me dis que là où nous sommes, ce n’est pas encore Israël, c’est un non man’s land, les secours israéliens interviendraient-ils ?
Enfin, après avoir marché cinq cents, peut-être six cents mètres nous arrivons devant un grand portail métallique de même hauteur que le tunnel.
Une dizaine de personnes attendent devant le portail, en silence.
Je pose la question, qu’attendez vous ? « Nous attendons la Voix », répondent-ils. La Voix, quelle voix ? « La voix qui sortira du haut du tunnel pour vous donner des instructions ».
En effet, un peu plus tard, nous attendons la Voix électronique qui hurle en hébreu et en anglais: « deux », ce qui veut dire que deux personnes sont autorisées à passer. Les deux premières personnes sont prêtes, un désagréable signal électrique qui annonce l’ouverture du portail se déclenche. Les deux personnes passent, le portail se referme derrière elles. Une heure après, c’est à mon tour de passer, cinq mètres plus loin, un deuxième portail métallique se dresse, et derrière ce dernier, quatre couloirs de moins d’un mètre de large montrent le chemin à suivre jusqu’à l’étape suivante. Devant chaque couloir un tourniquet est en place.
J’attends, je suppose que l’électronique finira par m’indiquer ce que je devrai faire le moment venu. La Voix indique « un », ce qui veut dire que je dois me placer devant le couloir no 1. Quelques minutes passent, un bruit digne des lourdes portes derrière lesquelles on enfermait les fous furieux dans les hôpitaux psychiatriques des années soixante, m’agresse l’oreille, pour me signaler que le tourniquet est débloqué. Le paradoxe est que je me trouve, malgré tout, content d’entendre ce bruit sans lequel j’aurais pu rester coincé des heures durant.
Je pousse le tourniquet en faisant attention à ce que ma valise ne reste pas coincée entre les barres du tourniquet, non que je sois expert en tourniquet, mais je viens d’apprendre la leçon en observant une dame accompagnée par ses trois enfants, qui a mis plus de 15 minutes pour faire échapper ses enfants et ses deux valises pris au piège du tourniquet. Croyez-moi, ce n’est pas facile.
Je marche une cinquantaine de mètres dans le couloir métallique et j’arrive devant un deuxième tourniquet qui marque le passage par un troisième portail métallique.
Derrière le portail, on aperçoit le tapis à scanner les bagages et une cabine circulaire à hauteur d’homme, avec une double enveloppe de matière transparente.
C’est peut-être l’un des rares endroits où il est préférable de ne pas arriver le premier. Ce qui permet, à chaque étape, de procéder à un apprentissage accéléré en observant, à travers les divers portails, les gens qui précédent.
En ce qui me concerne, c’est la dame et ses trois enfants qui, me précédant, font office de formateurs.
D’abord, il faut attendre que la Voix vous autorise à poser un seul bagage à la fois sur le tapis. Celui-ci se met en marche, et si tout va bien, la Voix vous autorise à poser le deuxième bagage et ainsi de suite. Autrement, le bagage vous est retourné sur le tapis et la Voix vous somme de le déposer. Il faut en déduire qu’il vous appartient de faire en sorte que votre bagage soit accepté par le scanner, autrement, il vous est retourné autant de fois qu’il faudra, sans qu’aucune personne ne puisse intervenir directement. Après quelques aller-retour, la dame réussit à faire passer ses bagages.
La famille se place devant ce monstre transparent qui me fait penser aux cabines de décontaminations dans les laboratoires à haut risque. La porte de la cabine s’ouvre, la dame fait l’erreur de passer avant ses enfants ! C’est trop tard, aucun retour en arrière n’est toléré, elle est dedans, elle doit y rester, c’est la Voix qui le dit et manifestement, personne n’a intérêt à contredire la Voix.
Sur le sol de la cabine, deux empreintes de pieds sont peintes en rouge, elles indiquent les endroits où vous devez vous placer. On écarte les jambes, la Voix dit « Levez les mains », après un court silence, elle ajoute « n’ayez pas peur ». Du coup, la peur vous envahit ! La porte se referme derrière moi. Un son, aussi particulier que désagréable, qui fait penser aux machines de lavage automatique de voitures, me remplit les oreilles. Sans tarder, l’enveloppe mobile de la cabine se met à tourner rapidement, tout en dégageant un léger nuage dont je ne saurais probablement jamais de quoi il est constitué et encore moins si des effets secondaires sont à craindre.
Le corps (et peut être l’esprit aussi) est scanné, la porte de sortie de la cabine s’ouvre. Je peux récupérer ma valise dont le tapis s’est débarrassée.
Quant à la dame et ses enfants qui me précédaient, mis à part le plus petit d’entre eux, ils ont passé le test de la cabine sans encombre. Le petit garçon, âgé à peine de 6 ans a, lui eu beaucoup plus de peine.
La porte s’ouvre, sa mère de l’autre côté lui crie de passer. Il passe et la porte referme derrière lui. De là où je suis, derrière le portail, je ne peux plus entendre ce qui se passe dans la cabine. Mais de longues minutes passent sans que l’enfant ne puisse avancer, tandis que les gesticulations de la mère indiquent clairement que l’enfant ne parvient pas à suivre les instructions qui lui sont données par la Voix. D’ailleurs, je crois qu’il était matériellement impossible à cet enfant de placer ses pieds sur les empreintes! Bref, aucune aide ne lui est portée ! Il réussit tout de même à passer après une attente de plus de dix minutes, seul enfermé dans cette cabine pour le moins grotesque. Ce qui me frappe est le fait qu’à aucun moment l’enfant n’a exprimé la terreur qu’il vivait dans cette cabine !
À force de subir la barbarie de l’occupation, les enfants de la Palestine ont perdu une partie de leur sensibilité. Ils ne sont plus tout à fait des enfants, et c’est insupportable.
Après la cabine et le tapis, au bout du couloir, je vois un humain, en l’occurrence, une soldate. Je n’ai jamais pensé que je puisse un jour éprouver de la satisfaction à voir un soldat israélien. Après cette promenade dans le royaume Mad Maxien et son ambiance apocalyptique, je suis presque soulagé de voir cette personne, simplement parce qu’elle semble humaine !
Juste avant d’être dirigé vers le royaume d’Israël pour le contrôle des passeports, je lis un slogan inscrit en arabe sur un mur :« souriez, la vie vous sourira » !
Je me rappelle alors d’un autre slogan inscrit sur un mur au passage entre Jérusalem et Ramallah, où, là-bas aussi, des heures d’attente sont nécessaires pour passer. On pouvait lire : « Nous vous souhaitons une heureuse attente ».
(*) Nabil El-Haggar est universitaire d’origine palestinienne
amattouch
06-24-2006, 10:51 PM
Les martyrs de l’Intifada
Fadwa TOUKANE
Ils ont tracé la route vers la vie
l’ont pavée de corail, de forces jeunes, d’agate ...
Ils ont levé leurs cœurs comme des pierres de braise,
des brûlots dans leurs mains
et lapidé la bête du chemin.
Ils ont crié :
c’est le temps de se battre, lève-toi !
Leur voix a retenti aux oreilles du monde,
son écho a retenti aux oreilles du monde,
son écho s’est déployé jusqu’aux confins du monde.
C’est le temps de se battre ,
ils se sont battus,
et ils sont morts debout,
astres scintillants
embrassant la vie sur la bouche.
Regarde-les au loin enlacer la mort pour exister encore ...
S’élever jusqu’au plus haut devant les yeux de l’univers, monter,
à leur sang encordé
monter monter monter ...
La mort traîtresse ne prendra pas leurs cœurs
car la résurrection, l’aube nouvelle, comme des songes
les accompagne sur le sentier du sacrifice.
Regarde-les, faucons, dans leur Intifada,
ils attachent le sol, la sainte patrie
au ciel !
amattouch
06-24-2006, 10:52 PM
Assassinat ciblé : trois enfants tués
( mardi 20 juin 2006 )
L'aviation des forces d'occupation a tiré mardi 20 juin des missiles contre une voiture circulant dans le camp de réfugiés de Jebaliya dans le nord de Gaza, faisant trois morts et huit blessés, selon un bilan des sauveteurs.
Les victimes décédés sont un garçon de cinq ans, une fillette de sept ans et une adolescente de 16 ans, décédée des suites de ses blessures.
D'après l'armée d'occupation, le véhicule transportait des résistants des Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, mouvement affilié au Fatah.
Selon des témoins, la voiture a explosé dans une rue étroite de Jebaliya, près de la ville de Gaza
amattouch
06-24-2006, 10:59 PM
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07-12-2006, 01:51 AM
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08-16-2006, 11:13 PM
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08-16-2006, 11:15 PM
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08-16-2006, 11:17 PM
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08-19-2006, 01:42 AM
<div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"><font color="#993300">Marginaux, par Joseph Smaha</font> </font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" color="#003399" size="4"><a href="http://www.arabs48.com/" target="_blank">www.arabs48.com</a></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" color="#003399" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Des jours inquiétants furent ceux qui ont accompagné la parution de la résolution 1701,et les suivants, ils étaient surtout inquiétants pour le Liban. A cours de ces jours, les forces marginales de la majorité gouvernante ont décidé de se vêtir de kaki, et se sont comportées comme si les opérations militaires israéliennes avaient réalisé leurs objectifs, et qu'il était temps d'en cueillir les fruits politiques. Le minimum de réflexion politique et de décence les ont abandonnés, et elles ont failli lancer leurs ordres cassants aux résistants : venez au conseil des ministres pour déposer vos armes sur la table.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Les marginaux de la majorité se sont comportés avec les dirigeants du Parti (Hizbullah) comme si, ces dirigeants, sont des officiers ayant commis une traîtrise, une désobéissance ou un acte honteux : nous allons vous arrêter sur les places publiques et vous dépouiller de vos insignes, et tout ce que nous vous autoriserons est de ne pas baisser la tête. Le temps des comptes est venu, et c'est nous qui allons demander des comptes, ont proclamé les marginaux. N'est-ce pas nous qui avons déjeuné, avant Cana, avec Condoliza Rice et qui avons reçu à table, après Cana, David Walsh ? Sur cette base, nous avons le droit de convier au grand repas. Voilà, nous convions donc à ce repas, même si nous serons les seuls.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Ce furent des moments difficiles et amers. Les marginaux se sont comportés comme si les morts en Israël et les martyrs du Liban sont à leur actif. Ils ont dépassé en bêtise, à l'approche de la trêve, celle de Ihud Olmert, de 'Amir Peretz et de Dan Halutz au début de la guerre. Et au moment où les Israéliens découvraient l'ampleur de leurs erreurs, les marginaux libanais se sont présentés pour accueillir la scène, ignorant que nous ne sommes pas dans une course de remplacement, et que le dernier pion, l'armée israélienne, n'avait pas encore franchi la surface qui lui a été imposée. Si les Israéliens, par tous leurs aveux, ont mésestimé la "force et la capacité de la résistance", les marginaux libanais ont commis une erreur encore plus grossière : ils se sont montrés insensibles envers leurs concitoyens et n'ont pas réalisé, à sa juste mesure, la sensibilité du public où affluent deux courants extrêmement enflammés : l'immense perte et la saveur de la victoire...</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Les marginaux de la majorité sont libanais, dans le mauvais sens du terme, ce qui signifie qu'ils pensent que l'appareil militaire israélien et le poids politique américain sont à leur service. Ils ignorent les leçons qu'ont tiré les Israéliens de leur invasion en 82, la plus importante étant de ne pas se noyer au Liban et d'éviter d'assurer un appui direct à des forces intérieures souhaitant renforcer leurs positions.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Il est clair que ces leçons s'appliquent merveilleusement à l'état de ces marginaux, qui parient sur le fait que l'histoire récompense les paresseux rien que parce qu'ils ont demandé leur adhésion au nouveau moyen orient.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">L'illusion qui a pris d'assaut ces maginaux libanais leur a fait croire qu'il suffisait de quelques déclarations*soutenant les objectifs de*l'agression pour avoir une place parmi ceux qui la menaient, ils n'ont même pas réalisé que les gens sérieux avaient leurs propres calculs, différents.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Ce furent vraiment des instants inquiétants. Mais ce qui a suivi a clarifié la situation. Il fut rapidement clair qu'un fossé séparait les résultats de la confrontation sur le terrain et la résolution 1701. Il fut aussi clair, dans ce cadre, que toute tentative de faire plier la réalité pour faire appliquer la résolution, dans une lecture américano-israélienne, est une tentative de passer du bord de l'abîme vers... l'abîme.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Dans cette situation précise, les pressions furent plus grandes pour arriver à un règlement correspondant aux données, traduisant d'une part*le rapport de force sur le terrain au sud, et d'autre part, la*résolution émanant du conseil de sécurité. Et la décision de déployer l'armée au sud, selon la formule admise au conseil des ministres libanais, n'est que l'_expression de ce règlement. Cela fut précédé par la reconnaissance, par Kofi Anan et Condolizza Rice, de la capacité limitée pour faire exécuter les revendications maximales.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Nous pouvons supposer, dans ce cadre, que les Etats-Unis sont parvenus à une conclusion admettant que la poursuite effective de la pression, hors d'un*cadre ordonné, conduirait à l'anarchie. Ensuite, que cette anarchie, dans les conditions actuelles, n'est pas favorable à l'alliance américano-israélienne. Ce qui fait pencher vers cette supposition, c'est la situation embrouillée israélienne qui a ouvert la voie à une nouvelle crise intérieure qui risque de s'accroître et de recomposer une nouvelle carte politique. L'"effondrement" des deux fronts, à l'avant et à l'arrière, est tel que le fait d'avancer n'est plus facile.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Il nous faut ajouter que la pression des "cauchemars" irakiens sur l'administration de George Bush conduit à maintenir l'homme dans une popularité zéro, à la fatigue du public américain et à la défaite des démocrates de la guerre.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Les calculs nouveaux conduisent à une possibilité de règlement, en tant qu'occasion pour prendre du repos. Lorsque les forces sérieuses se dirigent vers cette formule, et c'est alors l'attente de l'arrivée d'une force internationale selon les conditions admises au Liban, lorsque cela se produit, les voix des marginaux libanais restent élevées, se transformant en échos incapables d'empêcher les résultats du règlement.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Nous pouvons dire que les marginaux libanais disent à haute voix ce que pensent ou chuchotent d'autres. Mais la différence entre les deux comportements ne doit pas mener à une critique morale. La différence tient à des calculs politiques, à l'estimation du possible, du difficile et de l'impossible. La différence tient aussi à la qualité de la représentativité et aux responsabilités qui lui sont attachées. La différence tient, finalement, à la contrainte de tenir compte des sentiments des différents milieux.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Les sages ont fait taire les marginaux dans leur propre camp. Pas tout à fait, mais ont calfeutré leurs voix. Nous les voyons cependant sur les écrans des télés, et nous nous imaginons qu'ils poussent des cris, ils poussent effectivement des cris, mais nous les entendons à peine.</font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div align="left"><font face="Times New Roman" size="4">Traduit par</font></div>
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08-21-2006, 09:36 AM
<p align="left"><span class="titre"><font color="#000099" size="5">Le Hezbollah, rempart contre Israël</font></span></p><p class="text" align="left"><strong>La bataille du Litani<br /><br />Quels sont les véritables objectifs israéliens au Liban ? Toujours les mêmes : démembrer le pays, créer un Etat chrétien vassal, occuper les rives du fleuve Litani. Les plans « Grand Moyen-Orient », et plus récemment «Proche-Orient nouveau», donnent l’opportunité à Israël de redessiner ses « frontières », comme les ont rêvé ses fondateurs. </strong><br /><br />Le mouvement sioniste n’a jamais accepté le partage du Proche-Orient effectué par la Grande-Bretagne et la France aux lendemains de la Première guerre mondiale. La déclaration Balfour de 1917 promettant la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, ne suffisait pas. Les dirigeants sionistes voulaient en dessiner la carte. Ils réclamaient les deux rives du Jourdain, sa source, et le Litani. Le 29 décembre 1919, Haïm Weizmann – Président de l’Organisation sioniste mondiale – demanda à Lloyd George, Premier ministre britannique, que le futur Etat « englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles – soit environ 40 km - en amont du coude, ainsi que les flancs ouest et sud du Mont Hermon ». A la conférence de Versailles, non seulement Georges Clemenceau refusa – le territoire réclamé faisait partie de l’accord Sykes-Picot, encore tenu secret - mais il intégra le Djebel Amel, et le Litani, dans le « Grand Liban » créé sous mandat français. Depuis, Israël n’a jamais laissé en paix les habitants du sud du Liban. <br /><br /><strong>« Rétrécir le Liban »</strong><br /><br />En 1937, Levi Eshkol – futur Premier ministre israélien – créa Mekorot, une agence chargée de contrôler les ressources hydrauliques en Palestine, financée par l'Agence juive et le Fonds national juif (Kéren Kayémeth Leisraël), un organisme constitué en 1921 pour acheter des terres arabes pour les colons juifs. En 1940, Yossef Weitz, directeur Fonds national juif, écrivait : « Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d'Etats amis, que la terre d'Israël n'est pas trop petite si tous les Arabes s'en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l'est, sur les hauteurs du Golan."(1) <br /><br />Les premières agressions du sud du Liban eurent lieu dès 1948. La Haganah – ancêtre de « Tsahal » - occupa plusieurs villages du Djebel Amel, massacrant une centaine d’habitants. De 1949 à 1964, on dénombra 140 agressions israéliennes dans cette région, plus de 3000 entre 1968 à 1974 ! (2) <br /><br />Pour les politiciens israéliens – d’extrême droite ou travaillistes – la guerre israélo-arabe de 1948 ne sera terminée - au nord – qu’après la prise du Litani. Dans l’esprit de David Ben Gourion, les frontières du Grand Israël – Eretz Israël - étaient toutes provisoires. Les seules qui comptaient, étaient celles décrites dans la Bible… Concernant le Liban, on lit dans son Journal, à la date du 21 mai 1948: « La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré dans ce pays. Sa frontière sud serait le fleuve Litani ».<br /><br />Le 27 février 1954, dans le bureau de Moshé Sharett – alors Premier ministre israélien - Ben Gourion et le général Moshé Dayan envisagèrent d’envahir le Liban pour y créer un Etat chrétien. Dans ses Mémoires (3), Sharett écrit qu’il n’était pas d’accord avec les plans de ses interlocuteurs. Il les trouvait « insensés ». Ben Gourion le relança le jour même, par courrier, pour le faire changer d’avis et le convaincre de « rétrécir » le Liban (4): « C'est peut-être le moment de créer un État chrétien dans notre voisinage. Cela signifie que, cette fois, toute l'énergie et tous les moyens doivent être employés dans ce but et que nous devons agir dans toutes les directions pour provoquer un changement radical au Liban».<br /><br />Moshé Dayan, chef d’Etat major, revint à la charge le 16 mai 1954. Il proposa à Sharett de « soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l'armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans ». Après, « l’armée israélienne investira le Liban, occupera le territoire nécessaire et installera un régime chrétien susceptible de devenir l’allié d’Israël. Israël annexera en bloc le territoire libanais qui s’étend du fleuve Litani jusqu’au sud du Liban… » (5). Nouveau refus. Un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d'eau du Litani aurait néanmoins été proposé selon Ghassan El Ezzi, spécialiste du Moyen-Orient (6).<br /><br />David Ben Gourion avait de la suite dans les idées. En octobre 1955, il a suggéré à Guy Mollet, Président du Conseil français, et à Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, de profiter de l’expédition de Suez – en préparation en Israël sous le nom d’ « Opération Kadesh » - pour instaurer un « ordre nouveau » au Liban. Il voulait dans la foulée démembrer la Jordanie et y installer les réfugiés palestiniens sur une portion du territoire. Les Français refusèrent (5). <br /><br /><strong>Des guerres de l’eau</strong><br /><br />En juin 1967, la guerre dite « des six jours » - permit à Israël de réaliser un des vieux objectifs du mouvement sioniste : occuper le plateau syrien du Golan, riche en ressources hydrauliques. La Syrie en libéra une partie en 1973, mais ne put empêcher la Knesset de décréter l’annexion du restant le 14 décembre 1981. Son sous-sol représente aujourd’hui le tiers des réserves en eau de l’Etat hébreu. Damas en réclame en vain la restitution, s’appuyant sur une résolution de l’ONU déclarant la décision israélienne « nulle et non avenue ». Mais, comme aucune résolution internationale condamnant Israël n’est appliquée – le site Internet pro israélien WorldNetDaily en a décompté 97, rien qu’entre 1948 et 1991 ! - comme aucune sanction n’est jamais prise contre l’Etat hébreu, on voit mal comment la libération du Golan pourrait se faire autrement que par les armes.<br /><br />Le 14 mars 1978 eut lieu la première grande invasion israélienne du Liban. L'opération «Litani», lancée officiellement pour repousser de l’autre côté du fleuve les organisations palestiniennes implantées au sud du Liban. Le retrait des troupes israéliennes exigé par la résolution 425 de l’ONU du 19 mars 1978, ne sera pas total. Les Israéliens créeront une petite « zone de sécurité » en territoire libanais avec l’aide du Major Saad Haddad, chef d’une milice anti-palestinienne, dans le rôle de « l’officier acceptant de servir de marionnette », comme disait Moshé Dayan. Elle permettra à Israël – c’était un des buts de l’opération - d’utiliser à satiété les eaux du Litani, comme l’ont constaté des observateurs de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban).<br /><br />En février 1982, Oded Yinon – haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères - publia dans la revue Kivounim (Orientations) de l’Organisation sioniste mondiale, un article qui fait date. Il décrit ce que doit être la politique d’Israël dans les années 80-90 : démanteler les pays arabes – Egypte, Syrie, Irak - « sur la base de critères ethniques ou religieux », diviser le Liban en cinq provinces. On dit que le plan de remodelage du Proche-Orient de George W. Bush en est largement inspiré.<br /><br />En juin 1982, nouvelle agression du Liban. L’opération « Paix en Galilée » est déclenchée par Menahem Begin, comme toujours dans un but défensif. Il s’agissait encore cette fois de «repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ». En fait, les Israéliens voulaient chasser l’OLP du Liban et investir Beyrouth pour y installer au pouvoir un « Quisling local ». Ariel Sharon l’a avoué neuf mois plus tôt au journaliste pacifiste israélien Uri Avnery (7). <br /><br />La résistance libanaise – personnifiée par le Hezbollah – obligea Israël à battre en retraite. Entre 1985 et 2 000, les Israéliens maintiendront avec beaucoup de difficultés une nouvelle « zone de sécurité » de huit à quinze kilomètres de profondeur le long de la frontière israélo-libanaise. Ils en confieront l’administration au successeur de Haddad, le lieutenant-général à la retraite Antoine Lahad, Mais, la guérilla du Hezbollah obligea finalement Ehoud Barak, Premier ministre travailliste, à évacuer l’enclave en juin 2000 et à surseoir… au détournement du cours inférieur du Litani vers le Jourdain. Toutes les infrastructures liées au barrage de Qaraoun sur le fleuve avaient été préalablement sabotées par l’armée israélienne. Ariel Sharon fit savoir que la construction d’une station de pompage sur le Wazzani, destinée à l’irrigation des terres agricoles autour de Marjayoun, serait considérée par Israël comme un casus belli.<br /><br />Le bilan humain de « Paix en Galilée » est terrible : près de 20 000 libanais tués et 30 000 blessés. A Beyrouth, l’opération s’acheva par l’assassinat de Béchir Gemayel, chef des Phalanges propulsé Président de la République - qui tardait, dit-on, à reconnaître Israël - et par le massacre de Sabra et Chatila.<br /><br /><strong>Assurer l’avenir du « royaume d’Israël »</strong><br /><br />En 1996, les ultra-sionistes israéliens et leurs correspondants américains - à moins que ce ne soit l’inverse - décidèrent de mettre un terme au processus de paix d’Oslo en présentant à leur ami Benjamin Netanyahu, Premier ministre, un nouveau plan de domination américano-israélien du Proche-Orient appelé « Une rupture nette. Une nouvelle stratégie pour assurer l'avenir du royaume (celui d’Israël dans sa version biblique)». Ses rédacteurs étaient : David Wurmser, Douglas Feith, Richard Perle, Eliott Abrams, des néo conservateurs influencés par les idées de l’orientaliste britannique Bernard Lewis, un de ceux qui ont le plus contribué à « israéliser » la vision du monde arabe et de l’islam aux Etats-Unis (8).<br /><br />Tous les événements politiques qui se sont produits dans la région depuis, y sont programmés noir sur blanc : le renversement de Saddam Hussein, la Syrie chassée du Liban, la guerre actuelle contre le Liban et le Hezbollah, la désignation de la Syrie et de l’Iran comme responsables de la crise (9). Il ne manque dans le document que l’assassinat de Rafic Hariri ! (10)… <br /><br /><strong>« Le début de la fin pour Israël »</strong><br /><br />Rien ne sert de s’attarder longtemps sur le prétexte annoncé par Israël pour entrer en guerre. Il est faux, comme ceux utilisés lors des guerres précédentes. Selon le San Francisco Chronicle (21/8/06), l’opération en cours a été présentée aux Etats-Unis, il y a plus d’un an, à des militaires, des diplomates, des journalistes et dans des think-tanks. Ariel Sharon, salué à cette époque comme un « homme de paix », était encore aux commandes ! Rien n’a changé depuis que Moshé Dayan a reconnu dans une interview au Yediot Aharonot qu’en 1967 les menaces syriennes sur la sécurité d’Israël étaient de la « foutaise ». «Laissez tomber... », avoua-t-il au journaliste qui l’interrogeait : « Je sais comment au moins 80% de tous les incidents avec la Syrie ont commencé. Nous envoyions un tracteur dans une zone démilitarisée et nous savions que les Syriens allaient tirer». Il admettait que ce qui poussait l’Etat hébreu à provoquer la Syrie de cette manière, c’était « l'appât de la terre », l'idée qu'il est possible «d'accaparer une parcelle de terre et de la garder, jusqu'à ce que l'ennemi soit fatigué et nous l'abandonne» (11).<br /><br />Les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006 faisaient partie d’un commando surpris en territoire libanais. Plusieurs dépêches d’agences - notamment l’Associated Press - l’ont annoncé. La chaîne MSNBC aussi. Puis, la version israélienne a prévalu : le Hezbollah les avaient kidnappés en Israël, la sécurité de l’Etat hébreu était menacée… Aucun journaliste ne s’est alors demandé pourquoi le char Merkava qui les protégeait, détruit par la résistance libanaise, était encore sur place au Liban, à Aitaa Al-Chaab. « Tsahal » n’arrivait pas à le récupérer (12).<br /><br />Le plan « Grand Moyen-Orient » est entré dans une nouvelle phase sanglante. Qu’importe pour Condoleezza Rice les râles et les cris de douleur des Libanais. Ce sont, dit-elle, les premiers vagissements du « Proche-Orient nouveau » (13). On croirait entendre Madeleine Albright qui – avec la même inhumanité - disait que la mort d’un demi million d’enfants irakiens était un prix raisonnable à payer pour renverser Saddam Hussein. <br /><br />George Bush, Ehud Olmert – et Jacques Chirac ! - sous estiment la volonté de résistance du Hezbollah et du peuple libanais. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et directeur exécutif de la Commission Trilatérale, lui, semble inquiet. Il pense que l’usage de la force pour remodeler la carte du Proche-Orient peut mal tourner pour les Etats-Unis et Israël. Après les massacres de Qana au Liban, ou de Haditha en Irak, dit-il, le « Nouveau Proche-Orient » est, pour les Arabes et les Iraniens, synonyme « d’occupation, de carnage et de bain de sang ». Si les Etats-Unis sont chassés de la région, ajoute-t-il, ce sera aussi « le début de la fin pour Israël » (14).<br /><br /><strong>Notes:</strong><br /><br />(1) Journal, par Yossef Weitz - Tel-Aviv, 1965.<br /><br />(2) <a href="http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3898">Liban : Cette « bande » que veut Israël</a>, par Stefano Chiarini - il manifesto.<br /><br />(3) Journal, par Moshé Sharett, Ed. Maariv, Tel-Aviv 1978. Cet ouvrage n’a jamais été traduit en français.<br /><br />(4) Lettre confidentielle de Ben Gourion, publiée en 1979, en annexe de ses Mémoires posthumes. <br /><br />(5) Conférence de Sèvres organisée pour répondre à la nationalisation du Canal de Suez par le Président Nasser. Dans Histoire de ma vie, par Moshé Dayan – Ed. Fayard, Paris, 1976.<br /><br />(6) L'eau du Liban, source de toutes les convoitises, par Gilles Labarthe, Le Courrier - 25/5/04.<br /><br />(7) Membre de l’organisation terroriste Irgoun dans les années 40, devenu dirigeant du mouvement pacifiste israélien et éditorialiste de Ha'olam Hazeh « Ce Monde ». C’est un des plus fins analystes de la scène politique israélienne.<br /><br />(8) Ancien membre du Bureau arabe du Foreign Office et des renseignements militaires anglais, aujourd’hui à l’Université de Princeton. Il est notamment l’auteur de The Middle East and the West, Indiana University Press, Bloomington, 1964). Le « choc des civilisations », popularisé par Samuel P. Huntington, est tiré de l’ouvrage.<br /><br />(9) <a href="http://www.iasps.org/strat1.htm">A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm </a><br /><br />(10) Gilles Munier : Qui a assassiné Rafic Hariri (<strong><a href="http://www.iraqtual.com/">AFI</a></strong>-Flash du 21/2/05), et La piste interdite (<strong><a href="http://www.iraqtual.com/">AFI</a></strong>-Flash du 17/7/06).<br /><br />(11) Yediot Aharonot, 27 avril 1997. Déclaration citée par Tanya Reinhart, professeur de linguistique à l'Université de Tel Aviv, dans « <a href="http://www.globalresearch.ca/articles/REI201A.html">Déchaînement du Mal</a> » <br /><br />(12) <a href="http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2520">Liban : le gros mensonge d’Israël et de l’Occident, par Ashoka</a><br /><br />(13) <a href="http://www.informationclearinghouse.info/article14146.htm">Rice sees bombs as "birth pangs"</a> <br /><br />(14) <a href="http://www.huffingtonpost.com/nathan-gardels/beginning-of-the-end-for-_b_26247.html">Interview de Zbigniew Brzezinski, par Nathan Gardels</a></p>
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08-21-2006, 09:41 AM
<p align="left"><span class="titre">De nouvelles lumières sur l’agression israélienne contre le Liban</span></p><p class="text" align="left">Il y a deux jours, le quotidien libanais "As-Safir" a traduit des fragments d'un rapport présenté, sur un site Internet, par Wayne Madison, actuel journaliste au "New Yorker", chargé de suivre les développements politiques de Washington, mais aussi les nouvelles de la "Security of States", dont il fut l'un des responsables, et de la CIA.<br /><br />Ce rapport fait suite à l'article publié par le "San Francisco chronicle", au début de la guerre israélienne contre le Liban et confirme ce que tout le monde savait déjà : Le président des Etats-Unis, Georges Bush, et le vice-président, Dick Chenney, ont donné, il y a deux mois, à Israël le feu vert pour attaquer le Liban. Cependant, ce qui fait son importance, c'est que son auteur fut le premier à parler de la prison d'Abou Ghraïb, en Irak, et des atrocités que les troupes d'occupation américaines y avaient commises.<br /><br />Que dit en substance le rapport ?<br /><br />Premièrement, il précise que l'agression contre le Liban fut planifiée par des responsables israéliens haut placés et des membres de l'administration de Georges Bush, les 17 et 18 juin passé, lors d'un congrès tenu à Beever Creek-Colorado par l'American Enterprize Institut.<br /><br />Deuxièmement, la réunion de coordination qui avait eu lieu alors avait rassemblé, en plus du Vice-président américain, l'actuel Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et trois ex Présidents du Conseil, Benjamin Netanyaho, Ehoud Barak et Shimon Pérès... Sans oublier le député Nathan Charansky...<br /><br />Troisièmement, Les deux parties en présence s'étaient mises d'accord sur le plan suivant : L'administration américaine actuelle donnerait toute l'aide nécessaire à Israël, afin que cet Etat puisse mettre en exécution le plan élaboré, depuis dix ans déjà, sous le nom "Clear infiltration" et parlant essentiellement des nouvelles stratégies en matière de "sécurité" dans le monde. Ce plan fut mis au point, entre autres, par Benjamin Netanyaho, Richard Pearle et Douglas Fith...<br /><br />Quatrièmement, Ce plan constitue, en fait, la seconde étape qui doit faire suite à l'invasion et l'occupation de l'Irak. D'ailleurs, les deux plans ont été étudiés en même temps et ils stipulaient que le commencement doit se faire en Irak et qu'il sera rapidement suivi par des guerres en Palestine, au Liban, puis en Syrie et en Iran.<br /><br />Cinquièmement, pour exécuter un tel plan, deux étapes furent prévues : la première, préparatoire, d'une durée de quatre ans, prévoit "des activités secrètes de la part du Pentagone, de la Maison blanche et du Mossad à l'intérieur du Liban, dont des assassinats à la voiture piégée de responsables libanais haut placés. Le but : obliger les troupes syriennes à se retirer"... Puis, l'auteur du rapport cite trois noms de responsables : Elie Hobaïka (ancien ministre, passé de la direction des "Forces libanaises" aux Syriens), Georges Haoui (ex secrétaire général du Parti Communiste Libanais) et Rafic Hariri (ex Premier ministre du Liban). Quant à la seconde étape, elle comprend le bombardement puis l'invasion du Liban.<br /><br />Sixièmement, l'auteur du rapport dit que John Bolton, ambassadeur US à l'ONU, a dévoilé l'étape qui doit faire suite à ce plan dans une interview donnée à "Fox news". Il explique : "Je pense que si vous regardez le soutien de l'Iran et de la Syrie à des groupes tels que le Hamas, le Hezboullah et le Jihad islamique, vous saurez que ce ne sont pas les organisations terroristes qui auront à rendre compte de ce qui se passe, mais aussi les Etats qui les financent".<br /><br />A la lumière de ce qui vient d'être dit, nous ne pouvons que revenir, même rapidement, à tout ce que nous avions déjà dit, il y a trois ans, concernant la guerre de Bush contre l'Irak, à savoir que cette guerre avait des objectifs radicaux qui vont jusqu'en Russie et la Chine ; elle prend, cette fois, du slogan de la "lutte contre le terrorisme musulman" comme prétexte pour imposer sa volonté à tous les peuples du Moyen Orient, après avoir utilisé pendant très longtemps celui de la lutte "pour la liberté et la démocratie" contre le Communisme "athée".<br /><br />De plus, nous comprenons pourquoi certains Libanais répètent, à en perdre la voix, après Georges Bush, que la guerre barbare menée par Israël contre le Liban n'a aucun but "libanais". Elle vise seulement qu'elle constitue une "réponse" à un agenda fixé par l'Iran... D'où la nécessité pour eux d'éloigner, le plus possible, le Hezboullah de la région au Sud du fleuve Litani, oubliant par là tout ce qu'Israël avait déclaré concernant les eaux des fleuves coulant dans cette région.<br /><br />Peut-être les Israéliens (et avec eux l'administration américaine et leurs porte-voix parmi nous) pensent à une politique de "Transfert" de la population du Sud, comme ils l'avaient déjà projeté pour les Palestiniens de la Cisjordanie... avec la bénédiction de Bush, Cheney et ceux appelés "Born again Chistians" aux Etats-Unis.<br /><br />Marie Nassif-Debs</p>
amattouch
08-21-2006, 09:44 AM
<p align="left"><span class="titre"><font color="#993300">« La faute à l’Iran », une fable géopolitique</font></span></p><p class="text" align="left">Avec assurance chez les uns, de façon insidieuse chez les autres, la majorité des commentateurs n’en démordent pas : le responsable de cette nouvelle guerre israélo-arabe, c’est l’Iran. « Deus ex machina » dont la puissance maléfique nourrit secrètement les appétits guerriers des protagonistes, c’est lui le vrai coupable. Sournoisement tapi dans l’ombre, il tirerait les ficelles qui agitent à sa guise ces pantins dérisoires qui ont pour noms exotiques Hezbollah et Nasrallah. Le philosophe à gages (ce qui ne saurait nous surprendre) comme l’expert patenté (qui nous avait habitués à beaucoup mieux) s’adonnent avec gourmandise à la construction de cette nouvelle fable géopolitique.<br /><br />Chez l’ineffable BHL, dans Le Point, c’est un véritable article de foi, qu’il martèle avec ce ton péremptoire qui caractérise l’ardent propagandiste communautaire : « Cette guerre qui frappe les civils et les enfants, comme toutes les guerres, c’est le Hezbollah qui l’a décidée, c’est l’Iran qui l’a programmée. C’est l’Iran et le Hezbollah qui, froidement, en ont décidé l’heure, la dramaturgie, le théâtre. »<br /><br />Notons d’abord l’absolution accordée au meurtre de centaines d’enfants libanais par l’aviation israélienne : « comme toutes les guerres... ». Le philosophe dandy joue les réalistes, il adopte la posture du sage conscient de la cruauté du monde, justifiant au passage la barbarie infanticide israélienne. Mais le plus important, bien sûr, est de disculper les vrais responsables de cette violence. L’essentiel, c’est d’en attribuer la responsabilité à des tiers : pour peu, à lire BHL, on a l’impression que les chasseurs-bombardiers qui dévastent le Liban viennent de Téhéran. Aurait-on rêvé ? L’influence redoutable des mollahs étendrait-elle son rayon d’action jusqu’à Tel Aviv ? MM. Olmert et Peretz seraient-ils eux aussi de simples marionnettes entre les mains des barbus ?<br /><br />Voulue par Téhéran, la guerre est menée par Tsahal : voilà une étrange équation qui n’effraie pas, manifestement, les meilleurs amis d’Israël. Mais elle n’intimide pas, non plus, de respectables analystes dont la frénésie des événements semble avoir subitement affecté la lucidité intellectuelle. Ainsi Olivier Roy nous explique-t-il dans Le Monde que « l’Iran fait monter les enchères ». A ses yeux, l’attaque du Hezbollah contre Israël est un « tournant » qui a été négocié sur ordre de Téhéran par ses relais libanais. « Vu la réaction israélienne contre la bande de Gaza, le Hezbollah et ses deux parrains (l’Iran et la Syrie) savaient parfaitement que l’attaque serait suivie d’une nouvelle guerre du Liban. C’est donc ce qu’ils souhaitaient. » Mais par rapport à quelle ligne droite l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hamas, puis le Hezbollah, est-il un tournant ?<br /><br />En vérité, ce triple enlèvement est un épisode de plus dans une confrontation qui n’a jamais cessé entre l’occupant israélien et les mouvements de résistance. A la frontière israélo-libanaise, les accrochages entre l’armée israélienne et les miliciens du Hezbollah y étaient monnaie courante, y compris depuis l’évacuation effectuée en 2000. Car l’Etat hébreu a continué de violer l’espace aérien libanais et d’occuper le secteur des fermes de Chebaa. Et surtout il détient des milliers de prisonniers palestiniens et libanais. L’affrontement survenu le 12 juillet n’avait rien d’un éclair dans un ciel serein, ni d’un virage à 180° dans une belle ligne droite.<br /><br />S’il y a un « tournant », c’est plutôt le changement de cap effectué par le Hamas depuis 18 mois : trêve unilatérale des attentats-suicides, participation aux élections palestiniennes. Pourtant, depuis la victoire électorale de la formation islamiste (janvier 2005), Israël n’a cessé de frapper les territoires occupés, tuant des dizaines de Palestiniens. L’action menée par le Hezbollah le 12 juillet avait manifestement pour objectif d’appuyer les revendications du Hamas. L’enlèvement de militaires israéliens n’était d’ailleurs ni une nouveauté, ni un scandale pour les Israéliens qui acceptèrent, en 2004, un échange massif de prisonniers avec le Hezbollah pour recouvrer l’un des leurs, colonel de réserve. A tout prendre, il est quand même plus grave de faire exploser un autobus à Tel Aviv que d’enlever trois soldats en vue d’un marchandage au profit des 9 000 prisonniers arabes qui croupissent dans les geôles israéliennes.<br /><br />Fait significatif : l’échange de 2004 avait concerné une majorité de détenus palestiniens (sur 450 au total), le Hezbollah ayant indiqué à Israël qu’il ne souhaitait aucun traitement préférentiel pour les Libanais. L’échange de prisonniers, pour Hassan Nasrallah, concernait tout autant le conflit israélo-palestinien que le contentieux israélo-libanais, et même davantage. Que les deux organisations, en juillet dernier, aient voulu de concert provoquer la réédition d’un tel scénario n’a rien d’invraisemblable. Pourquoi refuser sinon de l’admettre, du moins d’en formuler l’hypothèse ? Inutile, rien n’y fait : pour l’immense majorité des commentateurs, « la clé de la crise actuelle est en Iran ».<br /><br />Omettant de relater cet épisode, Olivier Roy poursuit donc sa démonstration. L’Iran, nous dit-il, a une stratégie cohérente qui vise un seul objectif : devenir une grande puissance régionale. Pour y parvenir, il joue sa carte maîtresse : l’arc chiite. De Téhéran à Beyrouth en passant par Bagdad, la République islamique s’appuie sur cette donnée géopolitique majeure, qu’elle veut étayer par sa stratégie nucléaire. Le Hezbollah étant une formation chiite, la thèse semble frappée au coin du bon sens. Soit : rappeler la géographie humaine du Moyen-Orient pour cerner les atouts de la puissance iranienne n’est pas inutile. Mais quel rapport avec l’enlèvement de deux soldats, le 12 <br />juillet, à la frontière israélo-libanaise ? Et pourquoi l’Iran, puisqu’il est entendu qu’il tire les ficelles, a-t-il choisi ce mode opératoire ?<br /><br />C’est simple : pour déstabiliser les régimes sunnites modérés et négocier en position de force avec l’Occident sur le dossier nucléaire, nous répond Olivier Roy. « Personne à Téhéran ne pense sérieusement que l’Etat d’Israël soit menacé par une attaque en tenaille du Hamas et du Hezbollah. L’idée est plutôt de délibérément faire monter les enchères pour faire sentir aux Occidentaux ce qu’une extension de la crise à l’Iran pourrait leur coûter (crise de l’énergie, enlisement en Irak et en Afghanistan) sans se trouver eux-mêmes en première ligne ».<br /><br />Ainsi la République islamique aurait-elle provoqué cette nouvelle guerre israélo-arabe pour accréditer sa capacité de nuisance auprès des chancelleries occidentales. Mais avaient-elles besoin d’en être convaincues ? Et en quoi le déclenchement d’une sixième guerre israélo-arabe servirait-il les intérêts de Téhéran dans la confrontation avec l’Occident sur le dossier nucléaire ? Les dirigeants iraniens ignorent-ils que la presse américaine, depuis deux ans, publie de violentes diatribes en faveur d’une intervention musclée contre leur pays ? Pourquoi Téhéran voudrait-il subitement accélérer le cours de l’histoire alors que le temps joue en sa faveur ?<br /><br />A l’évidence, l’Iran n’a aucun intérêt à précipiter un affrontement avec l’Occident : aussi longtemps qu’il ne détient pas d’armes de destruction massive (à supposer qu’il veuille effectivement s’en doter), c’est forcément un mauvais calcul. En clair : soit les responsables iraniens sont idiots, soit la thèse de M. Roy est erronée. De manière aberrante, elle mêle les causes et les effets : que l’Iran puisse sortir vainqueur de cette crise internationale ne signifie pas qu’il en a pris l’initiative. Reconstruisant a posteriori la trame des événements, on leur prête à tort une logique imparable : comme si une nécessité infrangible les avait liés à l’avance dans l’esprit diabolique d’un chef d’orchestre clandestin. Commodité intellectuelle, sans doute, que cette propension à attribuer à la main invisible d’un ayatollah démoniaque ce qui résulte, plus simplement, de la non-résolution d’un interminable conflit entre Israël et ses voisins.<br /><br />Il est indéniable que l’Iran tire aujourd’hui le bénéfice politique de la résistance acharnée des miliciens libanais. Fort de ses affinités idéologiques avec les combattants du Hezbollah, il touche les dividendes d’un prestige d’ores et déjà acquis dans la lutte contre l’envahisseur israélien. Mais avons-nous la certitude que la formation chiite sortira victorieuse de l’épreuve ? Et si elle était écrasée (ce que la logique du rapport de forces devrait induire), quelle crédibilité devrait-on accorder aux analyses de nos « experts » ? Gageons qu’ils seraient alors nombreux à nous expliquer doctement que l’Iran, aveuglé par la passion idéologique, n’a rien vu venir de la menace qui s’est abattue sur ses turbulents alliés. Et l’on ne manquerait pas de nous fournir aussitôt une nouvelle explication, géopolitiquement tout aussi lumineuse.<br /><br />Bruno Guigue</p>
amattouch
08-28-2006, 06:38 AM
<p align="left"><strong><font size="5">Le rôle stratégique de Noam Chomsky et du « <em>Monde diplomatique</em> » </font></strong><font face="Arial"><h2 align="left"><font size="3">par Daniel Rey</font></h2><font size="5"><p align="left"><br /><font size="3">24 août 2006</font><font size="3"><em>Une vive polémique se développe aux États-Unis à propos de la nature et de l’intensité des relations entre Washington et Tel-Aviv. Daniel Rey jette un regard décalé sur l’extension de ce débat à la critique de certains intellectuels et médias et à son arrivée en Europe. Publiée, il y a plusieurs mois en Amérique latine, cette tribune y a fait grand bruit.</em><br />L’invasion de l’Irak par une coalition anglo-saxonne a ouvert un débat sur les relations que le camp dit « occidental » entretien avec Israël. Il apparaît en effet que cette guerre est inutilement coûteuse pour les États-Unis et le Royaume-Uni, tandis qu’elle satisfait des objectifs sionistes de toujours, énoncés en 1943 par la <em>Déclaration de Biltmore élargie</em>. De nombreux auteurs états-uniens se sont donc interrogés à propos de la nature et de l’intensité de l’influence de Tel Aviv sur Washington, tandis que leurs homologues britanniques le faisaient sur le suivisme de Londres par rapport à Washington.<br /><br />Ce débat s’élargit aujourd’hui à un questionnement de l’impérialisme états-unien : utilise-t-il Israël comme mercenaire ou obéit-il à Israël ? Dès lors, de grands intellectuels comme John Marsheimer et Stephen Walt d’Harvard s’attachent à étudier le lobby sioniste aux États-Unis ; un sujet jusque-là tabou dans la sphère universitaire. De même, on découvre les limites des explications, jusqu’à présent considérées comme certaines et suffisantes, de l’impérialisme états-unien. Ainsi, Jeff Blankfort a mis en évidence un angle mort dans la pensée de Noam Chomsky : pendant trente ans, le maître a systématiquement exonéré les Israéliéns de leurs responsabilités en rejettant toute faute sur l’impérialisme US.<br /><br />Voici que ce débat gagne <em>Le Monde diplomatique</em>. Le mensuel français semble balloté par les turbulences qui agitent la diplomatie de son pays. Selon les jours, Paris clame son indépendance sur un mode gaullien et critique jusqu’au Conseil de sécurité de l’ONU l’impérialisme états-unien ou, avec autant de force, jure son allégeance à l’OTAN et prête main-forte à l’Oncle Sam pour renverser un président en Géorgie, en enlever un second à Haïti et en menacer un troisième en Syrie. Et là encore, les contradictions deviennent ingérables lorsqu’on s’approche d’Israël. Ainsi, la France s’est désolidarisée de l’OTAN et de l’Union européenne pour soutenir le peuple palestinien et son gouvernement élu, formé par le Hamas, mais refuse des visas aux membres de ce même gouvernement élu. Certains crient - à tort - à l’hypocrisie. En réalité, il n’y a plus de diplomatie française, ni même de gouvernement français. Il y en a deux : les gaullistes de Jacques Chirac et Dominique de Villepin et les atlantico-sionistes de Nicolas Sarkozy. La bataille fait rage au sommet de l’État sur fond de dénonciations calomnieuses et de perquisitions de cabinets ministériels.<br /><br />Dans ce contexte, des administrateurs de l’association des Amis du <em>Monde diplomatique</em> découvrent que la ligne éditoriale du mensuel a les mêmes limites que la pensée de Noam Chomsky : « Touchez-pas au sionisme ! » Ils s’en sont ouverts publiquement, provoquant un crise qui est loin de trouver son dénouement. La direction leur a répondu, elle aussi publiquement, par une profession de foi anti-impérialiste qui a ravi ses lecteurs. Cependant cette réponse est entâchée par la dualité de l’engagement politique de ses rédacteurs, exact reflet des contradictions des diplomaties françaises.<br /><br />Une étonnante algarade a égaillé l’assemblée générale 2005 des Amis du <em>Monde diplomatique</em> : quelques personnes ont violemment pris à partie une administratrice parce que celle-ci, de culture musulmane, portait un fichu sur la tête, ce qui serait une manifestation islamiste prosélyte. Les dirigeants du journal l’ont laissée insulter sans rétablir l’ordre pour finalement conclure qu’ils déploraient s’être trouvés dans cette situation. Puis, il y a eu l’interdiction faite par la direction du journal à l’association des Amis d’organiser des réunions-discussions à propos du 11 septembre ou à propos du sionisme. Puis encore, des mesures prises contre les contrevenants qui avaient invité Alain Ménargue, ancien directeur de l’information de Radio France International, et envisageaient de lui attribuer le Prix du <em>Monde diplomatique</em> pour son livre critique sur le Mur de Sharon. La crise a atteint son paroxysme avec la publication en juillet d’un article de feu Edward Saïd. Le texte de l’universitaire palestinien, présenté comme intégral, avait été amputé des phrases critiquant la solution à deux États et les accords d’Oslo. Après avoir censuré l’_expression de quelques personnes, puis interdit des sujets de débats, la direction du journal falsifiait le propos d’un de ses plus célèbres auteurs.<br /><br />Pour se justifier, la direction du journal assure qu’il ne s’agit là que de querelles de personnes et que sa position politique n’a jamais variée : « <em>Nous restons des partisans convaincus de la paix au Proche-Orient fondée sur la création d’un État palestinien indépendant et viable, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant aux côtés de l’État d’Israël dont la sécurité serait garantie </em>». Mais les temps ont changé. Cette réponse chomskyenne ne suffit plus. À la rédaction même, certains soulignent que pour les progressistes, la question principale est l’affirmation de l’égalité humaine et la lutte contre l’apartheid. De même qu’ils ne pouvaient admettre la persistance du régime afrikaneer en Afrique du Sud à côté de bantoustans indépendants, ils ne peuvent soutenir le maintien du régime sioniste à côté d’un ou deux bantoustans palestiniens.<br /><br />Pour clore le débat, la direction du <em>Monde diplomatique</em> pousse un second argument : le mensuel soutient les révolutions latino-américaines et son rédacteur en chef, Ignacio Ramonet, vient de publier un livre-entretien avec Fidel Castro. Là encore les temps ont changé et la réponse ne suffit plus. En accordant un interview au <em>Monde diplomatique</em>, Fidel Castro ne lui a pas plus décerné de brevet révolutionnaire qu’il ne l’a fait en répondant aux questions de Larry King sur CNN. À moins que l’on considére que Fidel Castro est un dictateur qui ne parle qu’à des journalistes à sa botte. C’est la position de l’association Reporters sans frontières depuis qu’elle a signé un contrat avec Otto Reich. Et précisémment le vice-président de Reporters sans frontières, Daniel Junqua, cumule ses fonctions avec celles de vice-président de l’association des Amis du <em>Monde diplomatique</em>.<br /><br />Parfait miroir des diplomaties françaises, <em>Le Monde diplomatique</em> a soutenu sans réserve la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez et a laissé tomber Jean-Bertrand Aristide lorsque Paris a décidé de le livrer à Washington. Un des collaborateurs et administrateurs, Christophe Wargny, est ainsi un ancien conseiller d’Aristide qui a retourné sa veste et soutenu son enlèvement par les marines US. Plus significatif encore : le mensuel a organisé une grande fête à l’occasion de son cinquantième anniversaire en mai 2004. L’un de ses hôtes les plus prestigieux était le philosophe Régis Debray. Or, selon Jean-Bertrand Aristide, c’est ce même Régis Debray qui le menaça de destitution s’il ne démissionnait pas et qui supervisa l’aide française à l’intervention militaire états-unienne pour le renverser. Et puisque, décidèmment, Israël est un révélateur, Régis Debray et la direction du <em>Monde diplomatique</em> ne manquèrent pas l’occasion fournie par cette fête pour lancer une grande proposition : transférer le siège de l’ONU dans la ville sainte de Jérusalem ! Une idée saugrenue qui, outre d’associer la recherche de la paix avec les seules religions du Livre, rendrait définitivement impossible le retour des Palestiniens dans leurs maisons.<br /><br />Les Français aiment les querelles excessives et ces turbulences ne sont pas sans conséquences : la diffusion du mensuel en kiosques a baissé de 25 % en deux ans dans leur pays. Ils brûlent ce qu’ils ont adorés et ne tarderont pas à jetter les ouvrages de Noam Chomsky. Plus sages, nous garderons nos vieux livres et revues au milieu d’autres documentations en connaissant leurs limites.<br /><br /><img src="http://us.f539.mail.yahoo.com/ym/us/ShowLetter?box=Inbox&MsgId=443_15340868_427045_169 2_8649_0_56344_20795_3724229127&bodyPart=1.2&YY=32 739&order=down&sort=date&pos=0&Idx=0" /><strong>Daniel Rey</strong> <http://www.voltairenet.org/auteur123488.html?lang=fr></font> </p></font></font></p>
amattouch
08-28-2006, 06:42 AM
<div align="center"><span style="font-size: 18px"><font face="Times New Roman" size="5">À l’occasion de la Biennale des Cinémas Arabes de l'Institut du Monde Arabe, </font></span></div><div align="center"><font size="5"><font face="Comic Sans MS"><span style="font-size: 18px"><font size="5"><font face="Times New Roman"><font size="+0">au mois de juillet 2006, des cinéastes ont lancé l'appel ci-joint :</font></font></font></span></font></font></div><font size="5"><font face="Comic Sans MS"><span style="font-size: 18px"><div align="left"><font face="Comic Sans MS"><span style="font-size: 18px"><font face="Arial" size="3">Nous, réalisateurs, producteurs, comédiens, comédiennes, techniciens</font><font size="5"><font face="Arial" size="3">Dénonçons les bombardements et massacres commis par l’armée israélienne contre les peuples libanais et palestinien</font></font><font size="5"><font face="Arial" size="3">Dénonçons le silence et la complicité de la communauté internationale, des dirigeants arabes et occidentaux</font></font><font size="5"><font face="Arial" size="3">Exigeons l’arrêt immédiat et sans conditions de l’agression israélienne</font></font><font size="5"><font face="Arial" size="3">Nous soutenons la résistance des populations libanaise et palestinienne</font></font><font size="5"><font face="Arial" size="3">et Appelons chacun-e à exprimer sa solidarité concrète à ceux qui dans tout le Liban et en Palestine s’organisent pour répondre aux besoins de première nécessité</font></font><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3">Chaque cinéaste -où qu’il se trouve- est invité à monter un film court de 1 à 2 minutes et de réaliser ainsi une chaîne d’images qui seront proposés par chacun-e à la programmation de tous les festivals, cinémas et lieux imaginables.<br /></font></font><font face="Arial"><font size="3">Une action sera menée pour rendre possible le festival «*Ayam Beyrouth al- Sinamâiyya*» qui est prévu de longue date à Beyrouth au mois de septembre prochain. Chacun-e s’engage à se rendre à Beyrouth à cette occasion et d’¦uvrer à sa réalisation par tous les moyens possibles.</font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3">***</font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"><font size="4">" Nous recherchons des lieux </font></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"><font size="4">de diffusion et de débats </font></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"><font size="4">partout en France "</font></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3"><font size="2">Contact : </font><a href="http://us.f539.mail.yahoo.com/ym/Compose?To=cineastesima@hotmail.fr" target="_blank"><font color="#003399" size="2">cineastesima@hotmail.fr</font></a><div align="left"><br />Au cours des États généraux du documentaire de Lussas, les organisateurs ont décidé de modifier sensiblement la programmation de films israéliens pour pouvoir diffuser des films palestiniens et Libanais. Il faut saluer le courage de ces responsables qui ont été attaqués, au travers d’une pétition, par un certain nombre de personnalités du cinéma et de la presse et qualifiés d'antisémites ! comme tous les opposants à la politique israélienne aujourd’hui.<br />Des films courts, réalisés dans l'urgence ont été diffusés devant un public nombreux à deux reprises durant la semaine. Les deux projections ont eu lieu devant des salles silencieuses et attentives. </div></font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3">Nous espérons prochainement diffuser ces films au cours de la Fête de l’Humanité au Parc départemental de La Courneuve du 15 au 17 septembre 2006.<br />Par ailleurs, nous recherchons des lieux de diffusion et de débats partout en France, salle de cinéma, festivals, et tout autre manifestation culturelle, pour diffuser largement ces petits films, et faire connaître la situation réelle de ces deux pays face à l’agression de l’état sioniste d’Israël.</font></font></div><div align="left"><font face="Arial"><font size="3">Tous les réalisateurs concernés sont invités à rejoindre le collectif cinéaste solidaire sur: </font></font><a href="http://www.cinesoumoud.net/" target="_blank"><font face="Arial" color="#000000" size="3">http://www.cinesoumoud.net/</font></a><font face="Arial" size="2"> </font></div></span></font></div></span></font></font><div align="left"></div><div align="left"><strong>Premiers signataires :</strong> </div><div align="left"></div><div align="left"><font size="2">Régine ABADIA Hala ABDALLAH Mogniss ABDALLAH* Samir ABDALLAH Hisham ABDEL KHALEK Namir ABDEL MESSEEH Daoud ABDEL SAGED* Maher ABI SAMRA Walter ACHUGAR Ammar AL BEIK Jean ALLAIN* Meyar AL-ROUMI Beatrice ALBERT ADWAN Jérémie ALEXANDRE Reem AL GHAZZI** Darina AL JOUNDI Intishal AL TAMIMI* Nassim AMAOUCHE Myriem AOUIDAD Philippe ARACTINGI Roy* ARIDA Alima AROUALI Mina ASLI Milka ASSAF Jean ASSELMEYER Samia AYEB Sylvie BALLYOT Fatma BAROUDI** Hussein BAYDOUN Dominique BAX Fabienne BEAUDEAU Amal BEDJAOUI Frank BEHNKE Riff BELLOC Khalil BENKIRANE* Farida BENLYAZID* Sophiane BENREZZAK Habib BENTABET Anne BERNARD Patrick Mario BERNARD** Fida BIZRI* Yves BOISSET Claudine BORIES Naïma BOUFERKAS Flora BOUMIA Karim BOUTROS GHALI* Raouf BRAHMIA Chantale BRIET Bénédicte BRUNET Jasmine BUIGUES Dominique CABRERA LUIGI CAMPANILE Patrice CARRÉ Patrice CHAGNARD** Carlos CHAHINE* Samia CHALA Faouzi CHALAK Jean CHAMOUN Elsa CHARAVIT* Mohamed CHARBAGI David CHAULIER Malika CHAYHAL Patric CHIHA Jihane CHOUAIB Guillaume CLIQUENOIS Maria COLETTI Jean-Louis COMOLLI Christophe CORNARD Liset COTERA Jean-Yves CROIZÉ* Jaime CRUZ Marie-Caroline CUBY Fatiha DAHMANI Leonardo DE FRANCESCHI Émilie DELEUZE Habiba DJAHNINE Manuel DOMERGUE Candy DUBOIS Dominique DUBOSC Daniel EDINGER de Gaulle EID Abdellah ELACHARI Souad EL BOUHATI Assma EL HADRAMI Soraya EL KAHLAOUI* Tamer EL-SAÏD Licia EMINENTI Jeanine EUVRARD Diana FAKHOURY Hicham FALAH Louisette FARENIAUX Ismaël FERROUKHI Anne-Marie FILAIRE Annick FILLEY Yael FOGIEL Josiane FORZANI Marina FORZANI Brahim FRITAH Ramuntxo GARBISU Juan GARCIA Reem GHAZZI Denis GHEERBRANT Khaled GHORBAL Layla GHOVINI Arlette GIARADOT Laetitia GONZALEZ Emmanuel GRAS Giulia GRASSILLI Jeremy GRAVAYAT Fatima GUEMIAH Boualam GUERDJOU* Christiane GUILLAUME Lamia GUINOUN Leila HABCHI Johanna HADJI-THOMAS Rula HALAWANI Myriam HARLEAUX Avi HERSHKOVITZ BAHIJ HOJEIJ Tahar HOUCHI* Gabriel HUMEAU Houda IBRAHIM* Bouhra IJORK Annemarie JACIR Ghaïss JASSER Khalil JOREIGE Lamia JOREIGE Nicole KAMATO Hocine Kamel SOUIDI Michel KAMMOUN Abdel KAMRI Nada KARAMI-ZREIK Idriss KARIM Yasmine KASSARI Samar KEHDY Morad KERTOBI Baharé KHADJÉ-NOURI Halima KHALDI Baudoin KOENIG Rachida KRIM* Michket KRIFA Karima LADJIMI Latifa LAFER Amandine LARUE Eliane de LATOUR Kathya LATRECHE Ginette LAVIGNE Olivier LECERF Paul LEDUC Regis LEROUX* Jean Pierre LIMOUSIN Jean-Pierre LLEDO Danilo LODOLINI Christophe LOIZILLON Myrna MAAKARON Molka MAHDAOUI Sarah MALDOROR Bénédicte* MALLET* Danièle MAOUDJ Maria MARCELLINI Dominique MARCOMBE Norma MARCOS Rashid MASHARAWI Mai MASRI Monica MAURER Hamma MELIANI Mouloud MIMOUN Anne de MO Jean Pierre MORIN Yahia MOUZAHEM Mohamed NADIF Nina NAJJAR Lamia NAJI Nadine NAOUS* Yousry NASRALLAH Sophie NAUMOVITZ Irit NEIDHARDT Pierre OSCAR LÉVY Said OULD-KHELIFA 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amattouch
09-06-2006, 09:49 PM
<div align="center"><font color="#0000ff">H.Nasrallah: </font></div><div align="center"><font size="5"><font face="Times New Roman">"Nous voulons que notre expérience bénéficie au plus grand nombre </font></font></div><div align="center"><font size="5"><font face="Times New Roman">et que notre victoire soit celle de tous."</font></font></div><div align="left"><font size="2">( Mardi, 5 septembre 2006 )</font></div><div align="left"><font size="2"></font></div><div align="left"></div><div align="left">Il est primordial de défendre les acquis de la Résistance. Des tentatives existent pour la vider définitivement de son contenu.</div><div align="left">Il est important que l'ensemble des forces ayant pris part à cette Résistance participent à sauvegarder sa victoire. Ceci est plus important que de l'avoir réalisée. C'est une tâche difficile à accomplir partout dans le monde, encore plus au Liban.</div><div align="left">L'armée israélienne a perdu sa légendaire supériorité. Elle a, dans cette bataille,*mis en oeuvre l'ensemble de son armement à l'exception de son arme nucléaire, sans pour autant atteindre son objectif déclaré, celui d'en découdre avec la Résistance et libérer les deux soldats capturés. "<em>Tout au plus, aura réussi à me convaincre de me mettre à l'abri</em>", a déclaré Hassan Nasrallah.</div><div align="left">Quand à savoir si Israël va déclencher une deuxième guerre régionale, Nasrallah répond: "<em>Cette question nécessite beaucoup de temps pour ne pas répondre par la négation. Pour ce qui est du Liban, Israël devra désormais effectuer de longs calculs avant de s'engager dans une nouvelle guerre contre lui. Surtout si le déploiement de l'armée libanaise et des forces de La Finul se réalise sans atteinte à la Résistance contre laquelle l'armée israélienne a subi une défaite cinglante.</em>"</div><div align="left">Il a évoqué des données qui démontrent qu'Israël cherche à éviter toute confrontation avec la Syrie, de même qu'il devra désormais longtemps réfléchir avant de se lancer dans une nouvelle guerre contre le Liban.</div><div align="left">Nasrallah a confirmé la décision de la Résistance de ne pas exhiber ses armes dans la zone se situant a Sud du fleuve Litani.</div><div align="left">Désormais, il incombe à l'armée libanaise, déployée à la frontière, de riposter aux intrusions israéliennes. La Résistance, entrée en clandestinité, soutiendra l'armée.</div><div align="left">Il n'y aura aucun problème avec l'armée nationale ni avec les forces de la Finul, car la Résistance est fidèle à ses engagements. Sachant que la décision prise en Conseil des ministres concernant la mission de l'armée nationale est d'assurer la défense de la Patrie et non désarmer la Résistance ou de l'affaiblir.</div><div align="left">Nasrallah préconise une stabilisation de la situation intérieure à l'instar des six denières années et propose une réflexion autour d'une stratégie défensive qui s'appuie sur la dernière expérience.</div><div align="left">La Résistance a occupé un vide laissé par l'État, si ce dernier est désormais en capacité de garantir la sécurité et la défense des citoyens, alors cela pourrait servir d'approche pour résoudre la question des armes de la Résistance.</div><div align="left">Il confirme que le Hezbollah gardera ses missiles comme il l'a fait tout au long des années entre 1996 et 2006. ll en aura recours qu'en cas d'une agression militaire généralisée contre le Liban.</div><div align="left">Nasrallah déclare: "<em>Nous sortons d'une guerre et nous ne sommes pas pressés d'accomplir des opérations dans les "fermes", sachant que cela reste notre droit et que personne ne peut garantir une sécurité gratuite à Israël</em>"</div><div align="left">Nasrallah a par ailleurs mis l'accent sur la solidarité humanitaire manifestée tout au long de la guerre, comme jamais vu au cours de l'histoire moderne du Liban.*Elle*est d'une valeur inestimable, aussi importante que la solidarité politique.</div><div align="left">Il a confirmé l'ouverture du Hezbollah à l'ensemble des milieux libanais, sans exception, Il n'a jamais refusé le dialogue avec quiconque et sa politique consiste à ne jamais boycotté quelqu'un même quand le désaccord est au plus profond.</div><div align="left">"<em>Le Hezbollah n'a aucun projet spécifique pour la communauté chiite. Ceux qui*nous invitent à intégrer l'État sont ceux là même qui ont refusé de le faire en 1992 et 1996 quand nous y étions. Leur surenchère sur nous est stérile. Quand nous insistons sur la nécessité d'un État fort, c'est sur la base d'une vision intellectuelle, structurelle et idéologique.</em>"</div><div align="left">Concernant les rapports avec le monde arabe, Nasrallah se dit prêt à réexaminer certains d'entre eux, particulièrement ceux avec l'Arabie Saoudite. Des contacts sont en cours à travers des amitiés communes afin d'aller de l'avant.</div><div align="left">Il déclare: "<em>Ceux qui prétendent que nous obéissons aux injonctions de la Syrie et de l'Iran pour ne pas rétablir ces rapports-là sauront très bientôt que nous sommes le Mouvement le plus indépendant que le Liban n'a jamais eu au cours de son histoire.</em>"</div><div align="left">En appui*sur la Résistance contre l'agression israélienne, Nasrallah déclare que "<em>le Hezbollah ne se pose en dirigeant ni dans le monde arabe, ni musulman, ni au Liban. Nous voulons que notre expérience bénéficie au plus grand nombre et que notre victoire soit celle de tous.</em>"</div><div align="left">Sur le plan intérieur libanais, Nasrallah rend un hommage appuyé à l'action des trois présidents, Emile Lahoud, Fouad Siniora et Nabih Berry. "<em>Ce dernier ayant assuré la direction politique du combat. Notre souci permanent a été celui de la sauvegarde de la cohérence du Gouvernement pendant la guerre et celui de garantir la force de son chef sur la scène internationale.</em>"</div><div align="left">Plus loin, Nasrallah précise: <em>"Les contacts indirects avec le député Saad Hariri n'ont jamais été interrompus.</em></div><div align="left"><em>Nous avons salué la position du député Walid Joumblatt au commencement de la guerre. Nos relations avec lui demeurent, cependant, en-deçà de leur niveau d'il y a un an. Nous n'avons aucune objection à les rétablir, car leur rupture ne nous est pas due."</em></div><div align="left">C'est l'occasion pour lui de mettre l'accent sur la solidité des relations existant avec le "Courant national libre" du député Michel Aoun, comme avec le Président Salim El Hoss, l'ancien ministre Soleiman Frangié ainsi qu'avec les forces politique du "8 mars" et tous les partis nationaux dont certains ont pris une part active à la Résistance jusqu'au martyr.</div><div align="left"></div><div align="left"><font size="2">Synthèse de l'entretien*avec H.Nasarallah réalisée par Talal Salmane pour Assafir du 5 septembre 2006*</font></div>
amattouch
09-11-2006, 11:39 AM
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09-11-2006, 11:42 AM
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02-05-2007, 07:46 PM
Nouvelles des prisonniers palestiniens et arabes
Au tribunal militaire de Salem
Les parents utilisent le langage des signes pour communiquer avec leurs prisonniers
Ali Samoudi, Jénine
2 février 2006
C’est par le langage des signes et les battements des paupières que les ministres et députés détenus ont pu transmettre leurs pensées à leurs familles, lors de la séance du tribunal de militaire de Salem. Le tribunal, ses soldats et ses gardiens, avaient interdit aux prisonniers et à leurs parents de se serrer les mains ou de communiquer. Non seulement les détenus furent introduits dans la salle du tribunal les pieds liés, mais des gardiens sont restés debout, entre eux et les familles, qui ont dû subir des mesures sécuritaires renforcées et des menaces de les sortir de la salle du tribunal si leurs comportements n’étaient pas satisfaisants, pour les autorités sionistes.
Interdiction du langage des signes
Um Rida, épouse de dr. Hatim Jarrar, maire de la ville de Jénine, enlevé depuis le 29 juin 2006, a déclaré qu’elle n’avait d’autres recours que la langue des signes, pour parler à son mari, séparé d’elle et de ses enfants par les soldats. Tout au long de la séance, elle est parvenue à ravaler ses larmes et à sourire pour relever le moral de son mari qui lui, n’a pas cesser de lui renvoyer sn sonrire et de faire des signes. Les soldats l’en ont empêché à plusieurs reprises mais il les a défiés et a poursuivi.
Le langage du défi
Um Rida a expliqué qu’elle a essayé de communiquer avec son mari, lui demander à propos de sa santé, surtout qu’il est malade et que « nous sommes très inquiets, surtout lorsqu’on a appris que sa santé s’est détériorée. Il souffre de diabète et de tension artérielle, et depuis son arrestation, la direction des prisons refuse de le soigner ou de lui faire passer ses médicaments. Bien que j’ignore le langage des signes, j’ai pu quand même communiquer et défier les occupants. J’ai senti que je les avais vaincus. Et lui, de son côté, m’a expliqué que sa santé n’est pas alarmante, et il a demandé de mes nouvelles et celles des enfants. J’ai ravalé mes larmes, car je ne pouvais plus supporter de le voir ainsi, alors qu’il a consacré sa vie pour le bien de son peuple et de sa ville. Il a été élu démcratiquement, mais l’occupation est là, elle arrête injustement. »
« J’étais en colère lorsque je l’ai vu apparaître dans une tenue de prisonnie à la place de sa tenue de médecin et citoyen, directeur d’une importante institution sociale. Mais il m’a semblé fort, tenace, il avait le moral élevé, la détention n’a pas entamé son courage ni sa détermination de poursuivre le chemin. »
« Mais quand je le vois, je me demande où sont les organisations des droits de l’homme, dans le monde, qui pleurnichent sur les droits de l’homme, mais qui sont absentes, alors qu’elles se trouvaient là lors des élections municipales et législatives. Le tribunal militaire a accusé mon mari d’être membre du conseil municipal de la ville sur la liste « réforme et changement », mais c’est une accusation entièrement illégale. Les élections se sont déroulées en toute légalité et aux yeux du monde entier.
Arrestations politiques
Um Rida fut inquiète lorsque le tribunal a déclaré que son mari et ses compagnons détenus allaient comparaître une autre fois, le 29 mars prochain, bien qu’ils aient refuté les accusations et affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas la légalité du tribunal, et qu’ils étaient protégés par l’immunité diplomatique. Au cours des cinq heures de la séance, les représentants de la défense des ministres et députés ont réclamé la libération immédiate des détenus et la clôture du dosser, car les détenus sont protégés par l’immunité parlementaire. Maître Jawad Boulos a déclaré qu’il s’agit d’une détention politique, suite à l’enlèvement du soldat israélien et la victoire de la liste « Réforme et changement » aux élections législatives.
Colère
Suite à la décision du tribunal de reporter le procès, ce fut la grande colère parmi les prisonniers, leurs familles et la défense. Le député Khalid Sa’id a déclaré : « il est clair qu’il y a une décision politique d’allonger le temps de notre incarcération, le tribunal reporte le procès à chaque fois, malgré l’incapacité du procureur à présenter des preuves accablantes contre l’un de nous. Nous refusons et dénonçons cette politique et exigeons une campagne palestinienne large pour mettre fin à cette tragédie, car notre détention est synonyme de la détention de la volonté du peuple palestinien ». Le député Ibrahim Dahbour, dont la santé s’est détériorée après son enlèvement, a affirmé : « Nous affirmons à tous que nous refusons de lier l’affaire de notre enlèvement à une solution politique, ou à la formation d’un gouvernement d’unité nationale ou même à la libération du soldat israélien. Nous demandons à tous d’assumer leurs responsabilités et d’agir pour mener une campagne natinale et dénoncer les violations israéliennes de nos droits. Tout au long de cette période, aucun de nous n’a été accusé, jusqu’à quand cette tragédie va se poursuivre ? »
Maître Saadi a déclaré que l’ensemble des détenus ont nié les accusations qui leur ont été portées, mais le tribunal refuse de les libérer. Il est certain que nous refusons de reconnaître la légalité de ces procès et des tribunaux de l’occupation, nous insistons pour que tous les détenus soient immédiatement libérés et que ce dossier soit clos.
Interdiction de serrer la main
Tous les efforts déployés par le comité d’avocats de la défense pour obtenir la permission au détenu, ministre des finances, Umar Abdel Raziq, de serrer la main de sa mère, ont échoué. Après avoir comparu devant le tribunal, et après avoir déclaré son refus d’être jugé car il ne reconnaît pas la légalité du tribunal et que peu lui importaient les accusations portées, le ministre avait réclamé le droit de serrer la main de sa mère, qui a été encerclée par les soldats. Le juge a refusé sa demande, sous des prétextes sécuritaires. La mère du ministre a déclaré : c’est vraiment une honte, un crime et une violation de toutes les lois et les valeurs humaines. L’arrestation de mon fils est illégale. Malgré ma peine, parce qu’ils lui ont interdit de me serrer la main, mes yeux défiaient les geôliers et le tribunal. Et je lui ai transmis mes invocations, mes baisers et mes prières. Ils peuvent l’arrêter et m’interdire de le serrer dans mes bras, mais ils ne peuvent interdire que mon esprit et mon cœur l’embrassent et aillent vers lui, et vers tous les détenus.
Son état de sa santé s’est gravement détérioré
Le prisonnier Qasim Ghaleb Ayad est détenu pour appartenance au Jihad islamique
Ali Samoudi
2 février 2007
Quatre ans après son arrestation, l’état de santé du prisonnier Qasim Ghalib Ayad se détériore de jour en jour, à cause de la négligence médicale pratiquée par l’administration des prisons. Cette négligence fait partie d’une plan de vengeance, comme l’affirme sa mère, car les forces de l’occupation avaient mis six mois à le poursuivre, en tant que militant du Jihad, à Sila al-Harthye, près de Jénine.
La mère de Qasim, 22 ans, exprime son inquiétude, appelant les institutions humanitaires à se mobiliser pour la libération des prisonniers, mais aussi l’organisation médecins sans fontières, pour sauver la vie de son fils, détenu dans la prison Eilon.
Lors de son arrestation, Qasim avait été touché par balles par les soldats israéliens, le 4 mars 2003, sur tout le corps, et notamment à la tête et à la hanche. Mais il n’a pas été emmené à l’hôpital, au contraire, il a dû subir des interrgatoires serrés dans la prison de Ramleh. Le tribunal a refusé qu’il soit libéré afin que sa famille puisse le soigner, mais l’a condamné à 6 ans de prison ferme, accusé d’appartenir au mouvement du Jihad islamique.
Après quelque temps, entre négligence et report, l’état de santé de Qasim s’est gravement détérioré. Il a dû être hospitalisé à la prison de Ramleh. Il avait perdu la moitié de son poids et atteint de paralysie. Malgré l’intervention chirurgicale, son état ne s’est pas amélioré, à cause des conditions de détention et le refus d’un suivi médical approprié.
La mère de Qasim poursuit : De plus, les autorités de l’occupation refusent de m’accorder un droit de visite. Au cours de ces quatre années, je n’ai pu le voir que deux fois. C’est, disent-ils, pour des raisons sécuritaires.
Appel pour mettre fin aux affrontements inter-palestiniens
Le prisonnier Yahya Ibrahim Sanwar, Abu Ibrahim, de Khan Younes et appartenant au mouvement Hamas, a tranmis une lettre par le biais de maître Buthayna Daqmaq, de l’institut Mandela, appelant les mouvements du Fateh et du Hamas à respecter la sacralité du sang palestinien, et d’agir rapidement pour s’accorder à former un gouvernement d’unité nationale, et d’activer le dialogue pour reconstruire l’OLP.
Abu Ibrahim, qui est condamné à 426 années de prison, et qui est détenu depuis le 20 janvier 1988, se trouve actuellement dans la section 4 de l’isolement dans la prison Eshe – Beer al-Saba’, dans le Naqab. Il a écrit : « je m’adresse aux masses de notre peuple, et précisément à ses dirigeants et responsables et notamment les jeunes, leur demandant de protéger la sacralité du sang palestinien, c’est une ligne rouge qu’il ne faut pas franchir, quelles que soient les raisons, notre parcours en tant que peuple, est vers la liberté et l’indépendance, vers la création de notre Etat indépendant, avec al-Quds pour capitale. C’est un parcours long, et nous sommes encore à ses débuts.
Le peuple palestinien doit unifier et resserrer les rangs pour réaliser ses buts, pour lesquels il a déjà offert des milliers de martyrs, des centaines de milliers de blessés et un nombre impressionnant de détenus.
« Derrière les barreaux, nous sommes déchirés, nos cœurs saignent lorsque nous regardons ces scènes de combat. Nous implorons l’ensemble à ne pas se laisser influencer par les pressions extérieures qui déchirent nos rangs.
amattouch
09-18-2007, 06:37 AM
Khaled al-Batsh : La conférence prévue de Washington vise la résistance<br /><br />Interview Al-Quds al-‘Arabi<br />19 septembre 2007<br /><br />Le mouvement du Jihad islamique, organisation de la résistance palestinienne, mène une lutte armée sans relâche contre l'occupation. Il est l'auteur, avec l'organisation militaire des Comités populaires, de l'opération réussie contre la base militaire sioniste, au nord de Gaza, où 76 soldats furent blessés ou pris de panique par la chute de fusées lancées contre eux, il y a près d'une semaine. <br /><br />Dans son interview, le responsable du mouvement du Jihad islamique, M. Khaled al-Batsh, a déclaré : « la conférence de la paix à laquelle appelle le président américain <span id="lw_1190097066_0" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">George Bush</span>, pour l’automne prochain, a pour but de faire admettre la politique israélienne, sur le plan arabe et international. <br /><br />Au cours de sa discussion avec le quotidien al Quds al-Arabi, M. Al-Batsh a vivement accusé les Etats-Unis et l’<span id="lw_1190097066_1" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Europe</span>, affirmant qu’ils sont responsables du blocus imposé sur le peuple palestinien, indiquant que la division entre le Fateh et le <span id="lw_1190097066_2" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span> a contribué à approfondir ce blocus.<br /><br />Il a ajouté qu’Israël tente de diviser les terres palestiniennes, la Cisjordanie pour le Fateh, financée par la Jordanie, et la bande de Gaza pour le <span id="lw_1190097066_3" style="background: none transparent scroll repeat 0% 0%; cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span>, financé par l’Egypte, affirmant que le Jihad islamique s’opposera à tout courant palestinien qui approfondira et consacrera ce plan, ancien et nouveau, israélien.<br /><br />Il s’est demandé pourquoi certains parlent d’accalmie ave l’occupation, lorsque la résistance palestinienne assène des coups à l’occupant, alors qu’ils n’en parlent pas lorsque Israël tue et massacre le peuple palestinien. Il a décrit les rencontres Abbas – Olmert de vaines, car le vrai perdant de ces rencontres est le peuple palestinien lui-même, et même le président Abbas.<br /><br />Ci-joint le texte complet de l’interview<br /><br />Q. Que pensez-vous de ce qui s’appelle conférence de la paix, à laquelle a convié le président <span id="lw_1190097066_4" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">George Bush</span> à Washington au mois de novembre prochain ?<br /><br />R. Le mouvement du Jihad islamique considère que cette conférence est une nouvelle tentative pour empêcher la réalisation des droits du peuple palestinien, et une autre étape du complot américano-israé lien contre le peuple palestinien, en masquant les réalités et en faisant croire que les Américains et le Quartet vont donner au peuple ses droits légitimes.. Mais la réalité est tout autre, les Etats-Unis sont impliqués dans l’injustice que nous subissons.<br /><br />Cette conférence se tient, en apparence, pour discuter de la question palestinienne, mais en réalité, elle est une tentative de mobiliser les positions arabes et internationales pour frapper l’Iran, le <span id="lw_1190097066_5" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hizbullah</span>, la Syrie, et probablement le peuple palestinien dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, et de ce fait, nous considérons cette conférence comme étant nuisible à la cause palestinienne. <br /><br />C’est une conférence qui veut faire profiter Olmert, Livni et Rice, aussi, de la crise interne palestinienne, ou en d’autres termes, de la division existante sur la scène palestinienne. Le but de cette conférence est aussi, probablement, de faire encore pression sur les Palestiniens, et précisément sur le président palestinien <span id="lw_1190097066_6" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Mahmoud Abbas</span> pour lui arracher des concessions politiques. C’est pourquoi je demande à <span id="lw_1190097066_7" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Abu Mazen</span> (<span id="lw_1190097066_8" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Mahmoud Abbas</span>) de ne pas accorder de l’importance à cette conférence et de ne pas s’y rendre.<br />Cette conférence n’a aucune importance, pour nous les Palestiniens, elle n’est en fin de compte qu’une conférence pour faire admettre la politique israélienne par les Arabes, et aussi pour faciliter la mission d’Olmert et de Livni, en rencontrant le plus grand nombre de dirigeants arabes qu’ils n’avaient pas eu encore l’occasion de rencontrer.<br /><br />Q. Dites-vous que le but de la conférence est de mobiliser les Etats arabes que les Etats-Unis et Israël qualifient de modérés pour frapper l’Iran ?<br /><br />R. Bien sûr, l’Iran et les autres forces de la résistance, c’est-à-dire la Syrie, le <span id="lw_1190097066_9" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hizbullah</span> et la résistance palestinienne. Ils veulent, avec cette conférence, obtenir une visa précis pour frapper ces Etats et ces mouvements cités. <br /><br />Q. En d’autres termes, il s’agirait d’une grave conférence de relations publiques et vous demandez au président Abbas de ne pas y participer ?<br /><br />R. Oui.<br /><br />Q. A votre avis, est-ce que le royaume de l’Arabie Saoudite participera à la conférence, cet automne, à Washington ?<br /><br />R. Olmert le souhaite vivement, car il espère que cette conférence soit l’occasion d’une rencontre avec des chefs arabes qu’il n’a pas encore rencontrés, et ce sera la plus grande réalisation pour Israël. J’espère que l’Arabie Saoudite ne participera pas à cette conférence, ou d’autres pays de la fermeté car cette conférence vise, comme je l’ai dit plus haut, à faire admettre Israël, au niveau arabe et international.<br /><br />Q. Concernant la situation à <span id="lw_1190097066_10" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Gaza</span>, comment décrivez-vous la situation humanitaire ?<br /><br />R. La situation palestinienne en général, et non seulement à <span id="lw_1190097066_11" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Gaza</span>, est mauvaise sur le plan humanitaire, ce dont ne sont pas seulement responsables les formations politiques ici, mais en est responsable le blocus imposé par les Etats-Unis et l’<span id="lw_1190097066_12" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Europe</span>. Les Américains et les Européens portent la responsabilité de cette situation désastreuse , et non seulement le Fateh et le <span id="lw_1190097066_13" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span>.<br /><br />Si la division politique de la scène palestinienne a contribué à justifier ce blocus, en réalité, ce sont les Etats-Unis et les Etats européens qui portent la responsabilité directe de ce blocus, ce sont eux qui ont encerclé le premier gouvernement de <span id="lw_1190097066_14" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span>, puis ensuite le gouvernement d’unité nationale dirigé par le frère Isma’il Haniye.<br />Aujourd’hui, ils encerclent encore la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée, la situation palestinienne est globalement mauvaise, du fait de ce blocus, de l’occupation, de la fermeture des points de passage. Nous faisons porter la responsabilité de tout cela aux Etats-Unis, à Israël et au Quartet.<br /><br />Q. Etes-vous d’accord sur la thèse affirmant que l’Etat hébreu, appuyé par les Etats-Unis, essaie de diviser ce qui reste de la Palestine, en Cisjordanie d’une part et <span id="lw_1190097066_15" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Gaza</span> de l’autre, la Cisjordanie pour le Fateh et la bande de Gaza pour <span id="lw_1190097066_16" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span> ?<br /><br />R. Vous parlez d’un souhait israélien, c’est un <span id="lw_1190097066_17" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">vieux</span> rêve israélien et américain, que les territoires palestiniens soient divisés pour liquider et internationaliser la question palestinienne. Ainsi, la cause palestinienne deviendrait une cause humanitaire internationale, où les services seraient assurés en Cisjordanie par le biais du royaume hachémite jordanien et assurés dans la bande de Gaza par le biais de l’Egypte.<br /><br />Mais les Etats-Unis commencent à coordonner les services à la Cisjordanie par le biais du Fateh et à <span id="lw_1190097066_18" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Gaza</span> par le biais du <span id="lw_1190097066_19" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span>. C’est le rêve israélien, mais en réalité, ni le <span id="lw_1190097066_20" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Hamas</span> ni le Fateh ne veulent cela, ni le peuple palestinien partout où il se trouve, ne souhaite cela. Nous voulons un Etat palestinien, libre, souverain, où le citoyen palestinien jouira de la liberté et de l’indépendance.<br />Nous savons qu’il s’agit d’un <span id="lw_1190097066_21" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">vieux</span> rêve israélien, mais personne n’en parle, ni le président <span id="lw_1190097066_22" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Mahmoud Abbas</span> ni Isma’il Haniye, ni aucune des forces et organisations politiques actives sur la scène. Nous, au Jihad islamique, nous refusons absolument cette idée et ces plans, et nous résisterons à tout courant politique appelant à la division, ou en d’autres termes, à ce partage, ou essayant de le consacrer sur le terrain.<br /><br />Q. Concernant l’accalmie avec l’occupation israélienne, êtes-vous prêt à proposer une accalmie de longue durée pour faire cesser les tirs et les opérations militaires, des deux côtés ?<br /><br />R. Pour le mouvement du Jihad islamique, nous disons que la balle est dans le camp israélien. Toutes les organisations palestiniennes avaient déclaré, lors de l’accord du Caire, leur engagement envers l’accalmie mais Israël n’a jamais cessé de tuer nos cadres en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, et de ce fait, la question est ancienne et nouvelle à la fois. Si Israël est prêt à cesser ses opérations et son agression contre les Palestiniens, à cesser les assassinats de notre peuple, à libérer les prisonniers palestiniens, la question peut alors être envisagée. Mais cette question ne doit être une entrave face au mouvement du Jihad islamique, ou du moins, un tampon face à la résistance palestinienne. <br /><br />Il n’est pas logique que ces propositions sortent chaque fois que la résistance palestinienne réalise des acquis contre l’occupation, sur le terrain de la lutte. L’accalmie est proposée lorsque l’occupant est en situation de crise. Et lorsque Israël se met à nous tuer, nous massacrer, personne ne parle d’accalmie. Je répète que la balle se trouve dans le camp israélien : Israël doit cesser les assassinats, les incursions, et alors nous étudierons la question. Nous n’avons jusqu’à présent, aucunement entendu qu’Israël a l’intention de cesser les assassinats et les incursions. Ils nous réclament toujours d’appliquer une accalmie, lorsque nous sommes en situation d’offensive, mais lorsque nous nous faisons massacrer et tuer, personne ne demande rien à Israël.<br /><br />Q. Comment décrivez-vous les rencontres régulières entre le premier ministre israélien <span id="lw_1190097066_23" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Ehud Olmert</span> et le président de l’autorité palestinienne, <span id="lw_1190097066_24" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Mahmoud Abbas</span> ?<br /><br />R. Rencontres vaines, des rencontres de relations publiques. Celui qui s’en sert le plus est <span id="lw_1190097066_25" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Ehud Olmert</span>, car il en profite sur le plan interne et externe, auprès des dirigeants arabes. Le grand perdant est le .peuple palestinien, et même <span id="lw_1190097066_26" style="cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Abu Mazen</span>.<br /><br />Grâce à ces rencontres, Israël souhaite compromettre le président <span id="lw_1190097066_27" style="background: none transparent scroll repeat 0% 0%; cursor: hand; border-bottom: #0066cc 1px dashed; height: 1em">Abu Mazen</span>, essayant de compatabiliser ces rencontres à ses dépens et d’exercer un chantage sur lui, avec la division de la scène palestinienne. C’est pourquoi nous le conseillons de ne pas accorder de l’importance à ces rencontres, de les abandonner même, car Israël avait déjà remis à plus tard le règlement avec l’ancien président, Abu ‘Ammar, et aujourd’hui, il agit de même avec lui. Il ne lui accordera rien, Israël est un Etat d’occupation, il a occupé la terre par la force et n’en sortira que par la force.<br /><br /><br />Traduction
amattouch
09-19-2007, 09:45 PM
<p align="left"><font size="4"> </font></p><div><font face="Times New Roman" size="5"><strong>Le Comité populaire de défense des libertés</strong></font></div><div><font face="Times New Roman" color="#ff0000" size="5"><strong><u>Appel au boycott de la compagnie aérienne israélienne "El Al"</u></strong></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Conférence de presse 18/9/2007</font></div><div></div><div>(Extraits)</div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Loin d'être une réaction directe à un événement précis, cette conférence de presse s'inscrit dans l'acte et l'initiative propre. Elle est une nouvelle étape de notre auto-organisation, une lecture globale de la situation et des défis*ainsi qu'un exposé du plan et des moyens d'action.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Le rapport du directeur de l'appareil sécuritaire israélien, Yoval Diskin, au début de cette année, accusait les masses arabes de l'intérieur d'être "un danger stratégique" contre Israël, ce qui signifie que nous, les masses, sommes en danger, et la source de ce danger se trouve au plus haut niveau de la prise de décision israélienne. Sur le terrain, cela se traduit par les poursuites et les chasses à l'homme, les mesures administratives et les interrogatoires. Nous avons conscience que l'Etat et ses appareils sécuritaires ont pris la décision d'affronter nos masses, leurs dirigeants et leurs institutions. Mais nous avons également conscience que nous*n'obtiendrons aucun droit si nous*ne luttons pas pour l'acquérir.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous*partons sur la base que nous avons un*riche acquis réalisé par le comité populaire de défense des libertés, depuis 2003, qui s'était mis en place lors de l'arrestation des dirigeants islamiques à l'époque, et un*acquis encore plus important du fait des luttes de nos masses et de notre peuple au cours de longues décennies.</font></div><div></div><div><div><font face="Times New Roman" size="4">Le comité populaire est un organe issu du Haut comité de suivi, visant à défendre les libertés politiques collectives et individuelles des masses arabes palestiniennes du pays, à faire face à toutes les poursuites politiques, racistes, nationales, religieuses et civiles, menées méthodiquement par l'institution israélienne contre les masses de notre peuple, au niveau individuel ou collectif et contre ses institutions.</font></div><div></div><div><div><font face="Times New Roman" size="4">L'appelation du comité et la définition de son rôle traduisent nos craintes, le fait que les masses arabes palestiniennes de l'intérieur sont un public en danger, dont la direction et les institutions sont menacées par les poursuites méthodiques politiques et institutionnelles, décidées au plus haut niveau de l'appareil de l'Etat. C'est ce qui se déroule de façon évidente, par la poursuite et la criminalisation de l'action menée par le mouvement islamique, sheikh Raed Salah, le Rassemblement national démocratique et son fondateur, dr. Azmi Bishara, le secrétaire général de Abnaa al-Balad, Muhammad Kana'ina, aujourd'hui détenu. C'est ce qui se passe avec la poursuite des associations civiles, la fermeture de certaines par ordre administratif, ou les interrogatoires par les services de renseignements. C'est ce qui se passe dans les aéroports et les voies de passage, c'est ce qui se passe avec le député Sa'id Naffa' et la délégation religieuse arabe composée des sheikhs druzes, partie en Syrie, la semaine dernière, soumise à l'incitation et l'intention de passer en jugement.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous mettons en garde contre le fait de considérer cette*recrudescence répressive, officielle et policière comme des*assassinats politiques, préludes à des assassinats corporels :**l'attaque menée contre sheikh Raed Salah à al-Quds, le mois dernier, semble l'indiquer.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Dans toute poursuite qu'elle mène, la Shabak veut nous transmettre qu'elle est là et que ses yeux sont ouverts, voulant nous faire intégrer et admettre la surveillance et le terrorisme qu'elle exerce sur nous.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"><strong>Rôle des poursuites politiques</strong></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- empêcher notre propre élaboration et organisation collective.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Isoler nos dirigeants et nos institutions et nous distinguer entre "modérés" et "extrémistes".</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Annuler notre rôle qui est d'assumer notre responsabilité envers l'ensemble de la question palestinienne.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Susciter un état d'esprit défait, soumis à la poursuite et empêcher les dirigeants d'assumer*leur rôle.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"><strong>Notre message</strong></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous disons que notre volonté est plus puissante que la répression et la terreur de la Shabak, et si la confrontation nous est imposée, nous sommes un peuple qui possède la volonté, le droit et la justice, et eux n'ont qu'un appareil répressif.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Dans notre situation, si nous voulons goûter au raisin, nous devons nous battre avec le gardien. Nous n'obtiendrons aucun droit sans lutter pour l'acquérir.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"><strong>Nos revendications</strong></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- La suppression des charges contre sheikh Raed Salah et l'arrêt de toute poursuite politique à son encontre.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- L'arrêt de la poursuite politique et la suppression du dossier d'interrogatoire concernant le fondateur du parti du Rassemblement national démocratique, dr; Azmi Bishara.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- La cessation immédiate de la poursuite contre la délégation*qui s'était rendue*en Syrie, composée des hommes de religion druze et du député Saïd Naffa'.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- La*cessation*immédiate de tous les interrogatoires policiers avec les associations et les institutions nationales.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- La suppression du jugement*contre*l'artiste Muhammad Bakri, réalisateur du film "Jenine Jenine", qui dévoile les crimes de l'occupation.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- L'arrêt*par les*universités, et notamment l'université de Haïfa, des poursuites contre le comité des étudiants arabes et sa direction, et la cessation des tribunaux moraux et politiques.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"><strong>Nos mesures</strong></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous annonçons, au début de notre campagne, le boycott par les institutions arabes de la compagnie aérienne El Al pour faire cesser les poursuites politiques et les interrogatoires dans les aéroports et les voies frontalières israéliennes, <u>en appelant toutes les parties amies dans le monde à adopter la même attitude.</u>*</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous étudions pour l'instant les formes du boycott économique et populaire des compagnies et institutions qui pratiquent le racisme envers les Arabes et les mécanismes d'exécution de cette décision.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Nous annonçons l'organisation d'une conférence régionale pour la protection populaire et la défense des libertés, au mois de novembre prochain, qui étudiera le niveau de la confrontation et le développement des mécanismes de la protection populaire, avec l'appui international, ainsi que le développement de l'immunité interne à l'intérieur de notre société arabe palestinienne.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Nous annonçons notre soutien au comité des étudiants universitaires arabes et leur union régionale. Le comité populaire suivra de près le dossier des poursuites politiques en coordination avec ces conseils élus.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Nous rédigeons en ce moment un rapport qui sera présenté à la responsable du comité des Nations-Unies pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, rapport pris en charge par l'association arabe des droits de l'homme, en coordination avec les parties concernées.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Nous demandons à tous ceux qui sont menacés par toute forme de poursuite politique ou d'entraves sécuritaires de contacter le comité des libertés, et appelons tous ceux qui sont actifs dans les organisations des droits de l'homme, du développement social, cuturel et national*à rejoindre le comité pour la défense des libertés afin que celui-ci assume entièrement son rôle.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">L'injustice faite par les proches</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Une autre affaire concerne l'injustice faite par les proches. Nous avons adressé une lettre à l'ambassadeur jordanien, où nous dénonçons la décision des autorités jordaniennes d'empêcher sheikh Raed Salah d'entrer dans le territoire jordanien, le dimanche 9 septembre 2007, pour participer au congrès "al-Quds est à nous", en demandant des explications sur cette mesure des autorités jordaniennes. Nous avons réclamé une rencontre pour en discuter.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Israël veut nous utiliser en tant que "pont de la normalisation avec le monde arabe", mais nous faisons partie de notre entourage arabe, et nous nous opposons à la normalisation avec Israël.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- La liaison avec notre dimension palestinienne, arabe, islamique, internationale est notre droit, et nous ne nous comportons pas en tant qu'otage des relations officielles et normalisées israéliennes avec tel ou tel pays. Nous poursuivons notre liaison et si quelque chose devrait être changé, c'est la loi israélienne répressive et non notre liaison.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">- Nous appelons certains Etats arabes à stopper toute collaboration policière entre les services de renseignements israéliens et les services*de renseignements*arabes, concernant les activités des institutions de l'intérieur et leurs*partenaires dans les Etats arabes.</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><div><font face="Times New Roman" size="4">Ameer Makhoul</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Président du comité populaire de défense des libertés</font></div><div><font face="Times New Roman" size="4"></font></div><div><font face="Times New Roman" size="4">Traduction </font></div></div></div></div>
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