ÇáãÓÇÚÏ ÇáÔÎÕí ÇáÑÞãí

ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : Forum franco-arabe


RaedHabash
06-04-2006, 01:06 PM
amattouch



ÔÇÑßÊ: 15 ÝÈÑÇíÑ 2006
äÔÑÇÊ: 285

ÇÑÓá: ÇáÇÑÈÚÇÁ ãÇÑÓ 01, 2006 1:08 am ãæÖæÚ ÇáÑÓÇáÉ:

--------------------------------------------------------------------------------

Prix de la meilleure thèse en langue française sur le Monde musulman
27 février 2006
Ce concours international est organisé par l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du Monde musulman à Paris.

L’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde Musulman (IISMM), de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, invite les chercheurs à concourir au Prix de la meilleure thèse en langue française sur le Monde musulman.

Les candidats devront avoir soutenu leur thèse entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2005.

Les candidatures seront reçues à l’IISMM jusqu’au 16 avril 2006.

Le prix sera attribué tous les deux ans par un jury international et remis, cette année, au cours d’une cérémonie publique en septembre 2006.

Ce prix vise à distinguer les recherches, en langue française, qui ont pour objet l’étude du Monde musulman et à fournir aux jeunes chercheurs les moyens de publier ou de poursuivre leurs travaux dans les meilleures conditions.

Les domaines de recherche concernent cinq ensembles disciplinaires, soit les études linguistiques (arabe, persan, domaine turc) et littéraires ; le droit, l’économie et les sciences politiques ; l’histoire, l’histoire de l’art et l’islamologie ; la démographie, les études de migrations, les études urbaines et la géographie ; et également l’anthropologie, la musicologie et la sociologie.

Du point de vue géographique, les recherches doivent porter sur les régions d’Afrique et d’Asie où l’Islam est la religion majoritaire, ou l’une des religions majeures, de même que sur toutes les régions où, du fait de migrations anciennes ou récentes, une partie de la population est de tradition musulmane.
[/list]

ÇáÑÌæÚ Çáì ÇáãÞÏãÉ


amattouch



ÔÇÑßÊ: 15 ÝÈÑÇíÑ 2006
äÔÑÇÊ: 285

ÇÑÓá: ÇáÇÑÈÚÇÁ ãÇÑÓ 01, 2006 1:10 am ãæÖæÚ ÇáÑÓÇáÉ:

--------------------------------------------------------------------------------

La transmission des connaissances, des savoirs et des cultures : Alexandrie, métaphore de la francophonie (Appel à communications jusqu’au 31 août 2005)
du 12 mars 2006 au 15 mars 2006 à Alexandrie, Égypte

Organisation : Centre international de documentation et d’échanges de la Francophonie (CIDEF) et l’Agora francophone internationale (AFI) en collaboration avec l’Université Senghor et la Bibliothéca Alexandrina.

Résumé : Troisième colloque international du CIDEF-AFI qui aura lieu du 12 au 15 mars 2006 à Alexandrie (Égypte) dans le cadre des activités entourant l’Année Senghor.

Les propositions sont à envoyer avant le 31 août 2005 par courriel à :
Cliquez ici

Argumentaire

Ce colloque s’inscrit dans la continuité thématique des deux colloques précédents. Il poursuit la réflexion sur la francophonie contemporaine, en reprenant le thème de la diversité culturelle dans une nouvelle perspective, celle de la transmission comme garante de la diversité. En choisissant comme point d’ancrage la ville d’Alexandrie, il s’inspire des symboles associés à la ville.

Traitées dans leur dimension à la fois historique et géographique, les thématiques choisies permettront de s’interroger plus globalement sur la vocation de la francophonie à défendre, dans le contexte de la mondialisation, un ensemble de valeurs communes et à formuler des propositions originales sur :
les rapports entre identité et diversité,
la transmission des connaissances et des cultures dans une logique de reconnaissance mutuelle, de dialogue interculturel et de partage des savoirs et des savoir-faire.

Fidèle à la vision de son fondateur, à la fois homme de rupture et de métissage, Alexandrie s’affirme, dès sa fondation, comme une capitale de la modernité s’ouvrant au monde et rompant avec le modèle de l’autochtonie, propre à la cité grecque classique. Cette métropole méditerranéenne conjuguait vitalité commerciale et rayonnement scientifique, tous deux mis au service d’une puissance politique sachant user du pouvoir des symboles : le Phare, d’un côté, la Bibliothèque, de l’autre, illustraient de manière emblématique le double commerce des biens et des idées avec le monde entier.
Ville symbole du brassage des peuples, des religions et des cultures, quels enseignements peut encore aujourd’hui livrer Alexandrie quand, face à la mondialisation des échanges et à la mobilité accrue des personnes, certains posent la question de la rencontre des cultures en terme de confrontation ?

Cette rencontre internationale s’adresse non seulement aux chercheurs des différentes disciplines constituant les axes thématiques retenus, mais aussi à tous ceux qui, à titre professionnel ou personnel, sont appelés à s’intéresser aux problématiques soulevées par la francophonie et son rapport aux mutations du monde contemporain.

Pour des informations complémentaires (présentation des axes thématiques, critères de recevabilité, langue du colloque, calendrier prévisionnel, etc.), veuillez consulter le site ci-dessous indiqué.

Remarque : une proposition de communication ne peut être acceptée que si l’auteur est dûment inscrit au colloque. La procédure d’inscription au colloque est indépendante de celle de l’envoi des communications. La procédure d’inscription fera l’objet d’un autre message.

ÇáÑÌæÚ Çáì ÇáãÞÏãÉ


amattouch



ÔÇÑßÊ: 15 ÝÈÑÇíÑ 2006
äÔÑÇÊ: 285

ÇÑÓá: ÇáÇÑÈÚÇÁ ãÇÑÓ 01, 2006 1:16 am ãæÖæÚ ÇáÑÓÇáÉ:

--------------------------------------------------------------------------------

Codu lloque « Récits d’Orient en Occident » Présence littéraire monde arabe en Europe, de la Renaissance au classicisme
(Appel à communications jusqu’au 15 juin 2005)
du 17 mars 2006 au 18 mars 2006 à Paris IV-Sorbonne, France

Organisation : GRAL-CRLC - Paris-Sorbonne IV

Résumé : Le XVIe et le XVIIe siècle marquent pour notre civilisation les débuts de la modernité ; pour la culture arabe, ils consacrent un déclin amorcé dès le XIVe siècle, mais dont le monde musulman lui-même ne prendra la mesure qu’à la fin du XVIIIe siècle, avec l’expédition de Bonaparte en Egypte. L’expulsion des Morisques d’Espagne, en 1609, contribue à creuser le fossé qui ne cessera ensuite de s’élargir entre deux univers de pensée et de langage : celui de l’Orient et celui de l’Occident.

On connaît l’importance de l’héritage arabe pour l’histoire de la philosophie, des sciences et des arts en Europe. On mesure moins celle des traces que leur culture a pu laisser dans la littérature occidentale, et le rôle joué par les formes et les motifs poétiques et narratifs issus du monde arabe dans l’émergence des nouvelles formes littéraires en Europe.
Autant en effet l’image que les Européens se sont faite du modèle politique, social et culturel offert par les Turcs a été souvent décrite et analysée, en particulier pour le XVIIIe siècle, autant celle du « More », du « Sarrasin » reste encore peu imprécise dans ces études. Or, l’influence de l’univers de pensée ne se limite pas à la présence des « turqueries » dans l’imaginaire de l’Europe classique. Ainsi, la représentation de l’Afrique barbaresque dans la littérature française ne se confond pas avec celle de l’Empire Ottoman en général.
D’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, cette étude ne va pas sans difficultés. On peut en effet se borner à stigmatiser le caractère factice et stéréotypé des motifs liés à l’Orient que l’on relève dans la littérature européenne stéréotypes qui concernent souvent la fin du XVIIIe siècle, bien plus que les périodes antérieures et à dénoncer l’ignorance mutuelle dans laquelle la Chrétienté et l’Islam ont été de leur évolution respective durant ces siècles décisifs qui séparent le retrait des Arabes d’Al-Andalus des premiers mouvements de colonisation européenne de l’Afrique du Nord. On risque alors de reporter sur les échanges qui ont eu lieu à ce moment un modèle de relations propre en réalité à l’ère coloniale qui lui a succédé, manquant ainsi l’intérêt principal de cette période, qui vit la pénétration de nombreux motifs et techniques poétiques d’origine arabe dans les formes littéraires européennes. L’un des événements littéraires les plus importants et les plus riches de conséquences de cette période, n’est-elle pas la réunion et la traduction par A. Galland de l’ensemble des contes arabes des Mille et Une Nuits ?
Plusieurs directions de recherche peuvent s’imposer, pour l’exploration de ce domaine d’influence : on en retiendra deux pour l’instant, quitte à poursuivre ensuite sur d’autres pistes. L’une concerne un ensemble de récits nettement identifiable, celui des relations de voyage et de captivité, et la somme d’informations, d’images et de représentations qu’il a pu diffuser en Europe ; l’autre concerne l’étude directe des motifs littéraires liés au monde arabe, tels qu’on les retrouve dans les oeuvres elles-mêmes tout au long de cette période (XVIe-XVIIIe siècles).

I. Récits de voyage et de captivité dans les Etats de la côte barbaresque (XVIe-XVIIIe siècle).
A l’intérieur du genre bien étudié du récit de voyage, celui de la " relation de captivité " revêt une importance toute particulière sur la période 1575-1750. En effet, à la suite de la bataille de Lépante, qui mettait fin aux affrontements directs entre les puissances chrétiennes et la flotte turque, le développement spectaculaire de la guerre de course en Méditerranée et la richesse croissante des états et des régences de la côte Nord-africaine vivant des prises effectuées en mer créent les conditions de production d’une série de récits largement diffusés ensuite, lors du retour des captifs dans leur pays. Avant de donner naissance à une véritable mythologie de l’Etat barbaresque, et de l’aventure maritime en Méditerranée, ces relations ont proposé au public européen toute une série de motifs et de modèles littéraires liés au monde arabe, qui méritent d’être étudiés pour eux-mêmes. A partir des travaux de G. Turbet-Delof (en particulier la Bibliographie critique de l’Afrique barbaresque dans la littérature française, 1532-1715), on peut tenter de rassembler un nombre signifiant de ces textes dans l’ensemble peu connus, et de les regrouper avec les récits plus étudiés. Ces regroupements peuvent être faits selon différents critères, dépassant celui de l’Etat barbaresque sur lequel ils portent, ou dans lequel ils ont été conservés (récits portant sur Alger, Tunis, Meknès, Tripoli). On peut ainsi commencer à constituer des ensembles :
par nationalité (ex : ensemble formé par les récits anglais, par les récits hollandais) mais aussi par catégorie de récits :
ensemble des compte-rendus exécutés pour/par les ordres rédempteurs (Trinitaires, mercédaires d’Espagne et de France), qui obéissent à une série de modèles communs.
cas des récits individuels (récits d’Haedo, d’E. d’Aranda, du Chevalier d’Arvieux, de Gramaye) et leur insertion dans les divers genres littéraires contemporains.
ensemble formé par les brochures populaires (ex. leteratura de cordel au Portugal), etc
ensemble formé par les récits de captifs arabes dans les ports de France, d’Italie et d’Espagne, évoqués en autres par M. Belhamissi, etc

II. Fictions et réalités du monde arabe dans la littérature européenne (XVIIe-XVIIIe siècle)
Il s’agirait cette fois de repérer l’entrée des motifs et des formes liés au monde arabe dans les différents genres littéraires qui se sont développés en Europe, du XVIe au XVIIIe siècle, c’est-à-dire avant le premier romantisme.

Ainsi, on pourra explorer les directions suivantes :

a. éléments d’intrigue, de narration ou de décor d’origine arabe qui apparaissent de façon explicites ou non, dans le théâtre français, espagnol et italien aux XVIIe-XVIIIe siècle.

b. modèles et formes repris de la tradition littéraire arabe et persane, en poésie (Espagne, Italie, Portugal)

c. travail centré autour de l’événement majeur que représente la traduction en France des Mille et une nuits par A. Galland à la fin du XVIIe siècle.
diffusion antérieure d’éléments de conte arabes et persans (cf. sources orientales d’une partie des fables de La Fontaine, etc) aux XVIe et XVIIe siècle.
diffusion postérieure des motifs issus de l’ensemble formé par les Mille et une nuits, et les Voyages de Sindbad le Marin, dans les différentes formes de narration européenne au XVIIIe siècle.

Les propositions de communication (titre et abstract de 300 mots environ) doivent parvenir avant le 15 juin 2005 par courrier à :

Anne DUPRAT

U.F.R. Littérature Comparée
G.R.A.L, Paris IV Sorbonne,
1 rue Victor Cousin
75005 Paris
France

ÇáÑÌæÚ Çáì ÇáãÞÏãÉ


amattouch



ÔÇÑßÊ: 15 ÝÈÑÇíÑ 2006
äÔÑÇÊ: 285

ÇÑÓá: ÇáÇÑÈÚÇÁ ãÇÑÓ 01, 2006 1:19 am ãæÖæÚ ÇáÑÓÇáÉ:

--------------------------------------------------------------------------------

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) lance un appel à candidatures pour l’obtention de prix pour des travaux de recherche scientifiques.
Cet appel s’adresse aux étudiants et aux chercheurs qui ont conduit des travaux de recherche rédigés en français sur l’étude, l’édition ou la traduction de manuscrits en arabe du Mali.


Prix pour des travaux de recherche scientifiques
Cette action est rendue possible grâce à la contribution de l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici fondée sur son engagement en Europe et pour les cultures de la Méditerranée, en faveur de la diversité culturelle, de la philosophie et de la recherche humaniste. Elle est destinée à mettre en valeur des travaux de recherche en relation avec la pensée humaniste.

Elle vient appuyer l’organisation de l’Université ouverte des 5 continents, carrefour intellectuel et humaniste qui se tiendra à Tombouctou au Mali du 13 au 21 novembre 2005.

Le soutien apporté par l’AUF se traduira par l’attribution de 3 prix d’une valeur de 1 000 Euros.

ÇáÑÌæÚ Çáì ÇáãÞÏãÉ


amattouch



ÔÇÑßÊ: 15 ÝÈÑÇíÑ 2006
äÔÑÇÊ: 285

ÇÑÓá: ÇáËáÇËÇÁ ãÇÑÓ 07, 2006 3:49 am ãæÖæÚ ÇáÑÓÇáÉ:

--------------------------------------------------------------------------------

''áíßÓÈÑíÓ'' : ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÈåÏÝ ÇáÚáÇÌ¡ ÊÞÏã Ãã ÎØÑ¿ ''ÅíÓÊíá ÓÇÌí''
ÊÑÌãÉ: ÅÈÑÇåíã ÇáÎÔÈÇäí
''áíßÓÈÑíÓ'' ÇáÈÇÑíÓíÉ¡ ÚÏÏ 19 íäÇíÑ2006


ÃÕÏÑ ÇáæÒíÑ ÇáÝÑäÓí ÇáÓÇÈÞ ''ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí''ãäÐ æÞÊ ÞÕíÑ ßÊÇÈÇ ãËíÑÇ íÏÇÝÚ ãä ÎáÇáå Úä ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÚáÇÌí. íÓÊÔÑÝ ÇáßÇÊÈ Ýí ãÄáÝå ÚÇáãÇ ''ÃÝÖá'' Ýí ÇáãÓÊÞÈá ÍíË ÓæÝ Êãßä åÐå ÇáÊÞäíÉ ßá ÝÑÏ Ãä íÊÚÑÝ Úáì ÃÌåÒÉ ÌÓãå ÇáãÑíÖÉ Ãæ ÇáãåíÃÉ ááãÑÖ. æáßä ÇáäÇÆÈÉ ÇáÈÑáãÇäíÉ ''ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä'' -ÇáãÚÑæÝÉ ÈÊÔÈËåÇ ÈÚÞíÏÊåÇ ÇáßÇËæáíßíÉ¡ æÈäÖÇáåÇ ÖÏ ÇáÅÌåÇÖ- ÊÏíä åÐå ÇáÃÚãÇá ÇáÊí ÊÔãá ßÐáß ÇÓÊÚãÇá ÇáÃÌäÉ ÇáÈÔÑíÉ Ýí ÇáÈÍË ÇáØÈí.ÇáãæÇÞÝ ÇáÛíÑ ÞÇÈáÉ ááÊæÝíÞ æÇáÌãÚ Èíä åÐíä ÇáÈÑáãÇäííä¡ ãä äÝÓ ÇáÍÒÈ(UMP)-æáßä æÇÍÏÉ ßÇËæáíßíÉ æÇáÂÎÑ ÚáãÇäí ÃÞÑÈ Åáì ÇáÅáÍÇÏ- ÊÙåÑ Åáì Ãí ÍÏ íÝÑÞ ÇáÊÞÏã ÇáÚáãí ÇáãÌÊãÚ ÇáÝÑäÓí æãÎÊáÝ ÎäÇÏÞå ÇáÓíÇÓíÉ.


ÓÄÇá ãä ''áíßÓÈÑíÓ'': áÞÏ ÃÕÈÍ ãÚÇÑÖæ ÇáÇÓÊäÓÇÎ ãä ÃÌá ÇáÚáÇÌ Ýí ÕÝæÝ Ãåá ÇáÚáæã ÇáÈÍÊÉ ÃÞáíÉ ÊÒÏÇÏ ÞáÉ Ýí ÕÝæÝ åÄáÇÁ ÇáÚáãÇÁ. ÝáãÇÐÇ ãÇÒÇá ÇáäÞÇÔ íËíÑ ßá åÐÇ ÇáÛÖÈ Ýí ÕÝæÝ ÇáØÈÞÉ ÇáÓíÇÓíÉ¿


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: Åä ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÚáÇÌí íØÑÍ ãÔßáÊíä ãÎÊáÝÊíä. ÇáÃæáì ÐÇÊ ØÈíÚÉ ÊÞäíÉ¡ æíÊÚáÞ ÇáÃãÑ ÈÇáäÌÇÍ Ýí ÊæÌíå ÎáíÉ ÌÐÚíÉ ÛíÑ ãÍÏÏÉ Úáì ÇáÅØáÇÞ Åáì Ãä ÊÚãá Úáì ÅäÞÇÐ ÌåÇÒ ãÚíä ÞÏ ÃÕÇÈå ÇáÞÕæÑ¡ ÞáÈ¡ Ãæ ßÈÏ¡ Ãæ ÑÆÉ. æÞÏ ÃÈÇäÊ ÃÔÛÇá ÇáÈÍË ÇáÃßËÑ ÊÞÏãÇ¡ ãËá Êáß ÇáÌÇÑíÉ ÈÇáÕíä Ãæ È(ÅÓÑÇÆíá) ÈÃä ÇáÕÚæÈÉ ããßä ÊÌÇæÒåÇ. ÃãÇ ÇáãÔßá ÇáËÇäí Ýåæ ÃßËÑ ÚÓÑÇ: ßíÝ ÇáÍÕæá Úáì ÇáÎáÇíÇ ÇáÌÐÚíÉ ÇáËãíäÉ¿ äÍä Çáíæã äÊæÝÑ Úáì ÇáãäÌã-ÇáãÕØáÍ íÈÏæ ãÓÊÝÒÇ¡ æáßääí ÃÓÊÚãáå ÚãÏÇ-æÇáÐí ÊÔßáå ÇáÃÌäÉ ÇáãÌãÏÉ.æÈÏÑÇÓÉ åÐå ÇáÃÌäÉ ÓæÝ äÊãßä ãä Ýåã ßíÝ ÊÕÈÍ åÐå ÇáÎáÇíÇ ÝíãÇ Èíä Çáíæã ÇáÚÇÔÑ æÇáíæã ÇáÑÇÈÚ ÚÔÑ ÝÌÃÉ ÎáÇíÇ ãÊÎÕÕÉ: áÃí ÅÔÇÑÉ ÊÓÊÌíÈ¡ æ Ãí ÃãÑ ÊØíÚ¿ ßã äæÏ ãÚÑÝÉ Ðáß. æáßä¡ Ýí åÐå ÇáãÑÍáÉ åÇåí ÈÚÖ ÇáÃÕæÇÊ ÊÑÊÝÚ ÞÇÆáÉ: ''áíÓ áßã ÇáÍÞ Ýí ÇáãÓÇÓ ÈÌäíä! åÐÇ ããäæÚ! Åäå ßÇÆä ÈÔÑí

ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: áÞÏ ÃÈÇä ÇáãÔÑÚ Úä ÛíÑ Þáíá ãä ÇáäÝÇÞ ÝíãÇ íÎÕ ÇáÈÍË Úáì ÇáÃÌäÉ¡ æÃÛÊäã åÐå ÇáÝÑÕÉ áÃÚÈÑ Úä ÊäÏíÏí ÈåÐÇ ÇáãæÞÝ. áÞÏ ÈÏà ÇáãæÖæÚ íäÇÞÔ Ýí ÓäÉ ,1992 áíÕá ÓäÊíä ÈÚÏ Ðáß Åáì ãäÚ æÇÖÍ æÍÇÓã. áÞÏ ßÇä ÇáãæÞÝ Ýí ÇáÙÇåÑ ÕÇÑãÇ ÌÏÇ. æáßä Ýí äÝÓ ÇáæÞÊ ÝÅä ÇáÅÌÑÇÁÇÊ ÇáãÊÎÐÉ ÝíãÇ íÊÚáÞ ÈÇáÅäÌÇÈ ÇáãÏÚæã ØÈíÇ¡ æÝÑÊ ÚÏÏÇ ÖÎãÇ ãä ÇáÃÌäÉ ÇáÌÇåÒÉ... æÇáæÇÞÚ Ãä äÞá ÇáÌäíä Åáì ÑÍã ÇãÑÃÉ ÃÎÑì Êã ÊÍÏíÏå Ýí ãÑÊíä Ãæ ËáÇË Úáì ÇáÃßËÑ¡ æÐáß ÈåÏÝ ÇáÍÏ ãä ÇáÃÎØÇÑ ÇáãÑÊÈØÉ ÈÊÚÏÏ ÝÊÑÇÊ ÇáÍãá Ýí ÝÊÑÇÊ ãÊÞÇÑÈÉ ÌÏÇ. ÛíÑ Ãä ÝöÑÞ ÇáÈÍË ÇÓÊãÑÊ Ýí ÊáÞíÍò ãäåÌí áÃÚÏÇÏ ßÈíÑÉ ÌÏÇ ãä ÇáÈæíÖÇÊ. æåÐÇ ÇáäÙÇã ÃæÌÏ ãä ÐÇÊ äÝÓå ÃÚÏÇÏÇ ÒÇÆÏÉ ÌÏÇ ãä ÇáÃÌäÉ. ææÌÏ ÇáÃÒæÇÌ Èíä ÃíÏíåã ÝÑÕÉ áÊÎÒíäåÇ Ýí ÃÌåÒÉ ÇáÊÌãíÏ¡ æåÐÇ ÇáÎíÇÑ áã ÊÐåÈ Ýíå ÃáãÇäíÇ ãËáÇ. æÇáíæã ÝÅä ÝÑäÓÇ ÊÊæÝÑ Úáì ÃÚáì ãÎÒæä ãä ÇáÃÌäÉ ÇáãÌãÏÉ...


ÓÄÇá ãä ''áíßÓÈÑíÓ'': åá ÈÞÈæáäÇ ÈÇáÊáÇÚÈ ÈÇáÍíÇÉ¡ ÞÏ ÃÓÃäÇ Åáì ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä¿.


ÈÑíäÇÑ ÏíÈÑí: áÇ¡ áÇ¡ ÅääÇ æÑÇÁ ÇáíÇÈÇä æßæÑíÇ æ ÇáÕíä æÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÇáÃãÑíßíÉ æÈÑíØÇäíÇ ÇáÚÙãì!


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: ÍÊì äÊáÇÝÇ ÊæÝíÑ ãÎÒæäÇÊ ÖÎãÉ ãä ÇáÃÌäÉ ßÇä íßÝí ãäÐ ÇáÈÏÇíÉ Ãä áÇ äÎÕÈ ÅáÇ ÇáÈæíÖÊíä Ãæ ÇáËáÇË ÈæíÖÇÊ ÇáÖÑæÑíÉ ááÒÑÚ ÇáÌÇÑí Ýí ÇáÑÍã. æáÃääÇ áã äÝÚá ÝÚäÏãÇ ÌÇÁÊ áÍÙÉ ãÑÇÌÚÉ ÞÇäæä ÃÎáÇÞíÇÊ Úáã ÇáÃÍíÇÁ ÓäÉ ,2004 æÌÏäÇ ÓÄÇáÇ ÚÑíÖÇ íØÑÍ ÚáíäÇ äÝÓå: ãÇ ÇáÚãá Èßá åÐå ÇáÃÌäÉ ÇáÊí áã íÚÏ áåÇ Ãí ãÔÑæÚ ááÊÈäí¿ æåäÇ æÌÏäÇ ÃäÝÓäÇ ÃãÇã ÅãßÇäíÊíä: ÅãÇ Ãä äÑãíåÇ Ýí ÇáãÌÇÑí¡ æÅãÇ Ãä äÓÊÚãáåÇ Ýí ÇáÈÍË ÇáÚáãí. æáÞÏ ßÇä ÇáÌæÇÈ åæ: Åäå ãä ÇáÛÈÇÁ Ãä äÑãíåÇ¡ Ýãä ÇáÃæáì Ãä ÊÝíÏ Ýí ÔíÁ ãÇ. æáã íÚÏ ÃÍÏ íØÑÍ ÓÄÇá ÕæÇÈíÉ æÔÑÚíÉ ÇáÈÍË Úáì ÇáÃÌäÉ. æáßä ÚÞÏÉ ÇáãÔßá åí Úáì ßá ÍÇá ÓÇÈÞÉ ÌÏÇ Úáì Ðáß.ÅäåÇ ÊÚæÏ Åáì ÇááÍÙÉ ÇáÊí Êã ÝíåÇ ÇáÓãÇÍ ÈÅäÔÇÁ ÃÌäÉ ÇäØáÇÞÇ ãä ÍíæÇäÇÊ ãäæíÉ æÈæíÖÇÊ áÇ ÚáÇÞÉ áÃÍÏåÇ ÈÇáÂÎÑ. æÈåÐÇ ÇáãäØÞ ÃÕÈÍ ÇáßÇÆä ÇáÈÔÑí áÇ íæÌÏ ãä ÃÌá äÝÓå¡ æáßäå áã íÚÏ áå ÍÞ Ýí ÇáæÌæÏ ÅáÇ ÅÐÇ ÞÑÑ ÃÔÎÇÕ ÂÎÑæä æÌæÏå.


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: ÈÇáÝÚá ÝÅä ÇãÑÇÉ áÇ ÊÓÊØíÚ Ãä ÊáÏ ÊáÌà Åáì ÇáÅäÌÇÈ ÇáãÏÚæã ØÈíÇ¡ ÍíË ÊõÕóäøóÚ áåÇ ÚÏÉ ÃÌäÉ¡ ÈÚÖåÇ ãÌãøóÏÉ. áãÇÐÇ¿ áÃäåÇ ÞÏ Êßæä ÊÑíÏ ØÝáÇ Ãæ ÇËäíä Ãæ ËáÇËÉ¡ æíÌÈ ÅÐä ÊæÝíÑ ãÎÒæä ãä ÇáÃÌäÉ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: æáÃä ÇáÊÎÕíÈ ÇáØÈíÚí ááãÈíÖÇÊ åí ÚãáíÉ åÔÉ ÝÅäå íÊã ÊÝÇÏí ÇáÊßÑÇÑ ãÇ Ããßä...ßá åÐÇ íäØáÞ ãä ÃÍÇÓíÓ ãÔÈæåÉ!


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: äÍä Úáì ÎáÇÝ Ýí ÚãÞ ÇáãÔßá. Åä ÇáÌíäÉ ÇáÊí åí áíÓÊ ÔíÆÇ ÛíÑ ßÊáÉ ãä ÇáÎáÇíÇ¡ ÝáÇ íÌÈ ÅÐä Ãä ÊÃáå.Åä ÇáÏíÇäÉ ÇáãÓíÍíÉ ÞÏ ÊØæÑÊ ßËíÑÇ ÝíãÇ íÎÕ åÐå ÇáãÓÃáÉ. æÍÊì ÅÐÇ ÞÈáäÇ Èßæä ÇáÌäíä ÅäÓÇäÇ ßÇãá ÇáÎóáÞ ÝÈÇÓã ãÇÐÇ íÌÈ ÊÏãíÑ åÐå ÇáÃÌäÉ ÇáÒÇÆÏÉ Úä ÇáÍÇÌÉ¡ ÚæÖ ÇÓÊÚãÇáåÇ áÅäÞÇÐ ÃäÇÓ ÂÎÑíä¿ íÌÈ Ãä äÙá ãäØÞííä æäÍä äÔÇåÏ ãËáÇ ÇáÇÎÊíÇÑÇÊ ÇáÊí ÊãÊ Úáì ãÓÊæì ÇáãÌÊãÚ ÝíãÇ íÎÕ ÒÑÚ ÇáÃÚÖÇÁ. ÚäÏãÇ íãæÊ ÔÎÕ ÝÅä ÞÇäæä ''ßÇíÇÝíÊ'' íäÕ Úáì Ãäå ÅÐÇ áã íßä ÞÏ ÇÚÊÑÖ Úáì Ðáß Ýí ÍíÇÊå ÝÅäå ãä ÍÞ ÇáÃØÈÇÁ Ãä íÈËÑæÇ ÃÚÖÇÁå ãä ÃÌá ÅäÞÇÐ ÃÔÎÇÕ ÂÎÑíä.ÝáãÇÐÇ íßæä ÇáÃãÑ ãÎÊáÝÇ ãÚ ÃÌäÉ áã ÊÚÏ ãæÖÚ ÑÛÈÉ ãä ÃÍÏ Ýí ÇáÊÈäí¿


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: áäÚÏ Åáì äÞØÉ ÇäØáÇÞ ÇáäÞÇÔ. Åä ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÚáÇÌí áÇ íãßä ÞÈæáå áÃäå íÄÏí Ýí ÇáÍÇá Åáì ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÅäÊÇÌí. ÝÇáÃãÑ íÊÚáÞ ÈäÝÓ ÇáÊÞäíÉ. Ýãä æÌåÉ äÙÑ ÚáãíÉ íÈÞì ãÕØäÚÇ Ãä äãíÒ æäÌÚá ãä ÌåÉ ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÓíÁ ÇáãÓãì ''ÇáÇäÊÇÌí''¡ æÇáÐí íÌÈ ãäÚå áÃäå íäÊãí Åáì ÇáÇÓÊíåÇãÇÊ ÇáÅäÓÇäíÉ ÇáÃßËÑ ÔÑÇ¡ æãä ÌåÉ ÃÎÑì ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÌíÏ ÇáãÓãì ''ÇáÚáÇÌí''¡ æåæ äÚÊ ÓÍÑí íÓãÍ ÈÝÊÍ ÌãíÚ ÇáÃÈæÇÈ! Åä ÇáÞíÇã ÈåÐÇ ÇáÊãííÒ íÓãÍ ÈÅÏÎÇá Úä ÞÕÏ ááÑÛÈÉ Ýí ÇäÊåÇß ÇáããäæÚ¡ åæ ÊáÇÚÈ ÇáÅäÓÇä ÈÇáÅäÓÇä


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: Åä ÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÅäÊÇÌí áÇ ÚáÇÞÉ áå ÈÇáÇÓÊäÓÇÎ ÇáÚáÇÌí. Åääí ÃØÚä Ýí åÐÇ!


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: åÐÇ ÅÐä¿ ÝÓøöÑ áí ÅÐä Ãíä íÎÊáÝ ÇáÅÌÑÇÁ Èíä ÈÇÍË åÏÝå ÅäÊÇÌí æÈÇÍË ÂÎÑ åÏÝå ÚáÇÌí¿


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: ÇáÇÎÊáÇÝ Ýí ÇáåÏÝ ÇáãÑÌæ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä:ÅÐä ÝÇáäíÉ åí ÇáÊí ÊÊÛíÑ.


ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí: ØÈÚÇ!


ÓÄÇá ãä ''áíßÓÈÑíÓ'':ÅÐä ÝÝÑÒÇáÃÌäÉ ÓíÓãÍ ÈåÐÇ¡ åá ÇáÃãÑÓíßæä ÃÍÓä¿


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: Ýí åÐå ÇáÍÇáÉ ÃÑì Ãäå ãä ÇáÃÝÖá ÇáÍÑãÇä ãä ÇáÚáÇÌ ÈÇáÇÓÊäÓÇΡ ÍÊì æÅä ßÇä ÇáÃãÑ íÊÚáÞ ÈÊÞÏã ØÈí¡ ÚæÖ Ãä äÎÇØÑ ÈæÖÚ åÐå ÇáÊÞäíÉ Èíä ÃíÏí ÃäÇÓ ÓíÆí ÇáäíÉ.Åääí áÇ ÃÔßß Ýí ÕÏÞ ÃÛáÈíÉ ÇáÃØÈÇÁ æÇáÈÇÍËíä ÇáÐíä íÏÇÝÚæä Úä åÐÇ ÇáÊæÌå Ýí ÇáÈÍË Úáì ÃÓÇÓ åÏÝ ÚáÇÌí. ÛíÑ Ãä åäÇáß ÃÓÇÊÐÉ ÂÎÑæä ÛíÑ ÈíÑäÇÑ ÏíÈÑí íãßä Ãä Êßæä áÏíåã äæÇíÇ ÃÎÑì.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: ãËá ÇáÑÛÈÉ Ýí Ãä íÓÊäÓ뾂 ÃäÝÓåã¡ ãËáÇ¿ æáßä áãÇÐÇ¿ Åä ÇáÍÕæá Úáì ÍíÇÉ ÃÈÏíÉ Úä ØÑíÞ ÇáÇÓÊäÓÇÎ æåã. Åä ÇáÑÛÈÉ Ýí ÇáÎáæÏ ÈåÐå ÇáØÑíÞÉ ÊÚäí äÓíÇä Ãä ÇáãóÚíÔ¡ ÇáÓíÇÞ ÇáÊÇÑíÎí æÇáÚÇØÝí ßáåÇ ÊÄÓÓ ÇáÔÎÕíÉ ßãÇ íÄÓÓåÇ ÇáãíÑÇË ÇáÌíäí. ÃãÇ ÝíãÇ íÊÚáÞ ÈÊÕäíÚ ÌíÔ ãä ÇáßÇÆäÇÊ ÇáãÓÊäÓÎÉ¡ Ãí äæÚ ãä ÚÇáãò ãäÊÞì æÃÝÖá¡ ÝÅäåÇ ÝßÑÉ ÃßËÑ ÚÈËíÉ. Åä ÇáÊÇÑíÎ ÃËÈÊ æ íËÈÊ ÈÃäå ÃÓåá ãä Ðáß ÈßËíÑ ÊÔßíá ßÊÇÆÈ ØíøöÚÉ Úä ØÑíÞ ÛÓá ÃÏãÛÉ ÇáÔÈÇÈ.Åä ÊÕäíÚ äÓÎÉ ÈÔÑíÉ ÃãÑ ÈÏæä Ãí ÝÇÆÏÉ¡ áÇ ÚáãíÉ æáÇ ÃÎáÇÞíÉ.Åä Ðáß áä íÝíÏ Ýí ÔíÁ Úáì ÇáÅØáÇÞ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä:Åäß ÊÓÊÚãá ãÝÑÏÇÊ äÝÚíÉ áíÓ áåÇ Ãí ãßÇä åäÇ.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí:æáßä ÇáØÈ ãä æÇÌÈå Ãä íßæä ãÝíÏÇ!æÚáì ßá ÍÇá ÝÇáÅÔÊÛÇá Úáì ÇáÃÌäÉ áíÓ åÏÝÇ Ýí ÍÏ ÐÇÊå. Åäå áíÓ ÅáÇ ãÑÍáÉ Ýí ÇÊÌÇå Ýåã ÃÍÓä ááÙÇåÑÉ ÇáãÚÞÏÉ áÊÎÕÕ ÇáÎáÇíÇ ÇáÌÐÚíÉ. æãä ÈÚÏ ÈÖÚ ÓäæÇÊ áä íÓÊãÑ ÇáØÈ Ýí ÇÓÊÚãÇá ÇáÃÌäÉ. áÃäå ÓæÝ íÚÇáÌ ÈÎáÇíÇ ÌÐÚíÉ ãÓÊÎÑÌÉ ãä ÇáãÑÖì ÃäÝÓåã. æÚáì ÇáÚãæã ÝÅä ÇáÈÍæË Úáì ÇáÃÌäÉ ÓæÝ ÊÈÏæ ßãÑÍáÉ ÚÇÈÑÉ Ýí ÊÇÑíÎ ÇáÊÞÏã ÇáØÈí¡ æáßäåÇ ãÑÍáÉ ÖÑæÑíÉ. æáÞÏ ÑÃíÊ ãäÐ ÓäÉ Ýí ''ÍíÝÇ'' ÎáÇíÇ ÌÐÚíÉ ãÓÊÎÑÌÉ ãä Ìäíä ÊÊÍæá Åáì ÎáÇíÇ ÞáÈíÉ æÊÈÏà Ýí ÇáäÈÖ ãä ÐÇÊ äÝÓåÇ. æáÞÏ ßÇä áÐáß ÇáãÔåÏ ÊÃËíÑ ÈÇáÛ. Ëã Åäå áä Êßæä åäÇß ÝÇÆÏÉ ãä ÒÑÚ åÐå ÇáÎáÇíÇ ÇáÞáÈíÉ Ýí ÞáÈ ãÑíÖ ÂÎѺ áÃäå ÓæÝ íÕÈÍ ãÖØÑÇ Øæá ÍíÇÊå Åáì ÃÎÐ ÃÏæíÉ ãÖÇÏÉ áÑÝÖ ÇáÎáÇíÇ ÇáÌÏíÏÉ ãä ÌåÇÒ ÇáãäÇÚÉ áÏíå æåí ÃÏæíÉ ãßáÝÉ æËÞíáɺ ÊãÇãÇ ãËáãÇ åæ ÇáÍÇá Ýí ÚãáíÇÊ ÒÑÚ ÇáÃÚÖÇÁ. æÇáåÏÝ ãä åÐå ÇáÃÈÍÇË åæ ÇáÊãßä ãä ÇáÊÍßã Ýí ãÓáÓá ÊÎÕÕ ÇáÎáÇíÇ. ÍÊì äÊãßä ãä ÃÎÐåÇ ãä ÌÓã ÇáãÑíÖ äÝÓå áäÕäÚ áå ÚÖæÇ ãÊæÇÝÞÇ ÊãÇãÇ ãÚ ÌÓãå ãä ÇáäÇÍíÉ ÇáãäÇÚíÉ. ÈÍíË íãßääí ãËáÇ Ãä ÃÈÍË Úä ÎáíÉ ÌÐÚíÉ ãä äÎÇÚß ÇáÔæßí¡ æÈåÐå ÇáÎáíÉ ÓæÝ ÃÊãßä ãä ÅÚÇÏÉ ÇáäÈÖ ÇáØÈíÚí áÞáÈß ÇáÖÚíÝ ÇáÐí áã íÚÏ íäÈÖ ßãÇ ßÇä¡ Ãæ ßÈÏß ÇáÐí ÊÔãÚ Ãæ ãÑÖ áÏÑÌÉ Ãä ÃÕÈÍ ÛíÑ ÞÇÏÑ Úáì ÇáÚãá äåÇÆíÇ¡ ÝÃÚíÏ áåãÇ ÇáÍíÇÉ. ÝÈÇÓã ãÇÐÇ ÚáíäÇ Ãä äÊÎáì Úä åÐÇ ÇáÃãá ÇáÑÇÆÚ¿ Åä ÇáÃÔÛÇá Úáì ÇáÃÌäÉ ÞÏ ÈÏÃÊ ÈÇáÝÚá Ýí ÇáÚÏíÏ ãä Ïæá ÇáÚÇáã. æÍÏåÇ ÝÑäÓÇ áÇÒÇáÊ ÑÇÝÖÉ æåí ÊÕÑÎ ÈÒåæ: áÇ ÔíÁ ãä åÐÇ ÚäÏäÇ!


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: ''ÌíÑÇääÇ íÞæãæä ÈÐáß ãäÐ ãÏÉ¡ æÈÇÍËæäÇ ÓæÝ íÊÃÎÑæä ÌÏÇ''º åÐÇ ÇáãÈÑÑ ÓÈÞ Ãä ÓãÚäÇå ãä ÞÈá. ÃÑì Ãä ÇáÞÈæá ÈÇáÊáÇÚÈ ÈÇáÍíÇÉ åæ ãÓ ÈÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÇáÊí åí ÃÍÏ ãäÇÑÇÊ ÝÑäÓÇ. Åä ÈáÏäÇ Ýí ÅãßÇäå Ãä íÖÚ ÐßÇÁå Ýí ÎÏãÉ ÞÖÇíÇ Ãåã æÃÝÖá.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: ÃäÇ ãÊÔÈË ÈÇáßÇãá ÈÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä. æÃÑì Ãä ÇáÅäÓÇä ÇáãÑíÖ ßÇä ÑÌáÇ Ãæ ÇãÑÃÉ áåãÇ ÇáÍÞ Ýí ÇáÚáÇÌ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: æáßä ÇáÌäíä áã íØáÈ ÚáÇÌÇ æáÇ Ãí ÔíÁ. æÅÐÇ ÃÎÐ ãäå ÇáÈÇÍËæä ÎáÇíÇå ÇáÌÐÚíÉ ÝÅä Ðáß íÞÊáå. æÈÐáß íÚØæä áÃäÝÓåã ÇáÍÞ Ýí ãäÍ ÇáÍíÇÉ áåÐÇ æ ÇáãæÊ áÐÇß.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: ãåáÇ¡ ÚãÇÐÇ äÊÍÏË¿ Åä ÇáÌäíä áíÓ ÅäÓÇäÇ!


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä:áÇ¡ áíÓ ÈÚÏ. æáßäå Ýí ÇáØÑíÞ Åáì Ãä íÕÈÍ ÅäÓÇäÇ!


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: Åä ÇáÚáã íÊÞÏã ÈÝÖá ÇáÇäÊåÇßÇÊ¡ åÐÇ æÇÞÚ¡ æáßä ÊÞÏãå åÐÇ ãÑÕæÏ áÎÏãÉ ÇáÅäÓÇä.


ÓÄÇá ãä ''áíßÓÈÑíÓ'': Ýí ßÊÇÈß íÇ ÓíÏ ÏíÈÑí¡ ÊÊÍÏË Úä æÖÚ ÛíÑ ÚÇÏí áãÕáÍÉ Úáã ÊÍÓíä ÇáäÓá¿


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: åÐÇ ÛíÑ ÕÍíÍ Úáì ÇáÅØáÇÞ! Åä ÊÍÓíä ÇáäÓá Úáì ãÓÊæì ãÌÊãÚ ãÇ åæ ÃÓæÃ ÃäæÇÚ ÇáÝÇÔíÓÊíÇÊ. Åääí ÃÏÇÝÚ Úä ÊÍÓíä ÇáäÓá ÇáÝÑÏí¡ ÇáÐí åæ ãÑÇÏÝ ááÍÑíÉ¡ Úáì Ãä íßæä ãÄØÑÇ ÈÞÇäæä íãäÚ ßá ÊÍÓíä ááäÓá ãä ØÑÝ ÇáÏæáÉ. ÝÇáãÑÃÉ ÇáÍÇãá ÇáÊí ÊíÞäÊ ÈÃä ãæáæÏåÇ ÓæÝ íßæä ÍÇãáÇ áãÑÖ ÎØíÑ íÌÈ Ãä íßæä ãä ÍÞåÇ ÇáÅÌåÇÖ ÅÐÇ ÔÇÁÊ Ðáß. æÈÇáãÞÇÈá¡ ÅÐÇ ÇÎÊÇÑ ÇáÒæÌÇä ÇáÇÍÊÝÇÙ ÈãæáæÏåãǺ ÝÚáì ÇáÏæáÉ Ãä ÊÖãä áåãÇ ÈÃä íÓÊØíÚÇ ÊÑÈíÊå æÑÚÇíÊå Ýí ÅØÇÑ ãä ÇáßÑÇãÉ ÇáßÇãáÉ¡ ÈÊÍãáåÇ ááãÕÇÑíÝ ÇáãÑÊÈØÉ ÈÅÚÇÞÊå. æíÌÈ Ãä Êßæä ÍÑíÊåãÇ ßÇãáÉ Ýí ÇáÍÇáÊíä. ÝáÇ ÃÍÏ ãä ÍÞå Ãä íÌÑã ÇáãÑÃÉ ÈÇáÞæá:''ÅÐÇ ÇÎÊÑÊ Ãä ÊÍÊÝÙí ÈåÐÇ ÇáãæáæÏ ÝÓæÝ íßáÝß ÛÇáíÇ ÌÏÇ''.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: Ýí åÐå ÇáÍÇáÉ ÝÅä ÞÑÇÑ ÇáÇÍÊÝÇÙ ÈÇáØÝá ÇáãÚÇÞ æÅäÌÇÈå ÓæÝ íÚÊÈÑ ÈãËÇÈÉ Òäì¡ Èá æßÐáß ÊÚÐíÈÇ ááÐÇÊ ÈããÇÑÓÉ ÇáÌäÓ


masochisme)). ÅÐ ÈÞÏÑ ãÇ Êßæä ããÇÑÓÉ ÇáÅÌåÇÖ ÃßËÑ æÃÓåá ÊÏÇæáÇ ¡ ÈÞÏÑ ãÇ ÓíãÇÑÓ ÇáÅØÇÑ ÇáÇÌÊãÇÚí ÇáÖÛæØ Úáì ÇáÃÈæíä ááÌæÁ Åáíå.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: Åä ÏæÑäÇ äÍä ßÈÑáãÇäííä åæ ÈÇáÖÈØ Ãä äÔÑÚ ÇáÞæÇäíä ÇáÖÑæÑíÉ ÍÊì íßæä ÇáÅäÓÇä ÇáãæáæÏ æÇáÍí ãÍÊÑãÇ¡ ãåãÇ ßÇäÊ ÇáÖÛæØ ÇáÇÞÊÕÇÏíÉ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: áä íäÌÍ Ãí ÞÇäæä Ýí ÊæÝíÑ ÇáÍãÇíÉ ááãÚÇÞíä¡ áÃääÇ ÈåÐÇ ÓäÏÎá Ýí äÙÇã íØÇÑÏ ÃæåÇã ÇáÍíÇÉ ÇáÃÈÏíÉ¡ æÇáÌãÇá ÇáßÇãá¡ æÇáÅäÓÇä ÇáßÇãá. áÞÏ ÃÕÈÍÊ ÇáäÓÇÁ ÇáÍæÇãá ÍÇáíÇ ÊÊÍãáä ÖÛæØ ÃÓÑåä¡ æÖÛæØ ÇáÃØÈÇÁ ÇáÐíä íÊÇÈÚæä ÍÇáÊåä ÇáÕÍíÉ¡ æÖÛæØ ßá ãÍíØåä ÇáÇÌÊãÇÚí ÍÊì áÇ íÍÊÝÙä ÈãæáæÏåä ÇáãÚÇÞ. æáßã ÅÐä Ãä ÊÊÕæÑæÇ ßíÝ Óíßæä ÇáÛÏ ÅÐÇ ÃÕÈÍ ÇáÅÌåÇÖ ÇáÚáÇÌí æÝÑÒ ÇáÃÌäÉ áÇäÊÞÇÁ ÇáÃÍÓä æÇáÃÌãá ããÇÑÓÇÊ ãäÊÔÑÉ...


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: ÝÑÒ ÇáÃÌäÉ Óíßæä ÈÇáÝÚá ãÑÎÕÇ áå ÈÇáäÓÈÉ áÚÏÏ ãÊÒÇíÏ ãä ÇáÃãÑÇÖ¡ æåí ÃãÑÇÖ ßËíÑÉ ÌÏÇ! Åä ÇáÊÞäíÉ ÇáãÊãËáÉ Ýí ããÇÑÓÉ ÇáÊÎÕíÈ ÏÇÎá ÇáÃäÇÈíÈ áäÞá ÇáÃÌäÉ ÇáÓáíãÉ ÝÞØ ÈÚÏ Ðáß Åáì ÇáÑÍã ÃãÑ íÓãÍ ÇáÂä ÈÊÌäíÈ ÇáÃÓÑ ÇáãÕÇÈÉ ÈÃãÑÇÖ æÑÇËíÉ ÎØíÑÉ ÇáÚÏíÏ ãä ÇáãÂÓí. æÛÏÇ ÓæÝ íßæä Ýí ãÞÏæÑäÇ Ãä äßæä Úáì Úáã ÃßËÑ æÃÍÓä ÈÇáÌíäÇÊ. ÝÅÐÇ ØáÈÊ ÇãÑÃÉ ÓÈÞ áÌÏÊåÇ Ãæ ÃãåÇ Ãæ ÎÇáÊåÇ Ãä ÃÕíÈÊ ÈÓÑØÇä ÇáËÏí ãËáÇ Ãä áÇ íÍãá æáíÏåÇ ÌíäÉ ãÕÇÈɺ ÝÅä ÇáÃØÈÇÁ ÓæÝ íßæä Ýí ÅãßÇäåã ÊáÈÜíÉ ØáÈåÇ. æáßä áäÚÏ ÈÇáäÞÇÔ Åáì äÓÈå æÃÈÚÇÏå ÇáÍÞíÞíÉ: Åä ÇáÊÔÎíÕ ÇáÐí íÓÈÞ ÚãáíÉ ÑÒÚ ÇáÚÖæ ÓæÝ íÙá ãåãÔǺ 99% ãä ÇáäÓÇÁ áä íÈÞì Úáíåä ÇááÌæÁ Åáì åÐå ÇáÊÞäíÉ¡ ÇáÊí áä íÚæÏ ãä ÇáæÇÑÏ Ãä ÊÕÈÍ ÅáÒÇãíÉ! ÅÖÇÝÉ Åáì Ãäå ÈÚÏ ÚÔÑ ÓäæÇÊ ÝÅä ÇáäÓÇÁ ÇááæÇÊí ÊæÇÌåä ãÑÖÇ ËÈÊ æÌæÏå áÏì ÇáÌäíä Óíßæä áåä ÇáÎíÇÑ áíÓ ÝÞØ Èíä Íáíä-ÇáÅÌåÇÖ Çæ ÇáÇÍÊÝÇÙ ÈÇáÌäíä- æáßä Èíä ËáÇËÉ Íáæá¡ ÝÇáÌäíä ÓæÝ íßæä ßÐáß Ýí ÇáÅãßÇä ÅÕáÇÍ Îááå Ýí ÇáÑÍã ÈÝÖá ÍÞäå ÈÌíäÉ ãÚÏáÉ. Óíßæä Ýí ÇáÅãßÇä ÇáÞÑÇÁÉ Ýí ßÊÇÈ ÇáÍíÇÉ ÇáÖÎã¡ æÇßÊÔÇÝ ÇáÎØÅ ÇáÅãáÇÆí Ëã ÅÕáÇÍå.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: Åä åíÆÇÊ ÇáÃØÈÇÁ ÓÊßæä ÞÏ ÃÕíÈÊ ÈÛÑæÑ ãÌäæä ÅÐÇ ãÇ ÙäÊ Ãä Ýí ÅãßÇäåÇ ÎáÇá ÇáÓäæÇÊ ÇáÞÇÏãÉ ÅÕáÇÍ ÌãíÚ ÇáÃãÑÇÖ ÇáÌíäíÉ áÏì ÇáÃØÝÇá.


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí: ÃäÇ áÇ ÃÞæá åÐÇ! ÓæÝ äßæä Ýí ÇáÈÏÇíÉ ÞÇÏÑíä Úáì ÅÕáÇÍ ÍæÇáí ÚÔÑÉ ãä ÇáÃãÑÇÖ ÇáæÍíÏÉ ÇáÌíäíɺÃí ÇáÊí ÊÓÈÈåÇ ÌíäÉ æÇÍÏÉ¡ ãËá Çá'''mucoviscidose'. ÃãÇ ÏæÑ Êáß ÇáÊí ÊÓÈÈåÇ ÚÏÉ ÌíäÇÊ ÝÓíÃÊí ÈÚÏ Ðáß ÈæÞÊ ãÇ. æáßä ÝÑÒ ÇáÃÌäÉ åæ ÇáÂä ÊÞÏã ÑÇÆÚ. æÃäÇ ÃÝßÑ Ýí ÃæáÇÆß ÇáÃÈæíä ÇááÐíä ÊæÝí ÃØÝÇáåãÇ ÇáËáÇËÉ ÈãÑÖ Çá'leucodystrophie''' æåã Ýí Óä ÇáÓÇÈÚÉ æ ÇáËÇãäÉ æÇáÊÇÓÚÉ. æÙáÇ íÊãäíÇä Ãä íæáÏ áåãÇ ØÝá Óáíã ãä åÐå ÇáÚÇåÉ ÇáÌíäíÉ. æÇÓÊØÇÚ ÇáÃØÈÇÁ ÃÎíÑÇ ÇáÇÓÊÌÇÈÉ áØáÈåãÇ.


ßÑíÓÊíä ÈæÊÇä: ÃäÇ áÇ ÃÑíÏ Ãä ÃÚØí Íßã ÞíãÉ Úä åÐíä ÇáÃÈæíä. æáßä íÌÈ æÖÚ ÓÄÇá ÈÓíØ: ÇáÑÛÈÉ ÇáÃßËÑ ÚÇØÝÉ áÏì Ãã åÄáÇÁ ÇáÃØÝÇá åá ßÇäÊ åí Ãä ÊÊÑß ÌäíäåÇ ÇáÑÇÈÚ ÇáÍÇãá ááÅÚÇÞÉ íÚíÔ Ãæ Ãä áÇ ÊÊÑßå íÚíÔ¿


ÈíÑäÇÑÏíÈÑí:ÃäÇ ÃÍÊÑã ÇáÃã ÇáÊí ÊÑÛÈ Ýí ÅäÌÇÈ ØÝá Óáíã æÝí ÕÍÉ ÌíÏÉ ÃßËÑ ããÇ ÃÍÊÑã Êáß ÇáÊí ÊÊÑß ''ÇáØÈíÚÉ'' ÊÝÚá ãÇ ÊÔÇÁ æåí ÊÞæá: ÓæÝ ÃÍÊÝÙ ÈØÝáí ãåãÇ ßÇä¡ Ýåæ Ýí ÇáÍÇáÊíä¡ Óáíã Ãæ ãÑíÖ äÇÊÌ Úä ÍÈ.

amattouch
06-08-2006, 12:34 PM
Revue germanique internationale
Volume 3 - 2006
L’Allemagne des linguistes russes

Coordinateur : Trautmann-Waller Céline

Date de parution : 28 avril 2006



Ce volume étudie l’apport allemand dans la linguistique et la théorie de la culture russe. Nombre de philologues, de linguistes ou de philosophes russes acquirent une partie de leur formation dans des universités allemandes. Il existait aussi une circulation intense des œuvres en langue originale ou en traduction. Les axes principaux de cette étude sont l’humboldtisme russe, la circulation du concept de « forme interne », les sources allemandes du formalisme et du structuralisme, et plus généralement les transferts germano-russes autour des discours sur la langue, la race, la culture et la communauté.

L’Allemagne des linguistes russes fut d’abord une Allemagne vécue. Nombre de philologues, de linguistes ou de philosophes russes acquirent une partie de leur formation dans des universités allemandes et ce séjour en Allemagne avait pris au XIXe siècle une valeur quasi rituelle. Outre ce contact direct, il existait une circulation intense des œuvres, que ce soit en langue originale ou en traduction. Ceci explique que la pensée du langage et la linguistique allemandes du début du XIXe siècle, mais aussi les développements anthropologiques, psychologiques ou formalistes de la seconde moitié du siècle, aient eu une telle importance pour un grand nombre de théoriciens russes. Si certaines survivances de la philologie et de la philosophie allemandes en Russie sont frappantes, les enjeux du contexte russe, la revendication et l’élaboration de formes propres de modernité y donnèrent naissance toutefois à des pratiques et à des théories originales. De l’humboldtisme russe et de l’idée de forme interne du mot à la narratologie ou au polyphonisme de Bakhtine, ce volume étudie une série de transferts, décisifs pour l’élaboration des éléments clés d’une théorie russe des langues et de la culture. Explorant toujours un entre-deux, ces différentes analyses de migrations de concepts, de parcours individuels entre Allemagne et Russie ou de pratiques importées éclairent autant les particularités du contexte russe que les tensions propres au contexte allemand d’origine. Ainsi le formalisme et le structuralisme russes révèlent-ils notamment, à rebours, les virtualités d’une science du langage allemande un peu oubliée. Cette « étape russe » d’une circulation bien plus vaste du concept de culture donna aux amorces allemandes d’une anthropologie structuraliste une ampleur nouvelle.

amattouch
06-08-2006, 12:36 PM
De l'Allemagne

Aux origines d’une science allemande de la culture
Linguistique et psychologie des peuples chez Heymann Steinthal

Auteur : Trautmann-Waller Céline

Collection : De l'Allemagne



Heymann Steinthal (1823-1899) à la fois linguiste, anthropologue, philosophe et fondateur de la psychologie des peuples, constitue un jalon essentiel dans l’apparition des sciences de la culture en Allemagne. Cet ouvrage retrace l’oeuvre de cette FIgure majeure de l’histoire intellectuelle du XIXe siècle allemand.

La genèse des sciences humaines et sociales modernes constitue un des aspects essentiels de l’histoire intellectuelle du XIXe siècle allemand. Linguiste, anthropologue et philosophe profondément influencé par Wilhelm von Humboldt, Heymann Steinthal (1823-1899) y contribua de manière décisive en cherchant à établir, en linguistique, une méthode objective et positive et à étendre cette dernière à la vie culturelle et sociale en général. Ainsi c’est une véritable science de la culture qu’esquisse la célèbre Zeitschrift für Völkerpsychologie und Sprachwissenschaft, fondée à Berlin en 1859 par Heymann Steinthal et son ami Moritz Lazarus, et autour de laquelle se rassemblèrent philologues, linguistes, ethnologues et anthropologues, premiers statisticiens et futurs sociologues, psychologues et géographes, historiens du droit, de l’économie et de l’art. Cette revue visait une synthèse des savoirs qui permette de faire contrepoids à la spécialisation scientifique croissante en élaborant une science empirique des représentations collectives plus explicative que descriptive. Au-delà d’une interdisciplinarité scientifique, l’histoire de ce projet et des liens entre différents milieux berlinois qui le sous-tendirent exprime aussi les tensions d’une Allemagne partagée entre nationalisme et libéralisme, question sociale et unification, Bildung et antisémitisme.
Redécouvrir cette psychologie des peuples, souvent négligée dans les biographies intellectuelles ou dans l’histoire des idées, permet de cerner les contours d’un lieu où se croisent les parcours du sociologue Georg Simmel et du néo-kantien Hermann Cohen, de l’islamologue Ignaz Goldziher et du fondateur de l’ethnologie berlinoise Adolf Bastian. C’est également comprendre un moment-clé de la transition entre différentes philosophies idéalistes et un concept de culture en voie de désontologisation, entre philologie classique et anthropologie culturelle moderne, entre « éducation du genre humain » et sociologie.

Céline Trautmann-Waller, professeur en études germaniques à l’Université de Paris III, travaille sur l’histoire des sciences humaines dans l’Allemagne du XIXe siècle.

amattouch
06-08-2006, 12:38 PM
Phonologie déclarative

Auteur : Angoujard Jean-Pierre

Collection : Sciences du langage

Présentation d’une récente conception de la phonologie, dite Phonologie déclarative, issue des travaux de Steven Bird dans les années 1990. Elle s’inscrit dans le cadre plus général des grammaires par contraintes, qui développent un formalisme explicite, appliqué à des opérations répétitives. Les 4 derniers chapitres présentent des applications à des problèmes classiques de la phonologie : le schwa et la liaison (français), la morphologie verbale de l’arabe, le domaine clitique.

Cet ouvrage a pour objectif de présenter au lecteur, en actes et dans sa diversité, la phonologie déclarative. Cette conception de la phonologie, issue des travaux menés par Steven Bird dans les années 90, s’inscrit très directement dans le cadre plus général des grammaires par contraintes.
La phonologie déclarative est certainement, de toutes les phonologies par contraintes, la plus contrainte : ne reconnaissant qu’un seul et unique niveau de représentation, elle exclut toute dérivation ; les contraintes étant identifiées à des représentations partielles, cette approche interdit tout écart entre l’analyse (les représentations) et l’objet (ses propriétés).
Les analyses présentées dans cet ouvrage ont été guidées par la volonté d’imposer une limitation supplémentaire, limitation qui intègre l’usage des contraintes à une approche par principes et paramètres. Toute contrainte qui ne peut être rapportée à un principe de la Phonologie Universelle ou à une valeur paramétrique, toute contrainte ad hoc, n’est qu’une contrainte encore incomprise.
L’ouvrage s’adresse, en premier lieu, aux chercheurs et enseignants-chercheurs en phonologie et morphologie, mais également à la communauté des linguistes et informaticiens intéressés par les « grammaires d’unification ». Pour les étudiants, les trois premiers chapitres constitueront un complément substantiel (et beaucoup plus explicite) aux introductions récemment publiées par l’auteur. Les quatre chapitres suivants pourront être utilisés comme des « études de cas » et un encouragement à poursuivre l’aventure d’une phonologie exigeante.
Jean-Pierre Angoujard est professeur en sciences du langage à l’Université de Nantes. Il a notamment publié Metrical Structure of Arabic (Foris, 1990) et Théorie de la syllabe. Rythme et qualité (CNRS Éditions, 1997).

amattouch
06-09-2006, 03:27 PM
Chemins de l'ethnologie

Les chefferies dii de l'Adamaoua (Nord-Cameroun)

Auteur : Muller Jean-Claude

Collection : Chemins de l'ethnologie


Ce livre constitue la synthèse des études comparatives rassemblées par l’auteur au terme d’années de terrain au Nord-Cameroun sur le fonctionnement des chefferies dii, et la justification que donnent les intéressés pour la création de ce système politique, qui nécessite la présence de divers lignages (du chef, du circonciseur, du « maître du territoire », du forgeron) intégrés dans un tout, social et rituel.

Au nombre de quelques dizaines de milliers, les Dìì occupent une centaine de villages qui sont autant de chefferies de tailles variables, voire minuscules, dans un territoire situé au nord du Cameroun. Comment fonctionne précisément ce système politique, et quelles en sont les justifications aux yeux des intéressés ?
Dans un premier temps, Jean-Claude Muller présente l’organisation socio-politique et les divers lignages nécessaires à la bonne marche d’une chefferie (lignage du chef, du circonciseur, du « maître du territoire », du forgeron) et leur intégration dans un ensemble social et rituel. Puis il analyse des mythes de fondation qui se réfèrent au schème du don et contre-don de Marcel Mauss, la chefferie étant créée pour récompenser un chasseur étranger ayant offert son gibier aux autochtones. Ceux-ci lui donnent la chefferie pour qu’il continue à faire bénéficier la communauté de ses bienfaits. Des rites sont alors chargés de faire du chef une sorte de surhomme, doté d’un double féminin, un masque qu’il est seul à porter et qui fait écho aux autres conceptions de la personne physique du chef de quelques populations voisines. Par la suite, l’auteur examine les répercussions des trois colonialismes qui ont affecté les Dìì, celui des Peuls au xixe siècle et ceux des Allemands et des Français au xxe siècle. Aujourd’hui, après l’arrivée de l’islam et du christianisme, les Dìì se disent tous soit chrétiens soit musulmans. Leur dilemme consiste à décider ce qu’ils peuvent garder de leurs rites traditionnels, afin de ne plus passer pour des païens.
Cet ouvrage d’anthropologie politique, destiné à ceux qui s’intéressent aux idéologies politiques des chefferies et des royaumes (royauté sacrée ou « divine »), montre aussi les mécanismes qui empêchent le pouvoir cheffal de se muer en despotisme. Il fait voir également comment un peuple africain contemporain maintient ses traditions tout en les adaptant au cadre étatique actuel, en proposant de nouvelles solutions administratives.

Jean-Claude Muller est professeur titulaire au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

amattouch
06-11-2006, 09:59 PM
MOYEN-ORIENT. --Pour la journaliste Anne Nivat, la mort d'al-Zarqaoui n'a aucune importance

La résistance islamiste ne faiblira pas pour autant :Recueilli par Christophe Lucet


« Sud Ouest Dimanche ».
Vous étiez au contact direct de la résistance irakienne quand la nouvelle de la mort de Zarqaoui a été connue...
Anne Nivat.
Oui, je me trouvais dans un pays voisin de l'Irak pour rencontrer de hauts représentants de la résistance sunnite irakienne qui combattent l'armée américaine.

Quelle a été leur réaction ?
Ils n'ont été ni surpris ni émus. En combattants qu'ils sont, ils avaient anticipé sa mort, car chacun d'entre eux sait qu'il doit se préparer à cette éventualité. Ils savent aussi que chaque émir de la résistance a toujours autour de lui quatre assistants et que l'un d'eux va immédiatement le remplacer.

La mort de Zarqaoui serait donc un épiphénomène ?
Sa disparition n'a strictement aucune importance. Jamais les membres de la résistance n'ont paru aussi énergiques, aussi déterminés à chasser les occupants américains, quelles que soient la violence et la durée du combat. Et c'est cela qui est dangereux.

Omar, le célèbre mollah afghan, a déclaré que cette mort allait même stimuler la résistance « contre les croisés ». Qu'en pensez-vous ?
Il a hélas raison. Il est clair qu'on va assister à une radicalisation des groupes arabes liés à Zarqaoui, à l'exemple de ce qui s'est produit dans la résistance tchétchène en mars 2005, lorsque Aslan Maskhadov a été liquidé par les Russes. Mais ce qui stimule plus encore ces groupes que la mort de Zarqaoui, c'est la poursuite de l'occupation américaine. C'est bien simple, ils ne la supportent plus.

Tous groupes confondus ?
Oui. Et c'est ce qui est très difficile à faire comprendre en Occident. De l'islamiste fondamentaliste au simple moudjahid, la rage est identique. Et c'est la même chose en Afghanistan : la violence y a redémarré début 2006 et le pays « s'irakise ». Que cela nous plaise ou non, les résistances prétendument affaiblies redoublent de vigueur.

Les résistants irakiens que vous avez rencontrés ont-ils des réserves quant à l'action sanglante des groupes liés à Zarqaoui ?
Moins qu'on pourrait le croire. Ils approuvent notamment les kidnappings et la mise à mort des otages dès lors qu'existe à leur yeux le moindre soupçon sur une collaboration avec les forces américaines ou les pays de la coalition. Cela vaut particulièrement pour des journalistes qui donneraient une image « biaisée » du conflit et participeraient ainsi indirectement à l'occupation du pays. Le débat entre eux porte plutôt sur la mise en scène des assassinats.

Du Pakistan à l'Irak en passant par l'Afghanistan, vous venez de faire un long reportage pour savoir « comment les islamistes nous voient ». Qu'avez-vous vu ?
Un grand sentiment d'humiliation. Ce mot est essentiel. Du musulman fondamentaliste au pratiquant modéré, il y a cette impression que l'Occident les méprise, se sent supérieur à eux, veut leur imposer ses valeurs démocratiques par la force militaire, et que, par conséquent, ils sont dans leur droit en pratiquant le terrorisme.

Et le 11 Septembre ?
Pour nous, c'est un commencement, mais pour eux, c'est la réaction à une humiliation qui dure depuis trop longtemps. Et la guerre civile en Irak est à leurs yeux la conséquence de l'occupation du pays. Cette vision des choses est évidemment totalement différente de la nôtre, mais il est absurde de l'ignorer.

Entre Occident et monde arabo-musulman, faut-il parler de décalage ? de fossé ? de gouffre ?
D'incompréhension. D'idées reçues. D'amalgames. Le plus grave est celui qui associe chez nous musulman et terroriste. Il a pour exact miroir l'amalgame entre Occidental (terme indifférencié) et ennemi de l'islam.

Un chrétien d'Irak vous a dit : « La vérité est qu'on vous aime et qu'on vous déteste à la fois »...
Cette ambiguïté amour-haine est à souligner. Prenez la démocratie : tous ne mettent pas en cause le principe, mais que voit l'Irakien ou l'Afghan moyen derrière ce mot ? L'insécurité au quotidien, la prise d'otages, les meurtres, le chaos, la corruption. La méfiance qui existe depuis des siècles s'est aggravée avec la puissance simplificatrice à outrance de la télévision. Tout le monde la regarde : vous, moi, les terroristes. Et ceux-ci s'effarent des images qu'il voient défiler sur les chaînes satellitaires occidentales. Ils ont aussi peur de nous que nous avons peur d'eux.

Peur de l'Occident mécréant ?
Oui. Ils savent que nous avons aussi nos fondamentalistes, mais ils voient surtout un univers impie où les rapports entre hommes et femmes ne sont pas ce qu'ils devraient être, un univers qui part à vau-l'eau et dont la déchéance s'étale sur les écrans de télévision. Quand mes interlocuteurs au Pakistan ou à Kirkouk me disent qu'ils ne veulent pas que leurs enfants partent faire leurs études à Londres malgré les chances de réussite que cela leur offrirait, c'est parce qu'ils redoutent qu'ils ne reviennent plus ou qu'ils perdent leur identité.

Quand un musulman accuse l'Occident d'avoir perdu le « sens de l'honneur », êtes-vous tentée de lui donner raison ?
Franchement, oui. Des mots comme « courage » ou « responsabilité » ont-ils encore du sens chez nous ? Personne n'est responsable et l'adjectif « courageux » n'est pas souvent employé dans le vrai sens du terme. Et que dire de la réaction des Occidentaux vis-à-vis de leur propre famille lorsqu'ils se débarrassent de leurs vieux, chose impensable en pays arabo-musulman. Lors de mes voyages, voir trois générations, voire quatre, cohabiter dans une même maison peut surprendre au début, mais on finit par se rendre compte que c'est très naturel et que c'est l'inverse qui ne l'est pas.

Comment abordez-vous un islamiste ?
Avec le voile. Quand ils me demandent si je suis musulmane, je réponds que non mais que je le porte pour ma sécurité et comme marque de respect pour le pays que je traverse et qui m'accueille longuement. Du coup, je peux expliquer à l'islamiste qui m'interpelle sur la loi sur le voile votée en France que mon pays peut attendre la réciproque de la part de ceux qui choisissent d'y vivre. Certes, il est très difficile de leur expliquer la laïcité, et l'incompréhension est parfois totale. Mais un dialogue souvent riche peut s'engager. Et partout, sans exception, j'ai été accueillie, j'ai pu faire s'exprimer même ceux qui tenaient des discours violemment anti-occidentaux.

Des discours de guerre ?
Oui. Nous, Occidentaux, ne nous rendons pas compte que nous sommes dans une situation de guerre. Chaque fois que je reviens de reportage, je me rends compte du point auquel nous vivons dans la passivité, dans l'illusion que donnent la puissance et le confort. Mais ce n'est qu'une bulle ! Dans le reste du monde, ça vit mal, ça survit, ça crie, ça vocifère. Ils nous regardent vivre, nous, les habitants de la poignée de pays riches, et ils réagissent. Quoi de plus normal ?

Comment sortir des discours simplificateurs ?
La fin de l'occupation de l'Irak est une condition sine qua non, car elle permettrait de calmer les esprits. Mais cela ne résoudra rien sur le fond, car nous sommes déjà allés très loin dans l'incompréhension. Dans ce XXIe siècle du schématisme et de la superficialité, il nous faut inverser le regard. Pour cela, il faudrait que le système médiatique fonctionne autrement. Je crois hélas que c'est un leurre, car les médias, de CNN à al-Jazira, suivent la loi de l'offre et de la demande. Certes, l'ordre mondial de l'information a changé, mais les télévisions arabes ne font que copier les occidentales, en exerçant un regard aussi subjectif. Et les amalgames continuent.

Vos voyages vous permettent-ils de voir les choses autrement ?
Je le crois. En me plaçant en marge du système, en partant seule de longs mois, je prends le temps de respecter mon interlocuteur, de partager sa routine pour faire saisir sa différence. Pour ma part, je revendique la complexité et je suis sûre qu'on se comprendra mieux en ayant moins peur les uns des autres. En m'appuyant sur mon expérience personnelle, je vois qu'on peut nouer le dialogue. Si je ne voyageais pas ainsi, je n'aurais pas ces résultats. Et j'ai rencontré une valeur bien oubliée en Occident : l'hospitalité gratuite.

amattouch
06-11-2006, 11:15 PM
Soutien et renforcement de l’excellence universitaire

Objectifs de ce programme d’actions
Par ce programme, l‘Agence universitaire de la Francophonie (AUF) contribue au développement en accompagnant les institutions universitaires et scientifiques du Sud et de l’Est vers un double objectif :

adapter leur offre de formation et de recherche aux besoins de leur environnement,
les accompagner vers l’excellence,
les promouvoir comme des acteurs majeurs du développement de leur pays et de leur région.
Mise en œuvre de ce programme d’actions
Pour servir ces objectifs, l’AUF met en œuvre un ensemble d’actions de programme qui s’articulent autour d’une démarche en quatre grands axes :

1-Accompagner les réformes institutionnelles engagées par les universités du Sud pour créer ou favoriser l’environnement nécessaire à leur développement et au renforcement de leurs capacités.

appui au renforcement de la gouvernance universitaire
2-Renforcer les échanges à travers la circulation des personnes et la mise en réseau des institutions.

la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs (bourses, missions d’enseignement…),
la mobilisation des réseaux d’institutions :
l’appui aux Conférences régionales de recteurs et/ou de présidents d’universités
l’appui aux réseaux institutionnels (réseaux de facultés et d’établissements par grand champ disciplinaire)
3-Promouvoir l’excellence scientifique des universitaires et des chercheurs francophones du Sud

l’appui aux pôles d’excellence régionaux (PER) ;
le soutien à des projets de coopération scientifique inter-universitaires (PCSI) ;
l’accès des scientifiques du Sud aux prix scientifiques ;
l’appui aux manifestations scientifiques (colloques…).
4-Développer les partenariats pour mettre l’organisation et le savoir-faire de l’AUF au service des grandes organisations internationales, des Etats, des entreprises… et valoriser l’innovation universitaire et scientifique en faveur du développement.

les actions déléguées à l’AUF (contrats de coopération) ;
la relation avec les entreprises pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés à travers les départements d’emploi francophones ;
les actions innovantes, proposées par les partenaires de l’AUF et expérimentées avec eux.

amattouch
06-11-2006, 11:16 PM
Soutien des TICs au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche

Objectifs du programme
Selon des principes de solidarité, de partenariat et de co-développement, l’Agence universitaire de la Francophonie s’est fixée quatre priorités en matière de technologies appliquées à l’enseignement :

renforcer les capacités humaines par la formation,
réduire la fracture numérique en accroissant la connectivité des universités du Sud,
développer une politique de contenus scientifiques francophones,
favoriser la recherche (réseaux de recherche, observatoire), et la présence francophone dans les comités internationaux (standardisation, normalisation, régulation).
Afin d’atteindre ces objectifs en tenant le mieux compte possible des besoins des utilisateurs, l’Agence s’est dotée de quatre pôles de compétences regroupés au sein de son programme « Soutien des Technologies de l’information et de la communication (TIC) au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche » :

formations ouvertes et à distance et nouvelles technologies éducatives,
formations présentielles professionnalisantes,
édition et diffusion de l’Information scientifique et technique (IST),
appui aux infrastructures (avec la Direction des ressources informatiques).
L’AUF a créé un dispositif complet dont chacune des actions est articulée avec l’ensemble des programmes. La transversalité du programme « Soutien des TIC au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche » permet à l’ensemble des programmes de l’AUF de bénéficier du soutien des TIC.

L’Agence a su se faire reconnaître internationalement, notamment en signant des partenariats avec différentes agences des Nations-Unies (OIM, OMS, OMC, OIT, Unesco, FAO…) mais aussi en agissant activement avec d’autres opérateurs francophones au sein de l’ISO (Organisation internationale de standardisation) et des instances de gouvernance de l’internet.

L’AUF participe, par son programme Soutien des TIC au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, à la réduction de ce qui est appelé communément la « fracture numérique » et à l’inclusion des pays francophones les moins avancés dans la Société de l’information.

Enfin, à travers la formation ouverte et à distance, elle vise à renforcer l’encadrement éducatif nécessaire aux objectifs du Millénaire pour le développement des Nations-Unies et du Plan Education pour tous de l’UNESCO.

amattouch
06-11-2006, 11:16 PM
Langue française, diversité culturelle et linguistique

Objectifs de ce programme d’actions
Le projet de la francophonie universitaire a, d’abord, une fonction linguistique : il consiste à favoriser la production des savoirs en français au-delà de toute frontière. La langue française cultivera sa relation aux langues du monde, l’anglais, l’espagnol, le portugais, mais aussi l’arabe et les langues nationales en contact avec elle.

Dans le cadre de sa mission générale d’enseignement et de recherche, l’université contribuera à faire fructifier les qualités d’invention et les moyens de production de la langue française, ainsi que l’expression de ses solidarités avec les autres langues. Elle encouragera les projets scientifiques qui expriment une coopération entre les grandes aires linguistiques et avec les langues d’éducation.

La promotion de la langue ne saurait être dissociée de la préservation de la diversité culturelle, dans laquelle elle s’insère : des projets scientifiques sur les nouveaux métiers de la culture, la communication inter-culturelle, la production artistique, seront aussi suscités et favorisés.

Par ailleurs, dans un contexte concurrentiel peu favorable aux disciplines littéraires ou aux sciences humaines, un soutien actif sera apporté aux départements de français, aux centres de langues et aux filières francophones pour développer et valoriser l’enseignement du français et en français.

amattouch
06-14-2006, 09:06 AM
Chemins de l'ethnologie

La généalogie muette
Résonnances d’un terme de parenté en Sardaigne

Auteur : Carosso Marinella

Collection : Chemins de l'ethnologie

Bon de commande
La Sardaigne jouit ces dernières années d’un mouvement de création artistique et littéraire sans pareil, les artistes puisant leur inspiration dans les traditions insulaires. A Dèsulo, gros bourg de Sardaigne, un mot sarde énigmatique sert de fil d’Ariane à l’auteur dans sa quête des traits saillants de la société du lieu. A travers récits, histoire locale, règlements coutumiers, elle étudie la cohabitation des bergeries et des exploitations agricoles, l’organisation parentale et sociale, la transmission des biens. Au bout du parcours apparaît la caractéristique majeure des généalogies sardes : elles sont muettes, autrement dit silencieuses et secrètes, pour ne pas désigner de victimes à la possible vendetta.

La Sardaigne nourrit ces dernières années un mouvement artistique et littéraire sans pareil. Nombreux sont les écrivains et réalisateurs qui, en les métissant, puisent dans les « traditions » insulaires.
Un détail, qui se manifeste par un mot, un terme de parenté, éveille l’intérêt. D’origine catalane, ce mot sarde, dont la prononciation française évoque le vagissement du bébé, se rattache à l’idéologie du sang. C’est dans la région de Dèsulo, bourg faisant partie du projet de Parc national du Gennargentu, que Marinella Carosso repère qu’un individu dispose de plusieurs formes culturelles de parenté sur lesquelles il élabore son identité personnelle, son sens de la vie, son appartenance sociale. Elle y révèle la valeur accordée à la vitalité du corps de ces hommes mobiles et de leurs destins.
Écrite comme un essai littéraire, cette monographie ethnographique, sensible au contexte environnemental et coutumier et aux effets de résonance, rend intelligible ce mot énigmatique qui sert à penser les transferts entre générations. S’entrelaçant avec les notions de descendance, de patrimoine, d’hérédité et d’héritage, il exprime moins un lien au passé qu’un défi au futur.


Marinella CAROSSO est née à Castagnole Delle Lanze (Asti, Italie). Habilitée à diriger des recherches, elle est correspondante du Laboratoire d’anthropologie sociale à Paris et enseigne l’anthropologie culturelle à l’université de Vérone. Formée en France (maîtrise, DEA, doctorat) en ethnologie, anthropologie sociale et historique à l’École des hautes études en sciences sociales, elle poursuit ses travaux en Europe et en Méditerranée (Piémont, Sardaigne, Île-de-France). Ses recherches, axées sur la comparaison et la théorisation de la transmission entre générations et entre cultures, ont donné lieu à de nombreuses publications sur la coutume, le costume, la mode. Elle a été associée au musée de l’Homme et au musée national des Arts et Traditions populaires de Paris. En 2003, elle a été lauréate de la Villa Marguerite Yourcenar.

amattouch
07-06-2006, 11:56 AM
<p align="justify">Année du Maghreb (L') 2004 Dossier :<br />*<br />L'espace euro-maghrébin Directeur de collection : Kienle Eberhard Rédacteur en chef : Gobe Eric <br />L’Année du Maghreb succède à l’Annuaire de l’Afrique du Nord. Ce changement de titre ne signifie pas une rupture avec l’ancienne formule mais vise à tenir compte des mutations politiques et sociales à l’oeuvre dans la région. Cette livraison analyse l’actualité maghrébine grâce à un dossier thématique et des rubriques transversales traitant de questions culturelles, économiques et juridiques. L’Année du Maghreb, réalisée par l’Institut de Recherches et d’&Eacute;tudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM), succède à l’Annuaire de l’Afrique du Nord publié aux &Eacute;ditions du CNRS depuis 1962. Ce changement ne rompt pas avec l’ancienne formule, mais tient compte des mutations politiques et sociales à l’œuvre dans la région et de l’évolution du vocabulaire. Aujourd’hui, « Maghreb » est le terme le plus couramment utilisé dans la sphère francophone pour désigner les cinq &Eacute;tats de la zone couverte par cette publication (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye). L’Année du Maghreb a pour vocation première d’analyser l’actualité maghrébine durant une année de référence, ici 2004. On y trouve les rubriques classiques par pays, comprenant les chroniques politiques et leurs annexes, un ou plusieurs « Gros plans » et des « Notes » sur des débats d’actualité. Cette approche nationale est complétée par des rubriques thématiques et transversales traitant de questions culturelles, économiques et juridiques communes aux cinq pays. Dans la première partie, moins soumise aux contraintes chronologiques, L’Année du Maghreb consacre son dossier thématique à l’espace euro-maghrébin. En privilégiant le facteur humain, ce dossier, coordonné par Jean-Robert Henry, examine les politiques mises en œuvre pour tenter d’organiser la Méditerranée occidentale autour d’un destin commun. Attentive à la production scientifique maghrébine ou sur le Maghreb, L’Année du Maghreb accueille enfin des « &Eacute;tats des travaux » qui, cette année, portent sur l’historiographie de la guerre d’Algérie. </p>

amattouch
07-07-2006, 01:01 PM
Espaces et milieux

Fronts pionniers d’Amazonie
Les dynamiques paysannes au Brésil





Les fronts pionniers amazoniens ont longtemps été considérés comme des terres de tous les possibles, où la redistribution sociale pourrait enfin s’opérer pleinement, permettant à chacun d’avoir sa chance. Mais aujourd’hui ces fronts sont plutôt associés à la violence qui s’exerce entre les pionniers et contre les indigènes – image d’autant plus négative qu’elle est de fait liée aux déforestations massives, symbole du gaspillage écologique planétaire.
En prenant le parti d’éclairer les logiques qui meuvent les jeunes agriculteurs dans la région de la Transamazonienne pour mieux saisir la complexité des rapports existant entre une société et son milieu, l’auteur propose une analyse qui pourra sensibiliser le lecteur à d’autres parties du Brésil et du monde.

Permettant aux agriculteurs familiaux d’accéder enfin au statut de propriétaire, les fronts pionniers amazoniens ont longtemps été considérés comme des terres de tous les possibles. Mais les violences qui y sont désormais associées (qu’elles soient dirigées contre les Indiens ou entre colons) ternissent cette image somme toute fragile d’un monde plus équitable, et ce, d’autant plus qu’il est aussi question de déforestation massive et de sous-utilisation des sols colonisés.
Comment comprendre alors les dynamiques à l’œuvre dans cette région ? N’assiste-t-on qu’à la reproduction d’une structure foncière archaïque, avec appropriation des terres via un défrichement intensif ? Ou doit-on voir dans les innovations paysannes, discrètes mais bien présentes, et les interactions entre les différents types de vie agricole – dont les plus jeunes sont notamment porteurs – les prémices d’un développement durable ?
Issue d’un long travail de terrain de l’un des plus grands fronts pionniers du monde – l’Amazonie orientale –, cette étude éclaire les logiques auxquelles répondent les jeunes agriculteurs et offre ainsi des bases sérieuses de réflexion pour la mise en place d’un monde rural équitable et relativement stabilisé.

Xavier Arnauld de Sartre, géographe, est actuellement chargé de recherche au CNRS, UMR SET (Société Environnement Territoire). Auteur de nombreux articles sur l’Amazonie et coordinateur d’un ouvrage intitulé L’Amazonie brésilienne et le développement durable : expériences et enjeux en milieu rural (L’Harmattan, 2005), il étudie la gestion des milieux par les populations oubliées de la modernité.

amattouch
08-18-2006, 04:14 AM
<p align="left">DE NOUVELLES LUMI&Egrave;RES<br /><br />SUR L'AGRESSION ISRA&Eacute;LIENNE CONTRE LE LIBAN<br /><br /><br />Il y a deux jours, le quotidien libanais "As-Safir" a traduit des fragments d'un rapport présenté, sur un site Internet, par Wayne Madison, actuel journaliste au "New Yorker", chargé de suivre les développements politiques de Washington, mais aussi les nouvelles de la "Security of States", dont il fut l'un des responsables, et de la CIA.<br /><br />Ce rapport fait suite à l'article publié par le "San Francisco chronicle", au début de la guerre israélienne contre le Liban et confirme ce que tout le monde savait déjà : Le président des Etats-Unis, Georges Bush, et le vice-président, Dick Chenney, ont donné, il y a deux mois, à Israël le feu vert pour attaquer le Liban. Cependant, ce qui fait son importance, c'est que son auteur fut le premier à parler de la prison d'Abou Ghraïb, en Irak, et des atrocités que les troupes d'occupation américaines y avaient commises.<br /><br />Que dit en substance le rapport ?<br /><br />Premièrement, il précise que l'agression contre le Liban fut planifiée par des responsables israéliens haut placés et des membres de l'administration de Georges Bush, les 17 et 18 juin passé, lors d'un congrès tenu à* Beever Creek-Colorado par l'American Enterprize Institut.<br /><br />Deuxièmement, la réunion de coordination qui avait eu lieu alors avait rassemblé, en plus du Vice-président américain, l'actuel Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et trois ex Présidents du Conseil, Benjamin Netanyaho, Ehoud Barak et Shimon Pérès... Sans oublier le député Nathan Charansky...<br /><br />Troisièmement, Les deux parties en présence s'étaient mises d'accord sur le plan suivant : L'administration américaine actuelle donnerait toute l'aide nécessaire à Israël, afin que cet Etat puisse mettre en exécution le plan élaboré, depuis dix ans déjà, sous le nom "Clear infiltration" et parlant essentiellement des nouvelles stratégies en matière de "sécurité" dans le monde. Ce plan fut mis au point, entre autres, par Benjamin Netanyaho, Richard Pearle et Douglas Fith...<br /><br />Quatrièmement, Ce plan constitue, en fait, la seconde étape qui doit faire suite à l'invasion et l'occupation de l'Irak. D'ailleurs, les deux plans ont été étudiés en même temps et ils stipulaient que le commencement doit se faire en Irak et qu'il sera rapidement suivi par des guerres en Palestine, au Liban, puis en Syrie et en Iran.<br /><br />Cinquièmement, pour exécuter un tel plan, deux étapes furent prévues : la première, préparatoire, d'une durée de quatre ans, prévoit "des activités secrètes de la part du Pentagone, de la Maison blanche et du Mossad à l'intérieur du Liban, dont des assassinats à la voiture piégée de responsables libanais haut placés. Le but : obliger les troupes syriennes à se retirer"... Puis, l'auteur du rapport cite trois noms de responsables : Elie Hobaïka (ancien ministre, passé de la direction des "Forces libanaises" aux Syriens), Georges Haoui (ex secrétaire général du Parti Communiste Libanais) et Rafic Hariri (ex Premier ministre du Liban). Quant à la seconde étape, elle comprend le bombardement puis l'invasion du Liban.<br /><br />Sixièmement, l'auteur du rapport dit que John Bolton, ambassadeur US à l'ONU, a dévoilé l'étape qui doit faire suite à ce plan dans une interview donnée à "Fox news". Il explique : "Je pense que si vous regardez le soutien de l'Iran et de la Syrie à des groupes tels que le Hamas, le Hezboullah et le Jihad islamique, vous saurez que ce ne sont pas les organisations terroristes qui auront à rendre compte de ce qui se passe, mais aussi les Etats qui les financent".<br /><br />A la lumière de ce qui vient d'être dit, nous ne pouvons que revenir, même rapidement, à tout ce que nous avions déjà dit, il y a trois ans, concernant la guerre de Bush contre l'Irak, à savoir que cette guerre avait des objectifs radicaux qui vont jusqu'en Russie et la Chine ; elle prend, cette fois, du slogan de la "lutte contre le terrorisme musulman" comme prétexte pour imposer sa volonté à tous les peuples du Moyen Orient, après avoir utilisé pendant très longtemps celui de la lutte "pour la liberté et la démocratie" contre le Communisme "athée".<br /><br />De plus, nous comprenons pourquoi certains Libanais répètent, à en perdre la voix, après Georges Bush, que la guerre barbare menée par Israël contre le Liban n'a aucun but "libanais". Elle vise seulement qu'elle constitue une "réponse" à un agenda fixé par l'Iran... D'où la nécessité pour eux d'éloigner, le plus possible, le Hezboullah de la région au Sud du fleuve Litani, oubliant par là tout ce qu'Israël avait déclaré concernant les eaux des fleuves coulant dans cette région.<br /><br />Peut-être les Israéliens (et avec eux l'administration américaine et leurs porte-voix parmi nous) pensent à une politique de "Transfert" de la population du Sud, comme ils l'avaient déjà projeté pour les Palestiniens de la Cisjordanie... avec la bénédiction de Bush, Cheney et ceux appelés "Born again Chistians" aux Etats-Unis.<br /><br /><br />Marie NASSIF-DEBS</p>

amattouch
09-06-2006, 09:46 PM
<p align="left"><font color="#993300">Quelle alternative au discours de l'Occident civilisé contre « les pays <br />arabes arriérés » ?</font><br /><br />&Aacute; l'heure où le conflit israélo-palestinien s'enlise de plus en plus <br />profondément, il convient de s'interroger sur l'attitude occidentale et <br />ses prises de position. Malgré les aides financières accordées aux <br />Palestiniens, un certain nombre d'idées négatives circulent dans l'opinion <br />occidentale à l'égard des Arabes. Notamment, il leur est souvent <br />reproché de manque de civilisation et de rejeter la modernité.<br /><br />Les propos de certains dirigeants sont éloquents à ce sujet. Dans un <br />ouvrage récent, Shimon Peres, actuel vice-Premier ministre d'Israël et <br />Prix Nobel de la paix, déclare : « &Aacute; mon sens, seul un virage du monde <br />arabe vers la modernité pourra faire échec au fondamentalisme. De manière <br />générale, une large partie du monde arabe est malade d'une idéologie <br />anti-occidentale qui est en même temps anti-moderniste. Car la haine des <br />Arabes à l'encontre d'Israël est en même temps une haine de la <br />modernité. » (1)<br /><br />Les Arabes sont globalement accusés de refuser la culture moderne, en <br />raison de leurs idées rétrogrades ; c'est pour ce motif qu'ils s'en <br />prennent à Israël, îlot occidental au cœur du monde arabe. On se rappelle <br />également les propos tenus par Bush le 21 décembre 2001 : « La grande <br />division de notre temps, c'est ce qui sépare la civilisation de la <br />barbarie. »<br /><br />Enfin, lorsqu'il était président du Conseil italien, Silvio Berlusconi <br />a affirmé la supériorité de la civilisation occidentale, incarnant « un <br />système de valeurs qui a apporté à tous les pays qui l'ont adopté une <br />large prospérité qui garantit le respect des droits de l'homme et des <br />libertés religieuses (…) (et va) conquérir de nouveaux peuples (…) (comme <br />cela) s'était produit avec le monde communiste et une partie du monde <br />islamique, mais que, malheureusement, une partie de ce dernier est <br />restée mille quatre cents ans en arrière. » (26 septembre 2001)<br /><br />Pour ces chefs d'Etat, la supériorité de l'Occident ne fait aucun <br />doute. Dans ce discours apparaît clairement une opposition entre « nous les <br />Occidentaux » et « les Autres », qui implique un rejet de l'Autre, de <br />ses valeurs. L'Occident est le porte-drapeau de la modernité, du <br />changement et du progrès, face à un monde arabe (et donc palestinien) présenté <br />comme immuable et fataliste.<br /><br />Notre recherche en histoire porte sur la perception des Arabes dans les <br />récits de voyageurs européens francophones en Palestine de 1799 à 1948. <br />Cette étude n'en est qu'à ses débuts mais nous permet déjà de faire <br />certaines observations sur la modernité. Au Moyen &Acirc;ge, malgré l'idéologie <br />des croisades décriant l'islam, certains auteurs font preuve <br />d'ouverture à l'Autre, exaltant la grandeur des Arabes et décrivant leur mode de <br />vie avec émerveillement. (2)<br /><br />Au 19ème siècle et au début du 20ème siècle, il n'en va plus de même <br />pur les voyageurs se rendant en Palestine. Malgré la possibilité de <br />côtoyer des autochtones, ces Occidentaux arrivent avec leurs idées reçues et <br />les défendent à tout prix. A l'époque se crée un discours qui est <br />encore actuel. Quelques exemples : le reporter français Edouard Hesley (L'an <br />dernier à Jérusalem, 1929) rapporte les paroles d'un Bédouin (Arabe <br />nomade) de Palestine : « Nous y vivons à notre gré, selon une civilisation <br />dont peut-être vous ne voudriez pas, mais que nous préférons à la <br />vôtre. (…) Nous « éduquer » ? Grand merci ! Nous nous trouvons fort bien de <br />notre état. C'était celui de nos parents. Pourquoi ne serait-il pas le <br />nôtre ? Vous nous apportez le progrès ? Vous pouvez le garder pour <br />vous. »<br /><br />Le romancier Roland Dorgelès émet quant à lui le souhait de poser un <br />panneau indiquant « Ici commence la civilisation » sur un trottoir <br />séparant la ville de Jaffa de la nouvelle cité sioniste de Tel Aviv, symbole <br />de la modernité occidentale (1928). Pour le journaliste Gabriel <br />Charmes, dans Voyage en Palestine (1880), « Peu de contrées, en effet, <br />possèdent autant de sources, autant de ruisseaux, que le pays de Génézareth ; <br />seulement on laisse les eaux croupir dans des marais, se perdre sous <br />terre ou s'écouler rapidemet dans le lac, au lieu de les diriger et de <br />s'en servir pour arroser les plaines qu'elles enrichiraient (…) Si les <br />moissons manquent, c'est parce qu'on ne sait pas semer. » Selon lui, la <br />Palestine souffre de l'incompétence des paysans arabes, qui cultivent <br />comme au Moyen &Acirc;ge.<br /><br />Pour expliquer la pensée pro-occidentale de ces auteurs, il faut se <br />rappeler l'importance du nationalisme européen, conforté pat l'esprit <br />colonialiste de l'époque. Si les Arabes sont paresseux, sans éducation et <br />sans progrès, alors ils sont incapables de se gouverner seuls et leur <br />terre est donc ouverte à la colonisation européenne offrant LA <br />civilisation et la modernité. &Aacute; partir de l'entre-deux-guerres, le discours des <br />voyageurs change : puisque la colonisation française s'avère impossible, <br />alors ce sont les sionistes venus d'Occident qui prennent le relais. <br />Partout où ils s'établissent, ils apportent l'esprit démocratique faisant <br />défaut à la Palestine et de manière plus générale le progrès européen.<br /><br />Aujourd'hui, on peut se demander si l'idéologie colonialiste ne fait <br />pas son grand retour en faveur d'Israël. Après l'échec du mandat anglais, <br />c'est Israël qui apporte à cette terre les bienfaits de la civilisation <br />occidentale, justifiant sa prise de possession. Israël incarne les <br />valeurs modernes telles que la démocratie, l'égalité homme-femme, la <br />liberté, que les Arabes semblent refuser. Comme les Palestiniens ont eu jadis <br />besoin de l'Europe, maintenant ils ont besoin d'Israël. Ces idées <br />contemporaines ne datent pas d'hier et semblent indéracinables malgré notre <br />meilleure connaissance du monde arabe.<br /><br />Est-ce donc finalement l'Orient qui reste immuable ou plutôt notre <br />pensée ? <br /><br />(1) B. Boutros Ghali et S. Peres , 60 ans de conflit israélo-arabe. <br />Témoignages pour l'Histoire. Entretiens croisés avec André Versaille, <br />Bruxelles, p.381.<br /><br />(2) D. Regnier-Bohler (sous la direction de), Croisades et pèlerinages, <br />Paris, 1997, p.39<br /><br />Valérie Géonet, Chercheur FSR, Facultés universitaires Notre-Dame de la <br />Paix, à Namur.<br /><br />Source :<br /><br />G&Eacute;ONET, Jean, « Quelle alternative au discours de l'Occident civilisé <br />contre « les pays arabes arriérés » ? », Le Soir, Forum, Bruxelles, 5 <br />septembre 2006, p.16</p>

amattouch
11-30-2006, 02:44 PM
<p align="center"><font size="7">www.andre-roman.net</font></p>

amattouch
11-30-2006, 02:48 PM
<p align="center"><a href="http://www.andre-roman.net"><font face="Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif" size="7">www.andre-roman.net</font></a></p>